Gottinq. Gel. Anz., 1880, p. 1529 et suiv
5. 11 u'admet pas, eu tout cas, que la légende de Protonicé dérive de I'autrci
viser. J'étudierai d'abord la légende de Protonicé en ellemême, puis je la comparerai aux diverses traditions exposées plus haut.
§ i. la date de la légende de protonicé
d'atrès le récit et les témoignages extérieurs
L'unique détail de la légende de Protonicé nous renseignant directement sur sa date est la mention de l'église élevée par ordre de la princesse sur le Golgotha et sur le sain t Sépulcre1. 11 est impossible en effet, malgré les efforls de M. Zahn pour expliquer différemment les choses, de ne pas voir dans cette mention un souvenir des basiliques dédiées en 335. La façon même dont le document ne parle que <Xune église (les mots qui la désignent sont au singulier), élevée à la fois sur les lieux (le mot est au pluriel) du crucifiement et de la sépulture, concorde trop bien avec la façon dont s'exprime Eusèbe et avec la disposition connue des constructions *- pour permettre sur ce point le plus léger doute. La légende de Protonicé, dans sa forme actuelle du moins, la seule qui nous soit parvenue, est certainement postérieure à ces basiliques; et comme d'ailleurs elle commet à leur propos un énorme anachronisme, on ne saurait guère mettre sa composition avant le dernier tiers du iv6 siècle.
Mais, d'un autre coté, Moyse de Khorène en a parlé dans sa relation du voyage des saintes Rhipsiméennes3 ; — elle se trouve de plus contenue dans la traduction arménienne de la Doctrine d'Adduï ; — un calendrier arménien (dont l'authenticité toutefois n'est pas établie) attribué à Isaac (Sahag) le Grand, catholicos de 389 à 439 v, en fait également mention
d. Doct. d'Add... texte, p. 15, trad., p. 13. — Le texte de la Doctrine est celui que je suivrai, car c'est le plus ancien.