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LA CONQUÊTE ROYALE ET LA NOUVELLE DYKAST1E DUCALE

Quand Henri meurt sans enfants (15 oct. 1002), les proceres de la Bourgogne, évêques et seigneurs, revendiquent plus que jamais le droit de disposer du principat. Ils se rallient à un chef pris dans la lignée de leurs anciens ducs .

Henri avait épousé une petite-fille du duc Gilbert, Gerberge, fille d’Adélaïde et de Lambert de Dijon, devenu par son mariage comte du Chaunois1. Elle était veuve d’Adalbert, marquis d’Ivrée et roi d'Italie, dont elle avait eu un fils Otte-Guillaume, qui tint le premier rang à la cour de Bourgogne, et devint, grâce à son lignage et ses heureuses alliances, le plus puissant dynaste après le duc2. Non content de le combler de possessions et d’ « honneurs », le duc Henri l’adopta pour fils et l'institua son héritier 3.

1 Sur les controverses qui se sont agitées autour de cette généalogie, voyez l’appendice Vf, Les origines d’ Otte-Guillaume, du livre de M. Poupardin, Le royaume de Bourgogne, p. 414 et suiv. M. Poupardin a victorieusement réfuté l’ancienne opinion qui faisait de Gerberge la fille du comte de Mâcon, Liétaud II. J’y reviendrai plus loin. — Otte-Guillaume n’acquit pas ce dernier comté par héritage de sa mère, mais par son mariage avec la veuve d’Aubri II, le fils de Liétaud.

2 Sur les possessions et l’influence d’Otte-Guillaume : Pfister, Robert le Pieux, p. 254 et suiv.; Poupardin, Bourgogne, p. 222 et suiv.

3 « Dédit cornes Otto Sancto Benigno potestatem Vivariensis ville, pro anima Hinrici Ducis, qui eum loco filii adoptavit , et genitricis

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