‹ Les origines de l'édifice hypostyle en Grèce, en Orient et chez les romainsChapitre 62 sur 218 · VIII. La cella archaïque avec ou sans péristasis · texte numérisé non relu

VIII. La cella archaïque avec ou sans péristasis

Si l'on ne considère que le tracé des murs, et non la colonnade intérieure, la cella du temple archaïque comporte les variétés suivantes. Ce sont, on va le voir, à l'exception d'une seule, les mêmes que pour le mégaron.

1° Cella sans prodomos et sans divisions intérieures, sans colonnes sur le front. Telle est celle du temple de Néandria

1. Muchau, Ibid., p. 10; p. i/i; p. 1G9 etsuiv. — M. Muchau seml)le admet- Ire (p. 1^8 et suiv.) que l'habitation sur pilotis n'a pas été moins commune à l'époque néolithique que le troglodytisme pendant la période précédente. C'est une opinion difficilement acceptable. La caverne est le seul abri possible pour toute race encore ignorante de la construction. La palafitte au contraire n'est qu'une espèce de maison fortifiée, parmi beaucoup d'autres. Certaines races y avaient recours, quand d'autres s'en pouvaient passer. Le plancher qui la surélè\c est un moyen de défense assez précaire, en tout cas bien inférieur à une bonne muraille. Partout où l'on pouvait construire un solide enclos de terre, de pierre ou de brique, la palafitte n'avait plus sa raison d'être.

(fig. 29). Le même plan se montrait déjà, avec la même colonnade médiane intérieure, dans un mégaron de l'âge du bronze à Sesklo (Jig. i5).

2^ Gella simple, avec prodomos in antis. C'est la forme normale du mégaron dorien, la forme de la maison de Thétis sur

FiG. 3i.

Gellas prolongées par un adyton, imitant le mégaron prolongé par un thalamos.

Page 1