V. plus haut, p
3. Car c'est dans l'Orient grec évidemment que s'est formée, dans ce cas, la égende d'Hélène.
sacré aidant, on imagine la légende de Prolonicé. A peine née, elle est enchâssée dans la vieille légende nationale d'Abçar, et celte insertion lui assure la conservation et la popularité dans ces contrées. Mais le souvenir d'Hélène n'est pas pour cela perdu. Dans le même pays, son histoire se dépose, vers le commencement du vr siècle, dans la Vie de Siïvestre et, avec un fort développement, dans les Actes de Cyriacus. Alors seulement ou plus tard, on s'aperçoit que la double Invention est en soi une contradiction, et l'on crée, pour détruire la difficulté, le lien factice que nous présente le ms. 12174. Mais du reste la Mésopotamie, qui a reçu de l'Orient grec le germe de tous ces récits, ne les garde pas pour elle. La légende d'Hélène, en compagnie de celle d'Abgar transformée, revient dans le monde grec et latin avec la Vie de Siïvestre et les Actes de Cyriacus. Seule, celle de Protonicé reste à l'écart dans ce commerce littéraire, et ne parvient pas à franchir les bornes du milieu où elle est née.