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CHAPITRE IV

LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE LA PUISSANCE SEIGNEURIALE EN DEHORS DU FIEF. — LA PARENTÉ»

Je veux rechercher si le lien personnel, le lien familial, dont je viens de retracer l'histoire, cessa d'être la base principale des relations politiques, s'il fit place ou non dès le ixe siècle au lien fondé sur la concession d'une terre ; concession par laquelle le seigneur se serait acquitté, une fois pour toutes'et par avance , de ses obligations et dont le retrait toujours possible aurait retenu le fidèle dans le devoir.

Précédemment déjà je crois avoir fourni la preuve du rôle immense que, contrairement à l'opinion reçue, le lien personnel a joué dans la constitution de la justice aux dixième et onzième siècles1. Le moment est venu d'interroger les documents, surtout les chansons de geste, pour apprendre si un rôle analogue n'a pas continué à lui appartenir dans l'ensemble des relations sociales.

La parenté. — Si l'on veut éprouver la véritable nature des rapports féodaux, il faut se demander ce qui constitue à notre époque la force, la puissance du seigneur féodal. Seraient-ce les fiefs qu'il a concédés? Nullement. C'est sa parenté. C'est dans elle, dans le pavage ou lignage, dans une parenté nombreuse, robuste et vaillante, qu'elle réside. Le fief n'offrait, par lui-même, ni au seigneur ni au vassal

« T. I, liv. II, chap. 7-13.

sécurité suffisante. Le premier pouvait être abandonné de ses vassaux sous prétexte d'un service excessif, le second dépossédé de son vivant, son fils après sa mort, sous prétexte d'un service insuffisant. Des rapports plus fixes, plus stables, naissaient de la parenté.

Le baron est, avant tout, un chef de famille ou de clan. Il a comme alliés naturels, comme « charnels ou naturals amis1 » les autres seigneurs de sa parenté, il a sous son autorité directe ses fils et ses petits-fils*, des collatéraux, frères, neveux, parents plus éloignés8.

Une solidarité étroite unit tous les membres d'une même famille. Dans Ogier le Danois, la nombreuse parenlé d'Ogier s'interpose entre Charlemagne et lui4. Dans la chanson de Roland, tous les parents de Ganelon prennent sa défense,

1 Renaus de Montauban, p. 367, y. 24, ibidem, p. 372, v. 26 : « 11 n'est pas sans amis , maint en a natural. »

9 Dans les Usages de Barcelone le père est assimilé expressément à un seigneur, le fils à un recommandé ou un vassal lige : « Si parentes cum fîliis vei filii cum parentibus contencionem vel placitum habuerint , parentes sint judicati ut seniores , et filii velut homines manibus propriis commendati. » (Usatici Barchin., art. 126, éd. Giraud, Essai sur l'hist. du droit français, II, p. 492).

3 Orderic Vital, pour tracer le portrait d'un puissant baron, s'exprime ainsi : « Hic nimirum in sœculo miles fuerat magna? sublimitatis, hostibus terribilis et amicis fîdelis. Filios et fratres multosque nepotes in armis potentes habuit, hostibusque vicinis seu longe positis valde féroces. » (II, p. 15).

Ce qui rendit le normand Rioulf si redoutable et lui permit de se soulever, vers 935, contre Guillaume longue épée , le voici d'après Wace :

« Riulf fu vielz e cuintes e de grant parente, D*aveir e de parenz e d'humés out plente »

(Wace, Roman de Rou , éd. Andresen, I, p. 88, v. 1386-1387.)

4 Chevalerie Ogier, v. 9530 suiv., 9560 suiv., 9586, 9590 suiv., 9680, etc.

et trente d'entre eux partagent sa mort quand Pinabel est vaincu1.

Il y a quelque chose de noble et de fier en même temps que de terrible dans cette solidarité familiale. Elle se traduit avec éclat dans ces longues luttes qui sont soutenues par les familles féodales et que nos vieux poëtes épiques ont chantées sous le nom de gestes (familles).

