‹ Les origines de l'édifice hypostyle en Grèce, en Orient et chez les romainsChapitre 148 sur 218 · I. Xen., Œcon., IX, A · texte numérisé non relu

I. Xen., Œcon., IX, A

3. A. Milchhôfer, texte explicatif des Karten von Attika, de Curtius-Kaupert, Berlin, 1881, I, p. 56, fig. 7.

3. Aristoph., Lysisir., v. 889; Hauser, dans Jahreshefte, 1909, p. 96, fig. 53; Lechat, dans Rev. études anc, 1910, p. 12 et suiv.

LA GRÈCE HELLÉNISTIQLE 245

modèle des habitations les plus riches et de tous les édifices ayant un caractère monumental. Il est possible que, dès le v^ siècle, le goût de l'exotisme en même temps que la recherche de la commodité aient introduit en pays grec le type oriental de la maison à péristyle. Mais l'absence de tout témoignage positif nous oblige bien d'ajouter que ce fut à titre exceptionnel ^

Tout compte fait, je ne trouve en Grèce que trois exemples d'une cour périptère antérieurs à l'âge hellénistique. Encore les bâtiments dont il s'agit n'ont-ils rien de commun avec des habitations. C'est d'abord l'édifice, voisin de l'Héraion d'Argos, que M. Waldstein appelle le Westbuilding, sorte de portique à deux étages refermé sur lui-même autour d'une petite cour carrées. Il y a quelques points d'interrogation à mettre devant les dessins restitués des archéologues américains. La date du vi^ siècle paraît pourtant attestée, comme aussi la présence d'une colonnade autour de l'hypèthre central. Les deux autres ruines ne remontent qu'au v^ siècle; ce sont la Lesché des Knidiens, à Delphes 3, et un monument de Délos voisin de l'Artémision ^.

La Lesché se compose d'un simple auvent posant d'un côté sur le mur d'un enclos rectangulaire et au centre sur huit piliers. Ce plan extrêmement simple demeure pourtant une anomalie dans l'architecture proprement hellénique. Non moins singulier dans un autre genre est l'édifice délien, qu'on a parfois identifié avec le Porinos oikos mentionné dans les comptes des hiéropes. Il comprend une cour exactement carrée, flanquée à droite et à gauche par deux grandes salles de même forme. Autour de la cour circule un péristyle de dix colonnes^ réparties à raison de quatre sur chaque pan ; dans chacune des deux salles, la toiture était supportée par quatre colonnes intérieures, elles-mêmes disposées sur plan carré.

1. Je suis frappé de ce fait que, dans les reliefs pittoresques hellénistiques, les constructions représentées ont toujours un toit à deux pentes, même quand ce sont de simples maisonnettes ou des masures (cf. Arndt-Amelung, Einzelaufn., 1697, relief de Madrid; Springer-Michaelis, p. 378, fig. 679; Amelung, Vatic. Mus., pi. 82, n. 078; les tables iliaques du Capitole, S. Reinach, Rcpert. d. reliefs, I, p. 286, etc., etc.). Dans le célèbre relief d'Ikarios, (Springer- Michaelis, p. 38i, fig. 690), on voit comme à Priène, au centre de la maison, un bâtiment à comble pointu qui domine tout le reste du logis. En revanche, je ne connais pas un seul relief pittoresque où soit figurée une bâtisse à toit plat.

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