Lettre d'Abgar, éd. Alishan, p. 19, note
4. D'autres ue lui donnent que quarante ans d'épiscopat. C'est sous lui que fut révisée la liturgie arménienne.
au 17 Mai1. Il ne faut donc pas en chercher la date après le milieu du vc siècle.
Ici nous laissent nos textes explicites. Nous avons maintenant le court mais imporlant renseignement de saint Cyrille d'Alexandrie2, qui, si nous avons bien interprété sa pensée, connaît déjà, vers l'an 420, plusieurs découvertes de la vraie Croix (v.y.-y. /.atpoyç). En l'absence d'autres relations sur des faits de ce genre, nous sommes autorisés à voir dans ces découvertes celle d'Hélène et celle que nous raconte l'histoire de Protonicé. — Déplus, comme je l'ai plusieurs fois observé, ce dernier épisode, quoique étranger dans le principe à la légende d'Abgar, parait lui avoir été rattaché lors du remaniement des Acta Edessena. C'est pour les unir que l'on a dû modifier dans la Doctrine d Addài la réponse de l'apôtre au roi : « Je ne me tairai point et je publierai ces choses », alors que l'ancien texte portait : « Maintenant je me tairai, car j'ai été envoyé pour prêcher [publiquement]3 » ; c'est pour les unir que l'on a dû renvoyer après la narration d'Addaï l'ordre d'assembler les habitants de la ville, ordre qui, dans l'ancien texte, précédait les offres d'argent faits par Abgar1; c'est pour les unir encore qu'a été composé le fragment de transition (Doct. d'Add., trad., p. 9 et 10) qui nous amène graduellement d'une histoire à l'autre3. Cette mention du vice-empereur Claude et de la guerre d'Espagne dans l'épisode de Protonicé,, nous la retrouvons ailleurs dans la Doctrine fi. Bref, le même auteur a écrit ce dernier document et y a introduit la légende de la première Invention de la Croix. Cette légende, qui dut former d'abord un récit indépendant, existait donc quand on a retouché les Acta Edessena. Elle remonte dès lors au moins au commencement du ve siècle. C'est à cette époque ou dans le dernier tiers du siècle précédent qu'il en faut placer l'origine.