‹ Les origines de l'ancienne France (volume 4)Chapitre 23 sur 125 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

l'effet des guerres privées et des invasions sàrrazines, normandes et hongroises.

Pour se maintenir, l'organisation de la villa supposait ''ordre relatif qui régnait sous Charlemagne. Quand Finprieur du pays fut livré aux luttes des grands avec les ;ois et entre eux, quand les invasions du dehors étendirent leurs ravages, elle vola en éclats.

Les guerres dévastent et morcellent : chefs et soldats Dillent, saccagent, s'emparent de lambeaux de domaines1.

1 Le pillage et la conquête étaient l'objet principal des guerres eodales, la dévastation le moyen classique de réduire l'adversaire i merci. Le premier point est trop connu et trop démontré pour qu'il soit utile de le justifier à nouveau par des exemples. Quant au second, les chansons de geste mieux encore que les chartes, — ^râce à la vivacité de l'image , — en font ressortir toute l'étendue. j\ suffira de leur emprunter quelques traits :

... n'i fu esparniez ne li frans ne li ser ;

Très par mi Loheraine s'en vont tôt h travers.

Si com la rote dure est li païs desers

Le règne ardent et proent , qi de bien est covers ,

Les vilains font foïr esgarez corne cers.

(Chanson des Saisnes , I, p. 61).

En Biauvisis entrèrent li forrier,

Bialvais brisèrent dusqu'as murs du terrier,

Dusqu'à Bialmont lisent tôt graellier.

(Ogier, v. 3364 suiv.).

Tôt environ ot la terre gastie...

Les gens s'enfuient : n'osent demorer mie Lor maisons laissent et lor grant guaignerie , Molt est la terre d'environ apovrie .

(Girard de Viane . p. 82).

Il a ton raigne gasté et confondu.

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