Antig. Jwl.. XX. 2-4. Cf. Eusèbe, Hist. Ecries.. II
2. C'étaient trois pyramides situées à trois stades de la ville, où l'on ensevelit Hélène et son fils Izate. Josèphe signale également (De Bello Jud., V, 6 w 1 : \ I, c u" 3 à Jérusalem le palais d'il-
3. Hist. d'Arm., II. 35. Ce qui est plus fort, c'est que Moyse. dans ce passage même, nous renvoie i Josèphe.
la Vie de Silvestre, syrienne d'origine, fait de la mère de Constantin une Juive'; et une tradition, syrienne aussi probablement, recueillie plus tard par Eutychius5, en fait une Edessénienne. 11 est clair que des rapprochements ont été exagérés et des confusions commises dans ces pays entre les deux Hélène. De là à la création du personnage de Protonicô il n'y avait qu'un pas. La mère d'Izate était réellement, sous Claude, allée en pèlerinage à Jérusalem, et y avait bâti un monument. On emprunta pour elle à la seconde Hélène une découverte de la vraie Croix et le titre d'épouse d'un César (Claude, le second de l'empire après Tibère'), et l'on eut au complet la princesse dont Addaï nous raconte l'histoire. Le nom seulement fut changé. Mais le nouveau lui-même garde peut-être la trace de cette dérivation. Des différentes formes, en effet, sous lesquelles nous trouvons ce nom dans les manuscrits, la forme Protonicé () (\ *i£oiu3 ou ^&.aJo.£oi>-2) semble être la plus ancienne4. Ainsi écrit, on pourrait le décomposer dans les deux mots grecs Trpwto^t^, première victoire, premier triomphe, première exaltation de la Croix par opposition à la seconde exaltation sous Hélène, et y voir en même temps une allusion lointaine à l'èv toùtu vxx constantinien5. Sa signification seule serait ainsi une marque de fabrique apposée à la composition qui le présente. — Quoi