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Christ. En tous cas, nous apprenons de lui que «le christianisme n'est devenu ce qu'il est dans sa signification universelle et historique que par l'apôtre Paul; c'est un fait historique élevé au-dessus du doute.» Quant à Jésus luimême, il faudrait, pour que nous en comprissions l'importance , que l’auteur nous montrât d’où Paul tirait ces principes nouveaux; s’il était en quelque rapport avec Jésus; si ces judaïsants, qui ont été ses disciples, ont été réellement infidèles à sa doctrine; a-t-il enseigné quelque chose de nouveau ? Baur nous répond! : «Qu’apporte le christianisme de neuf? rien.» Quelle est, se demande-t-il, la base réelle de sa signification dans l'histoire du monde? et au lieu de répondre clairement, il se borne à émettre cette vérité fort vulgaire que «si l’idée la plus nationale du Judaïsme, l'idée messianique, n'avait été tellement identifiée avec la personne de Jésus, que l'on voyait en lui le Messie apparu, la foi en lui n'aurait jamais pu devenir dans l'histoire du monde un levier si puissant». Et c’est là tout sur ce que Jésus a apporté et sur ce qu'il a été, et cela dans une histoire des origines du christianisme! Strauss est un critique : il ne fait que détruire ; mais Baur veut êlre positif, historien, conservateur. Or, je lui demande ce qu'est Jésus-Christ dans l'histoire ; en quai, s'il est fondateur du christianisme, il mérite ce titre; ce qu'il apporte de neuf; ce que ses successeurs ont reçu de lui, — et je ne reçois pas de réponse.
Mais plus tard, dans un ouvrage posthume”, Baur vient nous dire que la doctrine de Jésus est nouvelle (et, en effet, plus Baur se détachait de la terminologie hégélienne, plus