Thera, I, p. 2o
!\. Olympia, Bauwerke, II, 2, p. 120 et suiv. (Grâf); pi. 78, 77; Dict. d. Antiquités, Ibid., p. 1698.
5. Athen. Milteil., 190/i, p, 118 et suiv., pi. VIll; 1907, p, 190 et suiv., pi. XXVllI; Schneider, /6trf., p. ii4 et suiv. ; édifice plusieurs fois remanie depuis l'époque hellénistique jusqu'au second siècle ap. J.-C.
0. Pricnc, p. 265 et suiv.; 278 et suiv., pi. XX; Schneider, Ibid., p. 108 et suiv.; le gymnase du bas peut avoir été fondé dans la première moitié du ,ii* siècle, celui du haut dans la seconde.
7. VVicgand, 6fi. Bericht iiber Ausgrab. in Milct, pi. IV, p. 10 et suiv.; milieu du ii* siècle.
35o l'édifice hypostyle
ap. J.-C, la théorie, non pas l'histoire de l'architecture, on y lira que l'agora grecque est un espace rectangulaire entouré d'une colonnade I. Cette définition un peu sommaire se corrige par certains textes de Pausanias^. Vitruve nous fait seulement savoir quel est en Grèce, de son temps, l'aspect des plus belles places publiques. Pausanias, plus précis, mentionne des agoras de deux types divers. 11 appelle ioniennes celles auxquelles s'applique la définition de Vitruve, et il leur oppose les agoras selon l'ancienne mode, qui ne sont point encloses d'un portique continu. Au second siècle de notre ère, les grandes stoas à quatre faces, entourant les places publiques, bien que déjà nombreuses dans les cités de la Grèce propre, étaient encore considérées comme un modèle d'architecture étranger. Le nom d'ioniennes, que leur donnaient les Grecs, n'atteste pas qu'on en eût inventé le type en lonie, mais seulement qu'il était connu dans la Grèce orientale avant qu'on l'adoptât de l'autre côté de l'Archipel. La mode nouvelle se propageait de l'Est à l'Ouest; autrement dit elle venait d'Orient.
Quant à l'époque où elle s'introduit en Grèce, c'est par l'examen et le classement chronologique des cas particuliers que nous la pouvons déterminer. Sur les agoras, non plus que dans les palestres et les gymnases, non plus que dans les habitations privées, le péristyle continu ne se montre pas avant le m* siècle. Au v% le grand marché d'Athènes s'entoure peu à peu de somptueux portiques, mais que séparent de larges voies et qu'on ne songe pas à bâtir d'après un modèle uniforme. La vieille agora d'Élis, décrite en détail par Pausanias •'^, n'avait pas dans son plan plus de symétrie et d'unité. Celle de Mégalopolis, bien que dessinée d'un seul coup au iv' siècle, pour une ville neuve, ne répond pas mieux à la définition donnée par Vitruve^. De même celle de Messène, autant qu'on en peut juger pour le moment d'après les vestiges qui émergent du sol moderne. Quand Platon, dans les Lois, trace le plan d'une ville idéale, belle et régulière entre toutes 5, il nous décrit encore une agora du type ancien, entourée non point d'une seule et longue colonnade, mais des temples et des principaux édifices de la cité.