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que désigne Hegel, ce n’est pas seulement Jacobi et sa médiation immanente (cogilo, ergo sum), c’est, dans Schelling, limmédiateté de l'intuition intellectuelle, dans Schleiermacher, limmédiateté du sentiment. Il leur oppose la pensée adéquate à son objet, la connaissance intelligente ou le savoir absolu. s
Ainsi, pour le penseur qui est au faîte de ce développement, l'esprit connaît l’absolu, parce qu’il se connaît luimême ; il ne sait plus qu'une chose, c’est qu'il est tout et que tout est lui (ch = Ich), qu'il n’y à rien en dehors de lui. «Rien n’est su qui ne soit dans expérience, et l’expérience est ceci, que son objet (c’est-à-dire l’histoire ou l’esprit considéré comme objet, en soi) est substance et objet de la conscience.»
Ainsi l’histoire est (le devenir qui se fait connaître (sich vermillell) sciemment, l'esprit aliéné au profit du temps; mais cette aliénation, comme dit Hegel, est aussi bien l’ahénalion de l'histoire même (c’est-à-dire que, si l'esprit s’est donné à quelque chose, savoir à l'histoire, il n’est déjà plus lui-même, et l’histoire n’est plus qu’une représentation imparfaite des lois de l'esprit); mais la négation de cette identité des lois de Pesprit et de l’histoire est la négation d'elle-même (c’est-à-dire: pour qui reconnaît cette différence, elle n’existe déjà plus); et le souvenir (Er-innerung) est l'appropriation du passé, c’est ce qu'il y a de plus intime dans la substance, c'en est la forme la plus élevée ». Que signifie tout ceci, sinon que l'historien doit corriger Phistoire, s’il veut y retrouver les lois de l'esprit, et que dire du détail vulgaire des faits, dans une histoire vue de si haut? Ce que l'esprit est et ce qu’il fait, ce n’est pas de l’histoire. L'histoire empirique est au-dessous de son rôle, le fait disparaît dans l’idée, il n'y a de vraiment réel que ce qui est pénétré de son idée, que le raisonnable: et du même