La fortune, la vie, l'honneur sont un patrimoine commun que tous les parents doivent contribuer à défendre. C'est leur premier, leur plus impérieux devoir, celui qui l'emporte sur la fidélité due à tout seigneur étranger *, sauf peut-être au compagnon ou frère fictif3, une sorte dï hommage lige naturel1' auquel tout autre vasselage doit

« T. I, p. 242 suiv.

9 Les hommes liges de Cbarlemagne refusent de mettre à mort l'un des fils Aimon , Richard, en invoquant la parenté :

« Charles en apela le baivier Ydelon : Baiviers, dist l'empereres, tu ies mes liges hom; Vos me deves servir a X. M. compaignons,

Or me pandes Richart, le fil au viel Aymon

Ne me deves faillir, quant ce vient au besoing. — Sire, dist li Baiviers en moie foi je non. Cousin sames germain , près nos a-part enom, Jà n'aura Richars mal dont garder le puison. »

(Renaus de Montauban, p. 262, v. 16 suiv.)

Quelquefois pour ne pas rompre en visière à leur seigneur les parents recourent à un stratagème , comme Turpin pour sauver Ogier (Chevalerie Ogier, p. 388 suiv.) ou à un simulacre comme celui que les parents de Renaut pressent Roland d'employer dans sa lutte contre ce dernier :

« Si le fiere. I. seul cop por sa foi aquiter. »

(Renaus de Montauban, p. 239, v. 30.)

» Voyez infrà, p. 475-476.

4 « Mes cousins deves estre, preis nos apartenom ;

Envers trestot le monde deiissies estre o nos. »

(Ren. de Mont., p. 207, v. 8-9.)

céder1 et dont la violation constitue la pire des trahisons, la plus odieuse des forfaitures 2.

Si une atteinte est portée à la fortune d'un parent, si profitant, par exemple, de la minorité d'un enfant, le suzerain ou un rival s'empare de ses domaines, tous doivent se lever et combattre pour faire triompher le bon droit*. Ne le font-ils pas, des parents guerroient-ils dans des camps ennemis, le trouvère tirera de cette situation ses effets les plus dramatiques, précisément parce qu'elle met en conflit les sentiments les plus familiers à ses auditeurs.

Un chroniqueur de l'onzième siècle, Raoul Glaber, nous parle d'une de ces luttes à main armée, engagée entre deux familles, deux clans, pour la défense ou la revendication des biens de leurs membres, et nous apprend qu'elle a duré plus de trente ans*. Les chartes

1 « Ja est mes oncles Oedes et mes amis ,

Et si dui fil sont mi germain cousin , Ne me faudront por home qui soit vis. »

{Aubery le Bourgoing, éd. Tarbé, p. 17.)

s « S'il est de mon linage, il a vers moi forfait. »

{Ren. de Montauban, p. 384, v. 25.)

« Car je has plus le mien, s'il me fait traïson Que je ne fas. I. autre, par Deu et par son nom. »

(Ibid., p. 197, v. 22.)

3 Considérez l'ardeur, le dévouement, la ténacité avec lesquels Guerri d'Àrras prend en main, dans la chanson de Raoul de Cambrai, la cause de son neveu Raoul et de son petit-neveu Gauthier.

* « Contigit in Burgundia... valde mirum et memorabile presagium in domo cujusdam nobilis, nomine Arlebaudi... Quod etiam futurs pestis illius domûs familix fuisse indicium rei probavit eventus. Nam extiterat vir supradictus eu m uxore sua de generosis admodum parentibus : iccirco increverant ejus filiis ac nepotibus paternorum fundorum cum circumjectis vicinis non parva litigia.

