PLANCHES
TABLE ANALYTIQUE
INDEX ALPHABÉTIQUE des noms...
INDEX ALPHABÉTIQUE des mots...
LES PISINES DE L ALCHIMIT
déurs d'enc forméetion scient'ique antérieure: foriuetuon demi-crmutique et demi-positive. fondée C'inetautns SU al trés9r 1entement amassé des découbemtes Neut DOCS de ie Juetiurgie. de la médecine, an inter et de séconenic domestique. Î] s’agit ue etriene, Ti prétenciit & la fois enrichir ses
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Orpé péondunt tout le moven âge, au #2. des jivstcres et des symboles, sans sortir de nt Ge d'etiinc veculte et persécutée : les savants et be ni osophces s'y mélent ct S'Y confondent avec es "21. ciné, es charlatuns ct parfois même avec ms ScéCputs, Cette histoire inériterait d'étre abordée durs tte sou étendue par les méthodes de la cri- ‘4. rc iernc. Sans entreprendre une aussi vaste rrnersne qui cxiscruit toute une vie de savant, je APTE de percer le mystère des origines . soithlhuie ct inontrer par quels liens elle se ratse à Ja fois aux procédés industricis des anciens fs.stens, aux théories spéculatives des philosophes pres et aux réveries mystiques des Alexandrins et des
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hs dique, Dans non étude, je m'appuicrai d'une part sur les tiavaux modernes concernant les métaux dans l'an-
Enfin, j'ai procédé à un examen très détaillé des manuscrits alchimiques grecs, conservés à la Bibliothèque nationale depuis le temps de François ΰ", et que M. Omont m'a communiqués avec une obligeance inépuisable. Je les ai étudiés pendant près d'une année. J’ai même pu faire venir de Venise, grâce à la libéralité du gouvernement Italien, un manuscrit grec, écrit sur parchemin, conservé dans la Bibliothèque de Saint-Marc, lequel remonte au xi° ou xn° siècle de notre ère : c'est le plus ancien manuscrit connu de cette espèce.
Plusieurs auteurs et traités contenus dans les manuscrits remontent à la même époque que les papyrus. Ces auteurs, ces traités, et même certains passages qui en sont extraits ont été cités dès le vin® siècle par les polygraphes byzantins et rappelés aussi par les Arabes. Non seulement ces manuscrits m'ont procuré des renseignements nouveaux et inédits sur les sources de l'alchimie; mais la comparaison de quelques-uns de leurs textes, avec ceux de Platon et des ‘philosophes grecs, fournit des lumières inattendues sur les théories qui guidaient les premiers alchimistes ; elle fait comprendre pourquoi ils se déclaraient eux-mêmes, dès le rv° siècle de notre ère, «les nouveaux commentateurs d’Aristote et de Platon (1) ». Le nom de philosophie chimique ne date pas de notre temps; dès ses premiers jours, la Chimie a prétendu être une philosophie de la nature.
Voici le plan du présent ouvrage, établi d’après l’ensemble des données que je viens d’énumérer.
(1) Ms. 2,327 de la Bibliothèque nationale, fo 105.
Dans le chapitre 1v nous réunirons les fémoignages historiques, c’est-à-dire les textes tirés des chroniqueurs et des autres auteurs authentiques grecs et latins, byzantins et arabes, susceptibles de contrôler les assertions des écrivains alchimiques et de fixer la date de leurs premiers travaux.
Cela fait, il conviendra d'examiner les documents que ces écrivains nous ont laissés. Ainsi le chapitre v sera consacré aux papyrus de Leide, le monument le plus ancien et le plus certain des recherches des Égyptiens relatives à la transformation des métaux.
Enfin dans le chapitre vi, je parlerai des manuscrits grecs, existant dans les bibliothèques et qui sont le fondement principal de nos connaissances sur les commencements de l’alchimie; j'exposerai les résultats de l'étude nouvelle et approfondie que j'en ai faite; je ferai l’analyse de quelques-uns des plus importants et j'en discuterai l'origine et la composition.
D'autres nous disent que ces œuvres de la nature, maudites et inutiles (1), enseignées par les anges tombés à leurs épouses, étaient l’art des poisons, des secrets des métaux et des incantations magiques (Tertullien).
Le nom du livre Chêma se retrouve en Egypte sous la forme Chemi, titre d’un traité cité dans un Papyrus de la XII° dynastie et recommandé par un scribe à son fils (2). Il est probable que le sujet en était tout différent. C'était un vieux titre, repris plus tard pour s’en autoriser, comme il estarrivé souvent dans l'antiquité.
