Jahrb. 1850, I. Il
ne = en font foi, et les Clémentines sont la première lecture de Baur et celle qui domine toute sa conception: il y a donc là un contraste : «il faut bien croire (man sollte glauben), dit-il‘, qu’un tel contraste aura dû être ramené à l'unité (hätte vermittelt und ausgeglichen werden müssen), si l'on veut avoir un véritable développement historique. Le voilà, le re&toy betdos de l’école de Tubingue. Baur s’est nourri de la lecture des Homélies ; il y a vu un antagonisme entre deux partis dans l’Église, la mémoire de Paul poursuivie, le magicien Simon son type, honni par des hommes qui se réclament des premiers apôtres, en même temps, éclairé par ce fait, il retrouve la descendance presque légitime de Paul dans les gnostiques du deuxième siècle, dans Marcion ; là est son point de départ, au deuxième siècle; et partant de là, faisant cette remarque qu’il trouve fort simple qu'un conflit doit avoir une origine, il transporte tout d’une pièce l’état de choses du deuxième siècle, l’antagonisme des deux partis, dans l’âge apostolique. Maintenant il est maître de l'histoire, xal yñv xuwvow, car du moment qu’il y a eu contraste, «il ne s’agit plus que de savoir par quels moyens il a pu être concilié”,» car il a dû l’être*, et dès lors il s’agit à tout prix de retrouver cette conciliation, ou mieux elle se retrouve d'elle-même; et égaré par son intellectualisme exclusif, rendu aveugle par cette donnée de l’état des partis au second siècle, pour tout ce qui ne concorde pas avec elle, Baur ne voit plus dans l'Église que ce combat du