Jahrb
2, Kan. Evv., p. 614.
OUR de la loi et la possibilité subjective de l'accomplir par le pur abandon de l'homme à Dieu comme à son père; et cette paternité de Dieu, c’est le contenu essentiel de la conscience de Jésus.» Ces mots que nous venons de transcrire, C’est tout ce que nous trouvons dans un ouvrage Capital sur les évangiles qui, partant de ce que Jésus n’a pas été, c’est-à-dire du Jésus de saint Jean, remonte d’évangile en évangile, de la fable à la vérité; et le lecteur arrive au bout du livre sans en avoir appris davantage sur le véritable Jésus.
5) Le Christ idéal.
Nous en savons assez maintenant pour bien penser que ce n’est pas dans la vie et la mort de Jésus, dans sa résurreclion en elles-mêmes, objectivement, qu’il faut trouver l'importance de la personne de Jésus; mais Baur va nous dire’ comment il considère ces événements : «Toute leur valeur repose dans l'effet produit, dans la foi qu'ils engendrent.» La mort de Jésus est la crise de la foi encore matérielle : ou bien elle échouera devant cette mort, ou bien cette foi sera assez forte pour briser les entraves de la mort el pénétrer de la mort à la vie. Les disciples ont cru à la résurrection, cela nous suffit. Ce qu’est la résurrection en elle-même, est en dehors du domaine de l’histoire, Ce qui est pour l’histoire la prémisse nécessaire de tout ce qui suit, ce n’est pas tant le fait de la résurrection de Jésus que la foi en cette résurrection. Hegel parlait de même : la question n’est pas de savoir si le Christ a été en soi l’homme- Dieu , mais qu'il l’est devenu par la foi. Et Baur, au commencement de sa carrière, ne- pouvait mieux caractériser les résultats postérieurs de sa critique et les conséquences de sa philosophie, qu'en résumant ainsi la pensée du philo-
1, Trois premiers siècles, p. 39.