‹ Les origines de l'ancienne FranceChapitre 142 sur 244 · Charte de S. Symphorien citée suprà · texte numérisé non relu

Charte de S. Symphorien citée suprà

891 (16 juin) : Diplôme d’Eudes pour Sainte-Colombe de Sens. « Consentiente reverentissimo comité et abbate Richardo » (H. F., IX, 457).

896 (21 décembre) : Notice d’un plaid tenu devant Richard à Courtenot (Aube) : « Ante Richardum illustrem comitem... jubente R.

duc ou comte des Bourguignons, il ne deviendra dux Burgandiæ que pour les chroniqueurs postérieurs, quand

inclyto comité ( Cartul. de Montieramey, n° 12, p. 48; d’Arbois, Histoire des ducs de Champagne, I, p. 450).

897 (46 octobre) : Diplôme d’Eudes en faveur de son fidèle Gilbert (probablement le fils de Manassès), à la prière de « Richardus illustris dilectusque nobis cornes » (Garnier, Chartes bourguignonnes inédites, p. 134).

898 : Annales de Saint-V aast (p. 358). « Richardus cornes ».

900 : Diplôme de Charles le Simple restituant des biens en Auxerrois à l’église d’Auxerre « per deprecationem dilecti carissimi nostri Richardi, venerabilis comitis » (H. F., IX, 487).

900 : Diplôme de Louis, roi de Provence, à la demande de Hugues « inclitus cornes, filius Ricardi comitis ( Chartes de Cluny, I, n° 70, p. 79; H. F., IX, 680).

901 (22 avril) : Diplôme de Charles le Simple pour Saint-Germain d’Auxerre, à la prière de Richard « venerabilis ac nobilissimus cornes sed et fidclis noster, necnon et abbas monast. S. Germ. Autissiod. » (H. F-, IX, 490).

902 (25 juillet) : Diplôme de Chai'les le Simple concédant des biens à Manassès « per deprecationem illustris comitis R. (Roserot, Diplômes carol. origin. des Archives de la Haute-Marne, Auxerre, 4894, p. 27).

907 (4 avril) : Diplôme de Charles le Simple, à la demande de Richard « cornes venerendus » (Roserot, Chartes inédites des Archives de la Haute-Marne, Auxerre, 4 898, p. 20).

915 (10 octobre) : Diplôme de Charles le Simple confirmant des biens à l’abbaye de Tournus « deprecante venerando comité R. » (H. F., IX, 523).

— Annales de Saint-Bénigne de Dijon, ad an. 899, « Richardus cornes Burgundiæ » (Migne, 141, c. 879). — Ibid., ad an. 921, « Ricard us cornes ».

— Chronique de Sainte-Colombe de Sens, ad an. 911, « Richardus et Rothbertus comités » (Duru, I, p. 204).

Cornes et Marchio. — 900 (24juin) : Diplôme de Charles le Simple en faveur de Saint-Martin d’Autun. « Per deprecationem R. illustris comitis et dilecti marchionis nostri » (H. F., IX, 485).

900 (30 juin) : Diplôme de Charles le Simple en faveur de Walon, évêque d’Autun, à la prière de « R. cornes illustris et marchio » ( Cartul . d’Autun, p. 9; H. F., IX, 486).

908 : Diplôme de Charles le Simple restituant des biens à Saint- Martin d’Autun, à la demande de « R. cornes et illustris marchio »

l’unification et la cohésion seront assez avancées pour que le caractère territorial puisse s’attacher au groupement

(Bnlliot, Essai historique sur Saint -Martin d’Autun, t. Il, p. 20, n° 8 (Autun, 1849).

Cornes et Dux. — 918 (18 mai) : Charte de Richard ordonnant Ja restitution de divers biens aux chanoines de Langres : « Ricardus cornes et dux Burgondiæ, omnibus Sanctæ Dei Ecclesiæ fîdelibus et nostris notum fieri volumus — Ego A. levita, hoc restitutionis scriptum, a domno comité et duce Richardo statutum scripsi et subscripsi » (Roserot, Chartes inédites des Archives de la Haute-Marne, p. 24- 25).

Marchio. — 901 ou 916 (5 septembre) : Notice d’un plaid devant Richard et ses fils Raoul, Hugues et Boson, « residente domino R. nobilissimo marchione » ( Cartul . d’Autun, p. 35).

921 : Flodoard (ad an. 921). « R. marchio de Burgundia obiit » (p. 5).

