I. Cf. Perrot-Chipiez, I, p. 530-7, ^^S- 30G
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comme les larnakes crétois, figurent des maisonnettes, ont un couvercle à deux pentes, pareil au toit du mégaron'.
Plus répandue sans doute fut la toiture pyramidale, à quatre faces, dont l'architecture des époques suivantes a toujours gardé le souvenir. Tel est, en effet, l'aspect que prend nécessairement la coupole de la hutte ronde, le jour où ses murs devenus rectilignes dessinent un carré parlait. Or, en Egypte, comme en Crète, le plan quadrilatéral tend à se rapprocher du carré bien plus fréquemment qu'en Grèce. Dans les villages modernes, la
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Ëdicule à toit pyramidal, d'après une peinture égyptienne.
cabane isolée, du type le plus simple, sans cour ni annexes, est faite de quatre murs à peu près égaux. Aux débuts de la construction rectiligne s'élevèrent certainement des maisons carrées, couronnées d'un toit pointu à quatre pentes. L'existence en est attestée par un type de tombe tout semblable, dont on connaît des exemples dans la nécropole d'Abydos et de nombreuses représentations dans les peintures 2 (fig. 39 et ^0), 11 est bien clair que les mausolées à toit pyramidal, qu'on voit figurés dans les tableaux funéraires, reproduisent un modèle plus ou moins ancien d'habitation. 11 est même très probable que la pyramide pure et simple, sans socle cubique, est la copie démesurément agrandie d'une toiture à quatre pentes. On ne voit guère en tout cas quelle autre origine on lui pourrait supposer. L'analogie avec la zigurat assyrien, la tour à degrés, n'est
1. Monum. Lincei, XV, fig. 189, a; VVilkinson, Manners a. Ciistoms^
II, p. iOO,
2. Prisse d'Avennes, Hist. de l'art égyptien, p. 217; Pcrrot-Chipicz, I, p. 3oo, fig. 188; p. 3oi, fig. 189.
i34 l'édifice hypostyle
qu'apparente, puisque le zigurat sert uniquement de piédestal, tandis que la pyramide, au contraire, ne porte rien à son sommet et recouvre une chambre funéraire. Après l'oubli de sa signification primitive, on a pu faire de cette tombe, comme c'est le cas à Sakkarah, une tour à étages, mais cette variante du type pyramidal demeure exceptionnelle. Ce qui est surtout répandu, c'est le modèle de l'édicule carré où la pyramide repose sur un massif cubique et figure très évidemment une toiture. 11 remonte sans nul doute à une époque très lointaine, puisqu'on le trouve combiné à des formes rondes, puisque dans les tombes d'Abydos,
FiG. hi.
Pyramide de Dachour.
le comble pyramidal recouvre un caveau circulaire pareil à une hutte primitive. Dans les pyramides de Gizeh, le socle cubique a disparu, ce qui simplifiait singulièrement le travail de la construction et augmentait la stabihté de l'édifice. Mais il subsiste encore dans la pyramide de Dachour (Jîg. U1)K Ce monument reproduit dans des proportions gigantesques la forme d'une cabane ou d'une tente à quatre faces. Il permet d'affirmer que toutes les pyramides, même celles de Gizeh, nous conservent comme les tombes d'Abydos, comme la plupart des tombes antiques, l'image plus ou moins fidèle d'une habitation.
La maison rectiligne à toiture plate, qui l'emporta bientôt sur tous les autres modèles, ne se prête pas à une définition aussi précise que le mégaron. Gomme en Crète, elle peut se développer en divers sens; placer sa porte sur son petit ou son grand côté. Dès le début elle comporte deux variantes : l'une est une construction étroite et profonde, qui n'est pas sans des analogies superficielles avec le mégaron, l'autre un bâtiment à front large sans profondeur.
L'antiquité et la diffusion de ce dernier type nous sont