‹ Les origines de l'ancienne FranceChapitre 222 sur 244 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

princes que la qualité de duc n’a été acquise que par le second, et que Guillaume Tête d’Etoupe n’a pas osé encore ou n’a osé que très timidement le prendre. Je ne puis partager cette impression. A supposer exact que le titre de comte fût usuel pour Guillaume III et le titre de duc pour son fils, nous avons eu d'abondantes preuves, et notamment par l’exemple de Guillaume le Pieux1, de l’équivalence des deux titres. Et si nous regardons de plus près à la titulature des princes en question, nous constatons combien est Iréquente encore la simple qualification de comte pour Guillaume IV et avec quel éclat spécial le titre de duc est déjà pris par Guillaume Tète d’ Étoupe 2.

1 Suprà, p. 507-509. S’étonnera-t-on qu’Ébles n’ait pris que le titre de cornes quand on voit Guillaume le Pieux qualifié de ce titre, coitime maître de l’Aquitaine et de la Gothie. Vie de Saint-Odilon de Cluny par son disciple Jean : « Guillelmum robustissimum comitem, qui eo tempore Aquitaniam, Guthiamque jure suo tenebat >» (Mabillon, Acta SS. Bened., Sæc. V, p. 152).

2 Le contraste qui paraît ressortir de la titulature de Guillaume III avec celle de son successeur, telles que M. Lot les oppose (p. 59-60, p. 65-66), est beaucoup plus apparent que réel. Il y a une illusion d’optique qu’il faut dissiper.

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