‹ Les origines de l'édifice hypostyle en Grèce, en Orient et chez les romainsChapitre 61 sur 218 · I. Muchau, /6frf., p. i · texte numérisé non relu

I. Muchau, /6frf., p. i

sur pilotis ? Ce que le naos in antis emprunte à la palafitte, c'est, pour M. Muchau, son portique à colonnes de bois, ce porche reposant sur des pieux, qui protégeait déjà l'entrée de la caverne et qui devient le prostyle du mégaron et du temple. Hormis la présence de pieux plantés dans le sol, je ne vois rien de commun entre cette installation, qui ne supporte qu'un auvent, et la maison lacustre sur pilotis. M. Muchau est libre d'appeler du même nom de pfahlbaii ces deux ouvrages. Mais toute construction en bois ne pourrait- elle pas être ainsi qualifiée, avec autant^ c'est-à-dire avec aussi peu de raison? En tout cas nous sommes loin de la palafitte telle que l'entend M. Sarasin et l'accord n'est qu'apparent entre les deux théories. Avec la seconde on en revient simplement à dire que le modèle du mégaron ou du temple doit être cherché dans une bâtisse en bois, ayant pour colonnes des troncs d'arbres plantés en terre. 11 n'était pas besoin pour aboutir à cette conclusion incontestable de rappeler les textes, d'ailleurs rares, qui mentionnent des villages lacustres en pays grec». Tous les primitifs, ceux-là mêmes qui n'ont jamais habité des maisons lacustres ou des maisons terrestres sur plancher surélevé, ont appris un jour ou l'autre à bâtir ce que M. Muchau appelle un pfahlbau, c'est-à-dire à enfoncer des pieux dans le sol pour leur faire porter un lit de planches.

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