‹ Les origines de l'ancienne FranceChapitre 210 sur 244 · CHAPITRE IH · texte numérisé non relu

CHAPITRE IH

Figurons-nous la situation des grands principats d’Aquitaine au moment de la mort de Guillaume le Pieux, laquelle arriva au plus tôt le 6 juillet 918.

Le comte de Poitiers Ébles Manzer, son parent, qui partageait avec lui, — qu’il en prît ou non le titre — le ducatas de F Aquitaine, était dans toute sa puissance, tandis que le comte de Toulouse Eudes venait de disparaître, après avoir, de son vivant, transmis le comté et marquisat à son fils Raimond II % certainement hors d’état de rivaliser avec la maison d’Auvergne.

Celle-ci était représentée par le neveu de Guillaume le Pieux, qui dès 910, signe avec son oncle l’acte de fonda-

1 La preuve s’en tire d’un plaid international tenu à Alzonne par l’évêque de Toulouse, le 16 juin 918, avec l’assistance d’un représentant du comte : « Cum in Dei nomine resideret Aridemandus episcopus sedis Tolosæ civitatis, cum viro venerabili Bernardo, qui est missus advocatus Raymondo comité Tolosæ civitatis et marchio, per consensu comité genitore suo , una cum abbatibus, presbyteris, judices, scaphinos, et regimburgos, tam Gotos quam Romanos seu etiam Salicos, qui jussis causam audire dirimere et legibus definii'e... sive et in præsentia... plurimorum bonorum hominum, qui cum eos residebant in mallo publico, in Castro Ausona, etc. ( Histoire du Languedoc, V, n° 43, c. 137 et suiv.). J’ai appelé ce plaid international parce que le litige s’agitait entre le vicaire d’Alzonne dont la seigneurie relevait de l’évêque et du comte de Toulouse, et l’abbaye de Montolieu qui dépendait de l’évêque et du comte de Carcassonne. Point très important pour nous, on le verra.

F. — Tome IV.

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