‹ Les origines de l'ancienne FranceChapitre 143 sur 244 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Annales se bornent à nous dire que Richard se rendit auprès de Charles le Simple (898) et lui fît acte de fidélité1. Un diplôme royal de 901 le qualifie de fidelis noster-.

Nous n’en savons pas plus long, et jusqu’à la mort de Richard (31 août 921) il ne se rencontre, dans les documents, nulle autre trace d’un serment de fidélité ou d’une prestation d’hommage. Si les relations personnelles furent fréquentes entre le roi et le duc3, la suprématie royale et la parenté suffisent à les justifier, et, d’autre part, pour le comté même d’Autun, la suzeraineté féodale de Charles le Simple paraît s’être heurtée assez fréquemment à celle du roi de Provence, le neveu de Richard4.

emendarent, et memores essent sacramenti quod sibi juraverant » ( Annales de Saint-Vaast, ad an. 893, p. 346-347).

1 Richard et Guillaume d’Auvergne suivirent l’exemple de Robert, frère du défunt roi Eudes. Ils firent leur soumission à Charles le Simple, qui venait d’être rétabli sur le trône par les grands de la Francie : « Post hæc Rothbertus cornes, frater regis Odonis, venit ad regem, quem rex honorifice suscepit, ejusque fidelis effectus rediit ad sua. Similiter fecit et Rikardus insuper et Wilhelmus » ( Annales de Saint-Vaast, ad an. 898, p. 336).

* « Venerabilis ac nobilissimus cornes sed et fidelis noster (22 avr. 901, H. F., IX, 490).

3 Les diplômes surtout nous en fournissent toute une série :

24 et 30 juin 900 (H. F., IX, 483-486), à Verberie ;

900 (H. F., IX, 487), à Compiègne ;

décembre 900 (Flodoard, Hist. Rem. Eccl., IV, 12), à Reims ;

22 avril 901 (H. F., IX, 490), à Troyes;

23 juillet 902 (Roserot, Dipl. carol., p. 27), à Rueil ;

4 avril 907 (Roserot, Chartes inédites, p. 20), à Compiègne;

8 août 908 (Bulliot, II, p. 20), à Gondreville.

10 octobre 915 (H. F., IX, 523), au même lieu.

+ Rien n’est plus exact >que cette observation de Gingins-la- Sarra à laquelle se rallie M. Ed. Favre (Eudes, p. 161) : « Les bornes de ces deux souverainetés rivales furent longtemps disputées et restèrent indécises pendant près d’un siècle ». M. Favre ajoute : « Richard, comte d’Autun, reconnaissait la suzeraineté de son neveu sur certaines parties de son comté qui, en principe , appartenait au royaume franc de l'Ouest ». M. Poupardin ( Royaume de Provence , p. 195) objecte que cette suzeraineté n’est pas prouvée.

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