Quoiqu'il en soit, le passage de Zosime est des plus caractéristiques. Sans en conclure, avec. les adeptes du xvnf siècle, que l’alchimie était déjà connue avant le déluge (3), il est certain qu'il nous reporte aux imaginations qui avaient cours en Orient dans les premiers siècles de l'ère chrétienne. Isis, dans son discours à son fils Horus, autre ouvrage alchimique des plus anciens, raconte également que la révélation lui fut faite par Amnael, le premier des anges et des prophètes, comme récompense de son commerce avec lui (4).
Quelques lignes étranges du chapitre v de la Genèse, probablement d’origine babylonienne, ont servi de point d'attache à ces imaginations. « Les enfants de Dieu, voyant que les filles des hommes étaient belles,
(1) Tovrnpa xat univ Doeloüvra trv duyv.
(2; MasPERo, Histoire ancienne des peuples de l'Orient, p. 125 (1875).
(3) V. Borricius dans Mancer : Bibliotheca chemica, t. I.
(4) Voir le manuscrit n° 2,327 dela Bibliothèque nationale, fol, 256. Ce passage a été traduit par Hoërer, Histoire de la chimie,t. F, p. 290, 22 édition.
males, 1. V. Tertullien en parle longuement. « Ils tra- « hirent le secret des plaisirs mondains; ils livrèrent « l'or, l'argent et leurs œuvres ; ils enseignèrent l’art « de teindre les toisons (1).» De même: « Ils découvrirent les charmes mondains, ceux de l'or, des pierres brillantes et de leurs œuvres (2). » Ailleurs Tertullien dit encore : « Ils mirent à nu les secrets des « métaux; ils firent connaître la vertu des plantes et « la force des incantations magiques, et ils décrivi- « rentces doctrines singulières qui s'étendent jusqu’à « la science des astres (3). » On voit combien l’auteur est préoccupé des mystères des métaux, c'est-à-dire de l'alchimie, et comment il l’associe avec l’art de la teinture et avec la fabrication des pierres précieuses, association qui forme la base même des vieux Traités alchimiques contemporains, retrouvés dans les papyrus et dans les manuscrits. La magie et l'astrologie, ainsi que la connaissance des vertus des plantes, remèdes et poisons, sont confondues par Tertullien avec l’art des métaux dans une même malédiction, et cette malédiction a duré pendant tout le moyen âge. Ailleurs Tertullien assimile ces anges qui ont abandonné Dieu par amour pour les femmes et révélé les arts interdits
(1) Angeli peccatores illecebras detexerunt, aurum, argentum et opera eorum tradiderunt.… vellerumque tincturas inter cætera docuerunt. De InozatriA, IX, D.
(2) Qui siquidem angeli qui et materias ejusmodi et auri dico et lapidum illustrium et opera eorum tradiderunt. DE CULTU FEMINA- RUXM, X.
(3) Siquidem et metallorum operta nudaverunt et herbarum ingenia traduxerunt et incantationum vires provulgaverunt et omnem curiositatem usque ad stellarum intervretationem designaverunt... DE cuLru FEMINARUX, I, Il, B.
14 LES ORIGINES DE L’ALCHIMIE les mathématiciens ; l’un d’eux, Pituanius, fut mis à mort et précipité du haut d’un rocher (r). Sous Claude, sous Vitellius, nouveaux sénatus-consultes (2), atroces et inutiles, ajoute Tacite. En effet, dit-il ailleurs, ce genre d'hommes qui excite des espérances trompeuses est toujours proscrit et toujours recherché (3). L'exercice de la magie et même la connaissance de cet art étaient réputés criminels et prohibés à Rome, ainsi que nous l’apprend formellement Paul, jurisconsulte du temps des Antonins (4). Paul nous fait savoir qu’il était interdit de posséder des livres magiques. Lorsqu’on les découvrait, on les brülait publiquement et on en déportait le possesseur; si ce dernier était de basse condition, on le mettait à mort. Telle était la pratique constante du droit romain (5). Or l'association de la magie, de l'astrologie et de l’alchimie, est évidente dans les passages de Tertullien cités plus haut. Cette association avait lieu particulièrement en Egypte. Les papyrus de Leide, trouvés à Thèbes, complètent et précisent ces rapprochements entre l’alchimie, l’astrologie et la magie; car ils nous montrent que les alchimistes ajoutaient à leur art, suivant l’usage des