‹ Les origines de l'édifice hypostyle en Grèce, en Orient et chez les romainsChapitre 123 sur 218 · Bourguet, dans le Dict. d. Antiquités, s. v. Lesché · texte numérisé non relu

Bourguet, dans le Dict. d. Antiquités, s. v. Lesché

5. ^//len. J/t7/ei/.,i892,p. gi ; 1890,111. l\ -fJndeich, Topogr.d. St. Athen, p. 260.

6. Bull. corr. hell., 1896, p. 635 et suiv. ; Arch. Anzeig., 1890, col. do et suiv. La définition de la lesché rapportée par le scholiaste d'Hésiode convient encore au bâtiment de Delphes et contredit formellement l'hypothèse de M. Lange (N£07tto>.îu.oç èv Toi Tiip\ yAwçrrtbv çr,ai \ia'/rr{i îivat ovofjia aOXr,; iv yj TiOp £<7Ti). Rien de commun entre une pareille installation et une salle à trois vaisseaux.

LA DESCEXDANCE DU MÉGARON I gS

Au nombre des monuments publics qui pouvaient être du type à trois vaisseaux, M. K. Lange cite encore les prytanées i. Du fait que dans les cités grecques la prytanie est à certains égards l'héritière de l'ancienne royauté, il veut conclure que le prytanée reproduisait le plan du mégaron. On pouvait s'attendre à ce que les découvertes vinssent démentir cette hypothèse. Elles ont montré qu'il n'y avait point de type arrêté et traditionnel pour cette catégorie d'édifices. Les prytanées de Délos2, de Lato 3, de Priène^ n'ont de commun qu'un seul trait : c'est qu'ils ressemblent beaucoup moins à des monuments publics qu'à des habitations. Les pièces en sont peu spacieuses ; aucune d'entre elles ne se pourrait comparer, ni pour les dimensions ni pour l'ordonnance, à la salle principale du palais mycénien. Le prytanée n'était, à l'ordinaire, qu'une sorte d'auberge officielle où la cité avait son foyer et recevait ses hôtes. Il ne contenait, en somme, rien de plus qu'une habitation privée : des chambres, une salle à manger, un autel pour le culte d'Hestia. Ajoutons que, parmi les maisons dont on connaît aujourd'hui les ruines, beaucoup sont d'une architecture plus riche et plus soignée que les prytanées de Délos et de Priène.

C'est de ces maisons grecques qu'il nous reste à parler pour avoir signalé toutes les applications auxquelles se prête le type de la salle oblongue à front étroit.

VIll. La maison à mégaron de Priène.

Le nombre des ruines déblayées et étudiées ne permet pas encore d'écrire une histoire suivie de l'habitation grecque. Les monuments vraiment significatifs jalonnent à de trop grands intervalles la longue route que cette histoire aurait à suivre depuis l'archaïsme jusqu'aux temps hellénistiques. Mais c'est un fait assez frappant qu'aux diverses époques où, soit par le hasard des découvertes, soit par un témoignage écrit, nous trouvons quelque renseignement sur la maison, elle se montre à nous, je ne dis pas toujours, mais très souvent, pareille à son ancêtre le mégaron. On verra plus loin d'où vient que

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