« Contigit ergo nonlongo post spatio temporis , utvillam quandam Allanto cognomine... juri iliorum pervenerat; sed milites Autisiodori commanentes, ipsam eis diripiendo abstulerant ; ipsi tamen totonisu

mêmes, malgré leur habituelle sécheresse, laissent entrevoir la vivacité de l'affection mutuelle qui unit les parents, dans la vie et dans la mort. Hildebert, surnommé Payen, fonde une prébende dans l'abbaye de Saint-Vincent du Mans afin qu'un moine prie nuit et jour pour l'âme de son cousin Herluin, qui a sacrifié sa vie à son service1.

L'antique vengeance familiale n'a rien perdu de son âprelé ni de sa fonction sociale. Elle est à la fois une satisfaction sauvage de la conscience et du cœur, et une garantie de sécurité individuelle. Très souvent, la composition offerte n'est pas acceptée*; pour apaiser, pour éteindre la faide, on réclame l'application de la loi du talion,

illam sibi redintegrari parafent. Cum vero jam plures de hac altercatum annos fuisset, uoo vindemiarum die bellum inierunt in eadem villa partes utraeque:'m quo etiam bello multi ex ambabus partibus su nt interempti. Ex supradicta quoque domo inter filios et nepotes undecim ceciderunt. In processu namque temporis imminente jurgio, crescentibusque discordiis, perduravere caedes innumerœ illius familiœ, illorumque homicidia hostium usque in tricesimum et eo amplius annum.» (Rod. Glaber, H, cap. 10, D. Bouquet, X, p. 22- 23; éd. Prou, p. 48).

4 « Ego Hildebertus cognomine Paganus in quantum possum amorem quem erga Herluinum consobrinum meum habebam et servitium quod mihi exhibuerat respondere cupiens, quin etiam pro me mortem non timuit pati, quia sibi vitam corporalem nequeo reddere vitam sine fine mansuram illi cupio pro posse adquirere, etc. » (xie siècle, Cartul. Saint-Vincent du Mans, MS. p. 290-291).

* Même quand le coupable s'en remet à la famille de la victime pour le taux de la composition :

« S'ai mort ton fil , ferai toi amendage Com jugeront la gent de ton lignage, »

{Chevalerie Ogier, v. 8753-8754, p. 354.)

'< Ut mors abstergat mortem, sanguis quoque sanguem, Soleturqne necem sociorum plaga necantis. »

(Waltharius manu fortis, v. 952-953, p. 357, éd. Kdcl. du Méril , Poésies popul. latines, Paris, 1843, p. 357.)

Voyez sur ce poème infrà, p. 456, note 2

F. — Tome 11. 29

œil pour œil, dent pour dent1. Les hostilités alors éclatent entre les deux familles et souvent s'éternisent en guetapens et en meurtres, en pillages et en combats, comme de nos jours encore dans les vendetta corses.

« Le lignage des Talvas, nous dira Orderic Vital, et le clan des Giroie (Geroienses) ont été divisés par une haine sans fin *, » et il nous racontera qu'un jour l'un des Giroie invité par un Talvas à ses noces s'y rend sans méfiance r et, pris en traître, subit ces atroces mutilations où les hommes à demi barbares du xi* siècle sembleçt assouvir leur férocité8.

La faide ne prenait fin que par un véritable traité de paix négocié entre les deux familles4, où Ton stipulait, semble-t-il, au nom des vivants et des morts. Les vivants

1 C'est le pivot] autour duquel roule l'action de la chanson d'Ogier. Voyez aussi Ren. de Montauban, p. 58, v. 33 suiv. :

o Qu'il tos rende Guichart, son frère qu'il a chier, Qui vostre fil ocist à l'espée d'acier; Puis le faites ardoir u ocirre u noier, Par itant se porra de le faide apaier. »

8 « Quippe contra Geroienses pater ejus (W. Talavacius) et ipsa, omnisque illius progenies diu perdurans odium habuerunt. » (Orderic Vital, II, p. 52).

* « Hune (W. Blium Geroii) W. cognomento Talavacius... ad nuptias suas invitavit, eumque nil mali suspicantem sine reatu oculis priva vit, amputatisque genitalibus auriumque summitatibus crudéliter deturpavit. » (Ibid., p. 15).

