Ermann, Aegyptische Grammatik, p. 217 et suiv
2. Ermann, Aegypt. Glossar, p. io5, p. 26; Alaspero, Hist. anc. d. peuples de l'Orient, I., p. 53, n. 4.
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tombaient jusqu'à terre, et qu'on recouvrait de clayonnage, puis de limon.
Cette forme d'abri, comme partout ailleurs, a mis des siècles à disparaître. Nous en retrouvons l'image, là où nous savons maintenant qu'il la faut chercher : dans l'architecture funéraire. Plusieurs tombeaux du moyen empire ont pour chambre sépulcrale une coupole à encorbellement, de forme ogivale ou hémisphérique (fig. 39). A l'extérieur, le dôme se dissimule sous une pyramide aiguë à quatre faces; parfois, plusieurs chambres
FiG. 39.
Tombe d'Abydos. Coupe.
voûtées se superposent à l'intérieur du monument ^ Le rapport historique de la hutte primitive avec la tombe en coupole est en Grèce un fait évident. Rien n'autorise à croire qu'en Egypte le même type de sépulture n'ait pas été tiré du même type d'habitation.
Une image, plus fidèle encore, de la cabane ronde s'est aussi conservée dans certaines constructions légères, dont le sol ne pouvait garder la trace, mais que les peintres de fresques ont souvent représentées 2 . Ce sont des greniers ou des entrepôts établis dans le voisinage des palais et des maisons. Pour laisser un témoignage des richesses amassées par le mort et de l'aisance où il avait vécu, on figurait souvent sur les murs de la tombe des files de ces bâtiments et l'on montrait des troupes d'esclaves occupés à y entasser les récoltes. Les greniers en forme de coupoles s'élèvent dans les peintures aussi haut que le premier
1. Mariette, Abydos, II, pi. 66 et suiv.; Perrot-Ghipiez, I, p. 260, fig. 161, i63; Springer-Michaelis, p. 28, fig. 70 (petite pyramide d'Abydos); Giioisy, L'art de bâtir chez les Égyptiens, p. /jg et suiv,
2. Maspero, Ibid., p. 3i5; Perrot-Ghipiez, I, p. Z,88, fig-. 281; Ermann, Aegypten u. àgypt. Leben, p. 676.
i32 l'édifice h\post\le
étage des maisons avoisinantes. On y pénètre par une large ouverture, percée à mi-hauteur de la paroi. A en juger par leurs dimensions déjà notables, ce n'étaient plus de simples huttes avec ossature de bois, mais des constructions plus massives, en briques séchées au soleil.
Au reste, il n'y a rien de nouveau pour nous, rien de spécialement égyptien, dans ces diverses applications du système curviligne. A ce stade de son développement l'architecture égyptienne ne semble pas s'être écartée du type commun et universel de la hutte ronde. Elle ignore celui de la hutte absidiale qui donne naissance en Grèce au motif de l'abside. L'Egypte ne connaîtra l'abside qu'à l'époque hellénistique et par l'intermédiaire des Grecs. C'est dans l'application du système rectihgne que va se montrer la maîtrise et l'originalité de ses constructeurs.