En un endroit cependant Moyse en fait un simple courrier
3. Bar-Hebraeus, S. Jean Damascène, les Actes de Mares et Amrus adoptent la dénomination générique de messager ou ambassadeur (-Kpiaoti:, legatus) : les trois derniers supposent plusieurs de ces envoyés, et ne nomment pas Ananias.
4. S. Jean Damascène et Amrus disent que parmi les envoyés se trouvait un peintre, mais ils ne le nomment pas.
5. Cod. 315, Hamartolus, Nicéphore Calliste et Hier. Xavier. Les trois premiers, auxquels il faut joindre les Actes de Mures, admettent deux ambassades successives à Jésus, l'une pour porter la lettre, et l'autre pour se procurer le portrait. Le cod. 315, au moins dans les parties publiées par M. Lipsius, ne nomme ni le courrier ni le peintre, non plus que les Actes de Mares qui supposent plusieurs peintres dans la seconde ambassade.
ti. Dans les deux codd. Parisîn. et Vindob. XLV.
digne de loi, si lu honores cette terre (de ta présence]. » Mais la lettre de Jésus-Christ est bien plus importante : elle a attiré bien davantage l'attenlion des auteurs.
Il semble, d'après Eusèbe, que Jésus ait écrit ou fait écrire sa réponse : la chose sera discutée plus tard ; mais d'après la Doctrine d'Addaï la réponse est sûrement orale : « Va, et dis à ton maître qui t'a envoyé, etc. » Elle remarque plus loin, il est vrai, que Hannan avait écrit toutes les paroles de Jésus, mais elle ne dit pas qu'il l'eût fait sous sa dictée, et en tout cas, ce n'est point le Sauveur lui-même qui a tenu la plume. Les Acta Thaddwi* ont suivi le document syriaque, tandis que nombre d'auteurs2 semblent avoir suivi Eusèbe, c'est-àdire ont parlé d'une lettre sans déterminer d'une façon précise par qui elle avait été écrite. Mais il était difficile qu'on s'en tînt là. Moyse de Khorène sait déjà que saint Thomas l'apôtre a été en cette circonstance le secrétaire du Sauveur; Mares Salomonis et Amrus ont reproduit ce renseignement3. Ce n'était pas assez : il fallait que Jésus lui-même eût écrit la lettre \v.v.~ yi^l : il ne manque pas de gens pour nous l'affirmer : chez les Grecs le Pseudo-Grégoire, le Pseudo-Constantin, Nicétas ChonialaetNicéphore Calliste; chez les Latins le très-ancien ms. du Musée Britannique et Ordericus Vitàlis. En voilà d'autres qui sont encore mieux informés : non seulement Jésus-Christ a écrit lui-même sa réponse, mais il y a apposé un sceau4, un sceau à profonde signification. D'après Cedrenus et le second ms. grec Bodléien, le sceau portait sept lettres hébraïques qu'ils traduisent : Geoî) Ôsaôàv 0auy,a 9eïov. Le cod. Vindob. 31 o donne comme signes : f. *?. X. E. T. P. A., que Jésus interprète lui-même : « La f montre que j'ai été