‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 53 sur 129 · Die Edess. Abgs., p · texte numérisé non relu

Die Edess. Abgs., p

3. C'est ce qu'indique suffisamment la forme des verbes au présent ycyvExat... xataliot ... lxicé|Miei. — La variante qui existe dans la phrase Mets yovv r>,v iv. vsxpwv •x.x. 1. telle qu'elle se trouve 1, 13, 4 et telle qu'elle se trouve I, 13, 10, prouve en tout cas que, dans sa première rédaction, elle n'est pas une citation Ttpô; XéÇtv.

4. On peut croire aisément, par exemple, qu'il y était question du courrier Ananias nommé dans les suscriptioos des deux lettres.

o. Dans la partie du récit I, 13, 10, 11, il semblerait plus naturel de lire la phrase "Hplato ouv x. t. ),. avant la phrase précédente 'Q; Se Y)XOi5ff6ri ■/.. t. a. : les choses se suivraient mieux. Mais il n'y a là, en tout cas, qu'une négligence.

6. Il faut remarquer qu'après ces mots la phrase se continue d'une façon qui fait douter s'ils sont compris dans la citation upô; XlÇtv : 'Eiipâ/fJ-r, 6s txjtx itia-j.pay.oiiw xoù Tptaxo.7ioc7T(;) ETSt S xai oùx eÎç 3typr,<TTOV 7ipbî ÀiÇiv ex xîjç Sypwv p.ETao).r|6lvTa qpcavr); ÉvraOOa jxot -/.-/Ta xaipov y.îiaÔw.

7. Et cependant, d'après Eusèbe (I, 13, 4, 5), la [lapwpc'a disait comment toutes les promesses du Sauveur (rcâvra ... xi ... xîjç toO Tt.>Tr,poç ... ÈTvayyîXtaî), et, par conséquent, celle aussi de la conversion de la ville (... -<a\ Ça>iy/ <ro\ xat -coi; <mv ao\ ^3cpâc-/r,Tai [I, 13, 9]), s'étaient accomplies (zù.o: IXâ[jiêavEv).

vienne l'entendre; mais on ne nous dit pas qu'il ait été prononcé en effet, ni quel en a été le résultat. Si le document est apocryphe, comme je le prouverai ailleurs, comment son auteur n'a-t-il pas complété sa narration, et a-t-il laissé échapper une si belle occasion de rattacher aux apôtres, par un discours de Thaddée, la foi de son temps?

Mais il y a plus encore : on trouve dans Eusèbe des indices certains que le document se prolongeait au delà de ce que nous en possédons. Dans le second livre, en effet, ch. 1,6, 7, revenant sur cette histoire, l'évêque de Césarée s'exprime comme il suit : « Sur ces entrefaites s'accomplit la promesse de notre Sauveur au roi de l'Osrhoène. Thomas, par une inspiration divine, envoie donc à Edesse Thaddée comme prédicateur et évangéliste de la doctrine qui concerne le Christ, ainsi que nous l'avons exposé un peu plus haut d'après le document qui y a été trouvé. Arrivé dans ces lieux, Thaddée guérit d'abord Abgar par la parole du Christ; puis ayant préparé [les esprits de] tous les habitants (/.a- xoùç aù-dG'. TOxvcaç) par ses œuvres merveilleuses, et les amenant au respect de la puissance du Christ, il les rendit [enfin] disciples de la doctrine du salut: et maintenant encore, depuis cette époque, toute la ville des Édesséniens est dévouée au nom du Christ, citant [avec orgueil] la preuve peu commune de la bienfaisance de notre Sauveur envers eux. Ces choses ainsi racontées d'après un antique récit, revenons à la Sainte ' Écriture1. »

Il est évident qu'Eusèbe nous donne ici le complément qui manquait à sa première narration, le résultat de la prédication de l'apôtre, avec cette circonstance que le succès de cette

