Hist. Ecoles., I
d'ailleurs. — Or il est certain, d'après ce que dit Eusèbe un peu plus bas, que ces lettres se trouvaient comprises dans la •j.zp-.jp'y.. ou du moins en étaient accompagnées \ Eusèbe a donc possédé le document tout entier, lettres et récit; il y a puisé, sans intermédiaire, les renseignements qu'il nous communique.
Ajoutons que la supposition contraire s'accorde mal avec la manière dont Eusèbe parle de ce document. N'y a-t-il pas, dans la complaisance avec laquelle il y revient, quelque cbose de cette petite vanité d'un auteur qui met au jour de l'inédit ? Ainsi il rappelle trois /ois que ce document a été trouvé dans les archives d'Edesse2; trois fois qu'il a été traduit du syriaque3; deux fois qu'il le cite mot à mot1. — Quant à Jules Africain en particulier, Eusèbe, qui l'avait déjà deux fois cité dans le premier livre de son Histoire 5, n'avait aucune raison d'en omettre ici la mention ; et, malgré l'affirmation de Moyse de Khorène, on peut douter encore que ce chroniqueur ait connu la légende d'Abgar 6.
Eusèbe a donc eu entre les mains le document indépendant lui même.
Tâchons, avec ses renseignements, d'en reconstituer la physionomie extérieure.
1° C'était un écrit syriaque7, ayant pour objet de raconter
1. Hist. Ecoles., I, 13, 1U : Ta&rai; Se tociç ImaioKaXe, e-ct xaù ta-jxa ctuvîjiïto tr, Supwv çwvîj. Ce passage sera disent'' plus loin ; il suffit actuellement de remarquer
'que les faits désignés ici par tacOtûc ne sont qu'une partie de ceux relatés, suivant Eusèbe, dans la (iaprjpîa ("E/stç xa\ toutcov àvâypaTiTOv ir,v jjiapxvpîav).