‹ Les origines de l'édifice hypostyle en Grèce, en Orient et chez les romainsChapitre 36 sur 218 · XIII · texte numérisé non relu

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3. Od., X\II, a.'ig. Déjà signalé par K. Lnnge, Haus u. Halle, p. '19.

n'insisterai pas sur ces arguments, car ils ne sont pas sans réplique. Les partisans de la terrasse opposeront aux textes précités le récit de la mort d'Elpénor, qui se rompt le cou en tombant du haut du palais de Circé, sur le toit duquel il vient de passer la nuiti. Ils observeront aussi que la maison homérique ne dort pas être confondue avec la maison mycénienne. Elle peut représenter, dans l'évolution de l'architecture grecque, une époque passablement plus récente et un type de logis quelque peu diflérent. On distingue sans peine dans la civilisation homérique des éléments doriens. Les textes invoqués par Von Reber pourraient par suite tourner à l'avantage de ceux qui attribuent aux Doriens l'importation en Grèce du toit déversé. Le palais de Circé serait un édifice de souche mycénienne; la maison dont se FiG. 22. souvient le poète dans sa comparaison des lutteurs Maison serait un bâtiment d'un type plus récent, couronné figurée ^'^j^ comble dorien.

. , ... Mais cette thèse a contre elle le témoignage des

mycénienne, monuments figurés, beaucoup plus rigoureux en l'occasion que celui des textes. Von Reber signalait déjà une intaille mycénienne où se distingue très nettement l'image d'un édifice à pignon (fîg. 22)^. Il aurait pu citer aussi le motif décoratif qui surmonte toujours l'entrée des tombes à coupoles. Au-dessus de la porte, dans toutes les tholoi souterraines, est ménagée une sorte d'imposte triangulaire 3. Elle ne restait pas ouverte et ne servait donc pas à éclairer l'intérieur de l'édifice; on la remplissait au moyen de dalles posées sur chant. Elle a pu jouer quelquefois, comme on l'a remarqué, le rôle d'une voûte en décharge ; mais telle n'est pas toujours sa raison d'être. Dans la façade des grandes tombes, le linteau, sur lequel ne portent point les assises de la coupole, n'a qu'un faible poids à soutenir et se passait facilement d'une décharge. Cette baie triangulaire, d'un emploi constant dans tous les portails mycéniens conservés en élévation, ressemble trop à un fronton pour que l'analogie soit le fait du hasard. L'entrée de la tholos nous représente, comme en basrelief, la façade d'un édifice couronné d'un toit à double pente.

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