Aiurus parle aussi de lèpre, sans préciser davantage
4. Au cod. Vindob. XLV il faut joindre le Pseudo-Constantin, Cedrenus et Mares Salomonis (qui indique seulement la lèpre et d'autres maladies . Le cod> grec 315 suppose bien deux guérisons, mais il est probable, comme nous le verrons plus loin, qu'elles se rapportent à la même maladie, qui d'après lui était évidemment la lèpre (s-/.afJ:;5Î<707| xû-roû zo itiOo;).
Abgar, lépreux et goulteux, envoie donc au Sauveur Ananias. Cet Ananias est diversement qualifié par nos textes. Eusèbe, et après lui, les Acta Thadd;ei\ Gedrenus et la pèlerine franque en font un simple courrier (èKtarroXrtfopoç, -a-/j- BpôjAoç, cursor); la Doctrine d'Addaï, dont se sont rapprochés Moyse de Khorène 2 et le Pseudo-Constantin, en fait un tabularius, l'archiviste et le secrétaire du roi 3. Elle ajoute qu'il était peintre, qualité que lui attribuent aussi Bar-Hebraeus, le Pseudo-Constantin et Cedrenus \ D'autres auteurs 5 distinguent entre le courrier et le peintre, et donnent à l'un ou à l'autre seulement le nom d'Ananias.
Arrivons aux lettres échangées entre Abgar et Jésus. Celle d'Abgar ne nous arrêtera pas longtemps. Les traductions données plus haut permettent de se rendre compte des variantes du texte dans Eusèbe et la Doctrine d'Addaï. Les sources postérieures ont reproduit à peu près le même fond. J'en signalerai seulement deux qui s'en sont un peu plus écartées. Les Acta Thaddœi6 d'abord ont supprimé au milieu ce qui concerne la divinité de Jésus-Christ et la maladie du roi. Ensuite Hier. Xavier donne la lettre sous une forme sensiblement différente. Son texte n'étant pas long, je le transcris ici : « J'ai entendu parler de ta sainte vie et des miracles que lu opères, et [j'ai appris] de plus que les Juifs te persécutent et veulent te tuer. Tu répondras à mon désir, si tu te résous à venir dans mon pays. Et je promets de te donner la moitié de mon royaume, et de mener une vie