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LA THÉORIE NORMANDE EN ACCORD AVEC LA RÉALITÉ HISTORIQUE

La conclusion à laquelle nous ont conduit les faits, étudiés en eux-mêmes d’après les sources originales, estelle contredite théoriquement par les contemporains, de manière qu’il y aurait eu un état de droit dissemblable de l’état de fait, ? Nous avons vu l’inverse dans Dudon et nul chroniqueur du xe ou du xi® siècle, soit normand, soit franc, n’a prétendu ou avancé que la Normandie relevât f endettement de la France. Bien plus tard encore, en pleine féodalité, et par une tradition déformée, la doctrine a survécu que le duc de Normandie n’avait jamais dû que l’hommage en marche l *, ou l’hommage par parage*. Les écrivains plus anciens ont été d’une exactitude beaucoup plus rigoureuse, et il n’est pas de condamnation plus décisive de la thèse du grand fief que le témoignage de Robert de Torigny. M. Ferdinand Lot n’a pu l’écarter que par une pétition de principes, en supposant démontré par luimême ce qui est en question. « Cette théorie, dit-il, est contraire à tout ce que nous avons vu dans ce chapitre » 3. S’il ne s’agissait que de la théorie d’un écrivain normand de date récente, passe encore, mais ce n’est pas, on le

1 Voy. sur cet hommage Lot, p. 228 et suiv., qui a raison de dire ici

que le lait a été à tort érigé en droit.

3 Par exemple la chronique de Normandie, H. F., XI, P- 343, note. 3 Fidèles ou vassaux, p. 231.

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