Ibid., p
Neutestamentliche Theologie, p. 45 et suir,
AN il se rapprochait de la personne de Christ). «Elle se distingue en principe de ce qui la précède.» Mais en quoi s’en distüingue-t-elle ? par l’antithèse entre la moralité de l'intention et le mosaïsme. La pureté de l'intention est la mesure de l’action ; et, sous ce rapport, la doctrine de Jésus est moins religion que morale, l'élément religieux en est la Steaoouvn, et à cette doctrine se rattache celle du royaume de Dieu», toujours représenté comme une communauté éthique et religieuse. « Jésus se dit Messie dans un sens moral, et fils de l’homme comme homme et rien qu'homme — cui nihil humani alienum — fils de Dieu , car l’idée de Dieu comme père est le centre de sa doctrine, comme expression de la moralité. Eh bien, je le demande, est-ce là le Christ historique ? La moralité de l'intention, la justice, en un mot, une morale : voilà la religion de Jésus-Christ. Naturellement, pour Baur, Jésus, dans sa doctrine sur sa personne, ne se considère que comme prédicateur et porteur de cette doctrine. Planck le dit très-clairement': Ce qui fait limportance de Jésus dans les synoptiques, c’est la àtxatocuvn qu'il annonce et dans laquelle il apporte la réconciliation, mais en plaçant celte réconciliation dans son annonce même et non dans sa propre personne.» Baur dit-il autre chose quand il loue? l’évangile de Matthieu de montrer «la personne de Jésus s’effaçant devant le caractère universel qu’il représente (gegen das Allgemeine der Sache), devant le prncipe exprimé dans l’accomplissement de la loi en lui», en quoi il se trouve avec le quatrième évangile dans le contraste le plus absolu. L’accomplissement de la loi, c’est la ôtxarooûvn qui supprime la loi et la maintient, «qui embrasse à la fois l’objectivité de l’accomplissement parfait (vollendet)