4 Charlemagne sert de médiateur entre le lignage Aymon et le lignage Guanelon, et grâce à son entremise la paix est conclue :

Charles a apelés les pareils Guenelon ;

« Vees vous ci Renaut , le fil au viel Aymon , Et ses .II. filz aveuc, Aymonnet et Y von, Et Alart et Guichart et Richart qui est blons; Si tous prie Renaus et nous le commandons Que lor ami soies...

Et pardonnez la mort à .II. enfant Foucon

Il vous donra son or por avoir vostre amour. »

étaient réconciliés et la faide des morts était pardonnée :

E la faide de mort fan perdonar f.

C'est une question d'honneur de venger ainsi la mort ou la blessure d'un des siens2, comme de lui faire restituer les biens dont il a été dépouillé. A plus forte raison, chacun est-il solidaire de l'affront direct que subit l'un des parents ou de l'infamie qu'il a encourue. L'honneur familial brille comme un joyau qu'il ne faut à aucun prix laisser souiller ni ternir.

Quand Olivier demande à Roland de sonner de l'olifant pour rappeler Charlemagne, Roland s'y refuse de peur que ses parents en soient déshonorés :

« ... Ne placet Damne Den Que mi parent pur mei seient blasmet3. d

Et cil ont respondu : « Son avoir ne volons , Ne jamais à nul jour, ne le courroucerons. » Charles a fait la pais, si sont entrebaisié.

(Ren. de Montauban, p. 441, v. 19 suiv.)

i Girard de Roussillon, éd. Francisque Michel, p. 79. — Trad. Paul Meyer, p. 104.

s « Hœc me prœ cunctis hue respicit actio rerum ,

Nunc aut commoriar vel carum ulsciscar amicum. »

s'écrie dans le WaUharius un guerrier dont l'oncle vient d'être tué (éd. Edélestand du Méril , Poésies populaires latines antérieures au xue siècle (Paris, 1843), p. 347. (Cf. les textes de Tacite, Grégoire de Tours et Aimoin, cités en note par l'éditeur).

Renaud de Montauban , quand on emmène son frère Guichard , craint le déshonneur que sa mort pourra faire rejaillir sur lui :

Se Karles pent mon frère , jamais n'avérai onor. Je ne voldroie jà en bone cort nul jor, Au doi ne me montrassent et Normant et Breton. « Yes là Renaut le duc, le fil au viel Aymon. Karles pendi son frère au puis de Montfaucon. »

(Ren. de Montauban, p. 187, v. 23 et suiv.* s Chanson de Roland, éd. L. Gautier, v. 1062-1063.

Et celte pensée revient plusieurs fois au cours du poëme. Olivier même la reprend à son compte :

Dist Oliviers : « Vergnigne sereit grant E reprover a trestuz vos parenz :

Iceste hunte durreit à l'iur vivant1. D

Dans Girard de Viane, la reine a outragé, humilié Girard à son insu, en lui faisant baiser son pied alors qu'il croyait faire hommage à l'empereur. Un de ses neveux, Aimeri l'apprend. Il entre dans une effroyable fureur; il veut tuer la reine, il lui lance son couteau, mais elle parvient à esquiver le coup et ne tarde pas à être entourée et défendue, Aussitôt il saute à cheval et, bride abattue, court à Viane annoncer à son oncle le déshonneur qui pèse sur lui et sur les siens :

d Molt vos a fait la Roïne avillier, Nostre lignage honnir et abaissier 8. »

Nous assistons dès lors à la prise d'armes de tout un vaste lignage pour venger l'honneur commun. Girard convoque ses deux frères Mille de Pouille, Renaud de Biaulande, avec tous leurs hommes; il se rend lui-même auprès du troisième, Renier, pour requérir son aide. Les quatre frères se trouvent bientôt réunis à Viane avec une nombreuse armée3, et dès que leur père Garin de Montglane est accouru de son côté, il se tient un conseil, une cour.

