Movent mox horrida bella
Et custode novo rura replere parant.
Lancea pro censu... »
(Ermoldus Nigellus, lit, v. 21 et suiv. ; H. F. VI, p. 38).
3 Procope, Histoires, t. [f, IV, 20 : « Telle est chez les Brillons
tonnèrent en Armor, comme elles avaient été distribuées en Grande-Bretagne .
Du vi° au ixe siècle, ces peuplades luttèrent sans trêve contre les Francs. Le foyer principal de la lutte martiale, de la résistance ou de la révolte fut entre l’Elléet Vannes. C’est là que s’était établi le chef breton Chanao (Conan), qui soutint le prince franc Chramne contre son père Clotaire *, là que son neveu Warocb fonda l’Etat breton de Bro Waroch (Bro-Erech). Si Waroch consent à payer un tribut à Chilpéric, c’est pour Vannes dont il s’est emparé. Son territoire lui sert de base d’opérations pour ravager le pays de Nantes et de Rennes, dont il emmènera les habitants en captivité. La haine s’entretient et s’avive par ces excès, entre la Bretagne celtique d’une part, le Vannetais oriental, Nantes et Rennes, de l’autre. Elle se traduit par un refoulement et un asservissement de la population gallo-franque. Ce n’est qu’une soumission purement nominale que parfois un chef breton consent à porter à la cour du roi des Francs.
Mais voici que subitement, au xe siècle, la situation change : l’équilibre tend à se rétablir entre les deux régions, leur fusion se prépare. La grande invasion des Normands de la Loire disperse à travers la Gaule les chefs bretons et fait le vide partiel sur leurs territoires, en même
la surabondance de la population que chaque année, en grand nombre, ils émigrent avec femmes et enfants et passent dans le pays des Francs, et ceux-ci assignent à ces nouveaux venus, pour y habiter, la partie de leur territoire qui semble trop déserte » ( Extraits des auteurs grecs concernant les Gaules, Cougny, t. V, p. 393).
« Nam telluris egens
Arva cai^it prorsus atque tributa parat.
Tempore namque illo hoc rus quoque Gallus habebat Sed quia baptismi fuerat hic tinctus olivo Mox spatiare licet et colere arva simul »
(Ermoldus Nigellus, III, v. 15 et suiv.).
1 Grégoire de Tours, IV, 13; éd. Omont-Poupardin (Paris, 1913),
F. — Tome JV.