‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 55 sur 129 · Ce sont les suivantes · texte numérisé non relu

Ce sont les suivantes

Eusèbe :

a) passim :

HaSoatoç.

... rcpoç Twoiav tôv toO Twêia.

... z\ (J.T, S'.à TT|V paT'./.E!7.V TT|V 'PlOJlCM aVEXÔltT)V TO'JTO'J.

Doctrine d'Addaï :

a) passim :

Addaï.

6) texte, p. 5, 1. 10 et suiv. :

...chez Tobie, fils de Tobie, Juif qui était de Palestine.

c) texte, p. 6, 1. 21 et suiv. :

... mais je me suis contenu [parcrainte] de l'empire romain, à cause de la convention de paix que j'ai faite avec mon Seigneur l'empereur Tibère, à l'exemple de mes aïeux qui [m'j ont précédé.

Le total des variantes méritant attention s'élève donc à dixsept, dont quatre favorables à l'antériorité de la Doctrine (FAddaV, et treize h l'antériorité du texte d'Eusèbe. Mais en admettant même pour ces dernières, ce qu'il faut admettre pour quelques-unes d'entre elles, qu'elles représentent un remaniement du texte suivi par Eusèbe \ il est clair que ce texte ne s'en trouve pas bien sensiblement modifié dans la Doctrine d'Addaï. — J'ajouterai seulement ici quelques remarques sur deux plus notables de ces divergences.

La première, dont on peut se débarrasser tout de suite, concerne la date des événements. Eusèbe donne l'an 340 (= 29 ap. J.-G.) : c'est la date assignée par la plus ancienne tradition à la mort de Jésus-Christ. La Doctrine dAddai donne 343 (= 32) : c'est à peu près la date de cette même mort fournie par la tradition plus récente, celle qui a prévalu après Eusèbe. La Doctrine d' A ddai est donc postérieure à Eusèbe 3. — La solidité de cet argument n'est qu'apparente. La date 343, dans notre texte de la Doctrine, est une correction faite

. ..àvîXrjcpO/) Ttpbç tov rcarlpa aùtoO.

... EtÔ O'jtio; aveêï] îtpbç tov rca-rlpa aùxoO.

d) texte, p. 6, dern. ligne, et p. 7 : ... Il a été élevé vers sou Père, et il est assis avec lui dans la gloire, lui qui était en lui (son Père) de [toute] éternité.

e) texte, p. 8, 1. 14 et suiv. :

... et il est monté avec un grand nombre vers son Père glorieux, avec qui il était de tout temps dans une seule très haute divinité.

f) texte, p. 1, 1. 7 et suiv. :

L'an trois cent quarante - trois du royaume des Grecs.

Eupà'/Oï] 8s TotOTa TEsaapaxoarù xai

TpiaxoffiooTÛ exet.

1. A savoir une dans la première lettre, et trois dans le récit, les deux premières additions signalées plus haut (p. 91, note 3), et la variante QaôSaïo; pour Addai. C'est le syriaque qui, dans ce dernier cas, présente évidemment la bonne leçon : un souvenir scripturaire a dû faire prendre au traducteur le nom à' Addai pour une mauvaise transcription de ©aoôaTo;. Quant à la troisième addition d'Eusèbe, I, 13, 20, 'ExéXsuffsv ouv x. t. ),. (v. plus haut, p.!U. note 3), elle semble plus naturelle dans Eusèbe faisant donner l'ordre le jour même, que dans la Doctrine faisant donner l'ordre lu lendemain seulement.

2. Par exemple, les deux additions dogmatiques d et e du récit. — Il est facile, pour quelques autres, d'assigner la circonstance qui leur a donné naissance : par exemple, celle qui concerne 'Abdou vient du rûle joué par ce personnage un peu plus bas; celle qui concerne Tobie, de ce qu'Addaï est dit plus loin originaire de Pauéas de Palestine; celle qui concerne Tibère, de la mention de l'empire romain faite par Abgar.

Page 1