1. 'Ev to'jto'.: xct\ xà xî\i xoO (wrîjpo; Y|(ltov ïcpbç tov tùv '0<7por,vû>v pxa'./ia xl),o; eXâjxëavev •jTio'jyirjiu^. 'O yoOv 0a)|j.âç tov ©aôSatov xivviaet ÔEtoxÉpa eiîà xà "ESccrca xvjpvxa xoù eùayYsXtdTTiv xr^ tziçj\ xoO Xptaxoû StSacxaXtaç Ey.rAp.Tiii, w; àtzh x?,ç v'jpz- 6eéot,; aCiTÔÔi ypaçîjç [juxpû 7rpô(r0:v c6riXa>o"a[J.Ev. 'O 8è xotç xoTtoc; E7uaxàç xôv te "Aêyapov tarât x<o XptaroO Xôya), /.où touç ocjxqOi Tiâvxa; xoî; rôv Ox-j^àTcov spyot; ôta6£ic xai £7t\ cÉ6a; iyayùv tîjç XpKTroO O'jvâp.îw;, fj.5tf)r(xà; -'■?,; atoir.ptoy otoa- (TxaXtaç y.aTîTT/iaaTO • Etaixi ts vOv s!; exetvou r, Trâaa xûv 'Eo Eaarjviôv Ttô/tc xr) toO XptTtoO icpotravaxEiTCtE irpoTr-iyopta, o-j xb x'j/bv EmcsEpoaÉvr; Sîïyaa xr,; xoO awrîjpo; r,u.wv xa\ cî; -x'jxoj; E-JEpyso-ta;. Kat xxOxa [lèv o>; ÈÇ àp-/at(ov Iffropîaç EtprjaOïo, (AETtwUEV S' auO:; STt't xr,v Q:tav ypaçrjv.

prédication a été complet (/.a: Toùç ajTîO-. :rav:a?... u.a0Y)ràç t^; aw-

tïjpi'ou SiSoKixaXiaç xaTsaT^aato), et que toute la ville depuis ce temps est dévouée à Jésus-Christ1. Mais ce complément, où l'a-t-il puisé? Il nous le dit lui-même : dans son document, comme tout le reste : Kat ~.xJ-x piv ûç |ç àpyatwv tatopiaç eîp^aôa) ; car il est clair que txj-x désigne les derniers détails aussi bien que les premiers déjà racontés *.

Il reste donc prouvé, et solidement, que le document d'Eusèbe ne se terminait pas avec la citation du premier livre 3.

S'étendait-il beaucoup au delà? Nous n'en savons rien. Si nous supposons qu'au récit de la conversion de la ville s'ajoutait encore un discours de l'apôtre *, la partie inconnue pouvait être considérable3.

Nous pouvons donc résumer ainsi les caractères extérieurs du document d'Eusèbe : un écrit syriaque composé dans le but exprès de nous raconter les relations de Jésus etd'Abgar, l'activité de Thaddée et la conversion du roi et des Édesséniens : écrit comprenant deux parties, des lettres et un récit, très probablement fondues ensemble, plus étendu au commencement et à la fin que ce qu'Eusèbe nous en a communiqué : écrit qui avait été tiré des archives publiques d'Édesse, du milieu d'autres documents concernant Abgar et les temps anciens.

Maintenant ces caractères conviennent-ils à la Doctrine d'Addaï? — Après l'analyse de cette dernière, donnée plus haut, il est inutile d'insister sur la réponse. La Doctrine

1. V. Heinichen, Comment, in Eus. Ilist. Eccles., II, 1, 6, p. 32.

2. Le but d'Eusèbe est précisément ici de nous montrer l'accomplissement de la promesse de Jésus-Christ: 'E/ toutoiç xat xà tîjç xoO awtrjpo; f^.wv itpbç xôv tô)v 'Oaporjvwv paatXéa tIàoç èXâjxëavEV \moGyiaz(aç.

3. Une autre preuve résulte des renseignements donnés par Eusèbe sur son document (I, 13, 5). Ils sont tous contenus dans la clausule de la Doctrine d'Addat. Il est donc probable que cette clausule existait dans le document original, et qu'Eusèbe lui a emprunté ici quelque chose.

4. C'est ce qui parait vraisemblable. Le discours est annoncé et l'auditoire en est convoqué (I, 13, 19, 20); ou uous eu donne le résultat (II, 1, 7) : entre ces deux termes il y a un vide qui devait être comblé.

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