1 Ibid., v. 1705 suiv.

1 Girard de Viane, p. 53.

3 Girard de Viane, p. 105.

« Quant ensamble iert la riches parentés XL. M. seront tuit adoubé. »

Cf. Chanson des Saisnes, II, p. 49-50 :

« Se je et mes lignages et mes granz parentez Estoient avec moi et cil c'ont amenez , Plus de L. M. seriens d'adobez. »

Girard qui réclame aïe1 (auxilium) doit exposer ses griefs; la résolution d'agir ne peut être prise que d'un commun accord. Avis motivés, violences de langage, au besoin même voies de fait ne manquent pas plus à cette assemblée qu'aux cours féodales proprement dites. Ce que j'y relève surtout c'est le caractère martial de ces parents qui délibèrent. Le vieux Garin fait une profession de foi où l'on entend résonner le fracas des batailles :

<t S'avois or pais par le mien esciant, Sempres seroie malaides por itant,

Mais quant oï braire ces destriers anf errans , Ces chevaliers en fors estors pesans Férir de lance et d'espée tranchant , Ce aime je plus que rien qui soit vivant7, »

Avec un tel esprit, la famille ne pouvait être qu'une fédération guerrière. Aussi son chef ne doit-il pas seulement son autorité à la naissance; il peut la devoir à sa seule valeur personnelle, à son courage, à son audace, à sa force musculaire. Guillaume d'Orange s'impose comme chef à ses frères , quoiqu'il ne soit pas l'aîné et que leur père vive encore : « Par mon chef, dit-il, fussiez-vous cent chevaliers, tous fils d'Aimeri, je serai partout votre chef : c'est moi qui vous guiderai et qui vous donnerai châteaux et villes et riches fiefs8. »

Il se forme ainsi au sein du clan des groupes naturels

1 Girard de Viane, p. 56 :

« Dites, biau frère, ferés me vosaiie?

— OU , fait-il, par Deu qui fist la nue ! »

8 Ibid., p. 58.

3 Premières armes de Guillaume (Jonckbloet, Guillaume d'Orange, t. III, p. 30). — Orderic Vital nous apprend de même que Guillaume, le second fils de Giroie , fut le chef de ses six frères : « Willermus in ordine nativitatis secundus diu vixit, omnique vita sua cunctis fratribus suis imperavit. » (t. II, p. 26).

que nous pouvons comparer au compagnonnage primitif des Germains. Les quatre fils Aymon en sont le type parfait. Ils se soutiennent, ils s'appartiennent à la vie et à la mort :

« Ànçois somes tuit frère, près nos apertenon, mult nos entr'amion * . *

Quand l'un d'eux est blessé, en apparence mortellement, par Girard de Valcormont, son adversaire s'écrie :

« Or sont descompaignié li III I fil Aymon*. »

Ils reconnaissent l'un d'entre eux pour chef. Ce n'est pas l'aîné, Alart, c'est Renaud, le plus brave. Il devient leur seigneur, leur sire :

« Vos estes noetre sire et noetre confanon 3. »

Ils s'offrent à mourir pour lui :

« N'ert mie grant damage, se nos III i moron, Et vos en ires, sire, broçant a esporon *. »

Mais le dévouement, la foi, est réciproque. Renaud répond :

« U nos i garrons tuit, u nos tuit i morron. Jà nus ne faudra l'autre, tant comme nos vivons3. »

On comprend ainsi sans peine que la famille ait pu comme encadrer la féodalité. On le comprendra mieux encore en observant les groupes qui en sont directement sortis et dont elle est restée l'élément fondamental.

1 Ren. de Montauban, p. 179-180.

8 Ibid., p. 189, v. 14.

8 Ibid., p. 180, v. 2. Ajoutez, p. 184, v. 28-29 :

« Tant com Renaus vivra , tant gariromes nos, Mais puisqu'il sera mors, jà n'en eschaperon. »

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