Dux. — Le titre de dux Burgundiæ , avec le sens évident de dux in ou de Burgundia, se rencontre, en 885, dans une formule d'immunité: Diplôme de Charles le Gros pour Saint-Marcel de Chàlon : « Nullus Burgundiæ dux, aut Cabilonensis Ecclesiæ episcopus, sive ejus urbis cornes, aut judex publicus, etc. » (H. F., IX, 337).

Je ne connais pas de chartes antérieures à 918 où la qualification de dux soit donnée à Richard, mais elle se trouve dans Yelectio de Louis de Provence (fin août 890, Capitul., éd. Krause, II, p. 377) : « Nobilium principum istius regni... consilio et fortitudine... maxime inclytissimi Richardi ducis eximiique principis fulta juvamine ».

918 : Charte de Walon, évêque d’Autun, restituant des biens à son chapitre « adhibito hortamento et auxilio Domini R. excellentissimi ducis » (dans le corps de l’acte : R. piissimi ducis) ( Cartul . d' Autun, p. 36 et suiv.; H. F., IX, 716).

919 : Charte de l’évêque d’Autun Hervé. Richard y est appelé « piissimus dux » (H. F., IX, 718).

Annales, chroniques et vies de saints. — Annales de Saint- Maurice d'Angers, ad an. 911 « per Richardum etRotbertum duces » (' Chroniques des églises d'Anjou, p. 8). — Ibid., ad an. 921. « Richardus dux obiit... ». Plus loin Raoul qualifié « dux Burgundiæ ».

— Annales de Sainte-Colombe de Sens, ad an. 921 (Duru, I, p. 204). « R. dux obiit ».

— Vie de Saint Vivent (xe siècle) (H. F., IX, 130). « Burgundionum principes, duce Richardo præeunte ».

— Dudon (éd. Lair, p. 162). <c Burgund.ionum dux Richardus » (à la phrase suivante R. cornes).

ethnique. Mais la nationalité n’en demeure pas moins l’essence du principat. Les rapports de celui-ci avec la royauté sont déterminés par là. Son chef restera placé sous la simple suprématie du rex Francoritm' , jusqu’au jour où le duché deviendra un grand fief, ainsi que nous allons le vérifier pour les successeurs de Richard. Pour Richard lui-même, il semble y avoir eu une période intermédiaire de flottement entre l’hommage personnel qu’il devait, à raison de ses possessions ou honneurs, tels que le comté d’Autun, et la simple fidélité à laquelle il était tenu comme chef de la nation bourguignonne.

Eudes se borna à lui rappeler un jour (893) le serment qu’il lui avait juré2, et après la mort d’Eudes, les

— Miracles de Saint Waldebert (fin xe siècle). « R. magno duce Burgundiæ » (SS., XV, 1174).

— Miracles de Saint Prudent (xe-xie siècles). « Egregius dux Burgundiæ , R. nomine » (H. F., IX, 156).

— Historia Francorum Seno7iensis : « R. dux Burgundiæ » (Migne, 163, c. 856-857).

— Chronique de Saint-Bénigne (xie siècle). « R. dux Burgundiæ » {Anal. Divion., p. 113).

— Livre de Montier-en- Der (xie siècle) (Mabillon, Acta SS. Bened Il, p. 846) : « Nobilissimus R. Burgundiæ dux ».

— Clarius, Chronique de Saint-Pierre-le-Vif (xne siècle) (Duru, II, p. 480). « R. dux Burgundionum ».

Princ«ps. — Flodoard, Hisl. Remens., IV, 6 (Migne, 135, c. 285) (lettre de Foulque de Reims, 893) : « R. princeps Burgundionum ». — Ibid., IV, 12 (c. 292) : « Princeps Burgundiæ R. ».

— Chronique de Sainte-Colombe de Sens, ad an. 895 (Duru, I, p. 208) : « R. princeps Burgundiæ ».

— Vita Johannis Gorziensis, c. 104 (Mabillon, Acta SS. Ben. Sæc. V, p. 401) : « Princeps Burgundionum R. ».

1 Voy. T. III, p. 132, 157 et suiv., 209 et suiv., etc.

3 Au mois d’avril 893, Foulque de Reims et Herbert de Vermandois, menant avec eux le jeune roi Charles le Simple, conduisirent leurs troupes contre Eudes, et Richard les rejoignit avec Guillaume d’Auvergne et Adémar de Poitou. Mais ils s’en retournèrent tous chez eux, Eudes leur ayant fait front et reproché la violation de leur serment de fidélité : « Mandans ut quicquid in eum deliquissent...

Page 1