A. VU
4. Hist-. d'Arménie, II, 66, éd. Langlois, Cuil. des Hist. de l'Ami., Il, p. îli et suiv.
5. V. Hort. dans le Dict. of christ, binij., I. p. -2oï> et suiv.
moignagc presque contemporain des Philosophoumena \ confirmé par Théodoret qui dit avoir vu les ouvrages en question 2, ne peut laisser aucun doute à ce sujet.
11 y avait donc vers l'an 200 des hérétiques à Édesse. Il y avait probablement des valentiniens; il y avait en particulier des marcionites 3. Prépon, l'antagoniste de Bardesane. était un Assyrien; et si, en 170-180, l'hérésie de Marcion avait envahi Antioche ', nul doute que vingt ans plus tard on put la trouver en Mésopotamie.
Maintenant, l'hérésie était-elle la première forme du christianisme connue à Édesse? — Non. Car, si l'on excepte les nestoriens qui se firent missionnaires et allèrent fonder des Églises sur les côtes de Malabar et jusqu'en Chine, les hérésies, dans les premiers siècles du moins, ne se répandirent que dans les communautés chrétiennes déjà constituées. Le gnoslicisme surtout se présentait comme l'explication philosophique du christianisme orthodoxe : il n'avait rien à faire là où celui-ci n'avait pas mis le pied. Si donc nous trouvons vers l'an 200 desgnostiques à Édesse, nous devons croire que le christianisme y était établi depuis quelque temps déjà, c'est-à-dire, s'y était implanté au plus tard vers les années 180-190.
Un peu plus haut encore nous reporte le concile de l'Osrhoène tenu vers l'an 197 à l'occasion de la controverse
1. VII, 31 : 'Eirsi oï ev toï; v.aO'r^.ï; -/pâvo'.; vûv xaivôfâpov t: zr:z/z:ç>rl'7i Mapxicovsgtz;; -•; IIpsTtj>v 'AcrcrOp'.oç upo; Bap8r,<navv]v t'ov 'Ap^svtov Èyypâcpw; nqir^ca.^ Xoyou; ksç>\ tîj; alpfTew;, o-j£î toOto aiMirr.aotj.-/'.. — La qualification d'Arménien donnée ici à Bardesane n'a rien qui doive surprendre. Les rapports fréquents d'Edesse et de l'Arménie ont occasionné facilement cette confusion pour un auteur écrivant en Occident. Les Kesto:', pour une raison analogue, font de Bardesane un Partlie.
2. livret, fabul. comp., I, 22 : ... h-z--'r/;r-/.-j. 5k y.àyw Xôyot; a-3-o0 -/axà sifAapui-, vr,; ypa:eï<7'. xai Ttpb? xr\v Mapxtwvo; ai'petrtv -xcù a/.Aot; o'jx oXtyoïç.
3. Il est remarquable que les marcionites sont les seuls hérétiques un peu connus de cette époque qui soient l'objet des attaques de saint Éphrem. Les bardesanites et les manichéens, également combattus par lui, sont postérieurs. Il est remarquable aussi que, indépendamment de Bardesane et de Manès, Marcion esl le seul hérésiarque auténicéendont la Chronique d'Edesse signale l'apparition Assem., D. O., I, p. 389, n° v).
4. C'est vers cette époque que Théophile d'Antioche écrivit contre elle. Eus., Hist. Eccl., IV, 24, 3.
pascale1. Au temps d'Eusèbe, on avait encore la lettre des Églises établies dans cette province, par laquelle elles se déclaraient pour l'usage romain. Édesse élant la capitale de la province, il n'y a pas de doute que le concile ne se soit tenu dans celte ville. Il est seulement fâcheux qu'Eusèbe ne donne pas, comme il le fait pour les autres Églises, le nom de l'cvêque qui le présida. Suivant le Libellas synodicus*, il se serait même tenu deux conciles en Mésopotamie, l'un de la province de l'Osrhoène, comprenant les évêques de la région d'Édesse et de l'Adiabène, au nombre de dix-huit; l'autre de la province de Mésopotamie proprement dite, comptant également dix-huit évêques. Mais, comme celle division de la Mésopotamie en deux provinces n'a été faite que plus tard3, il y a lieu de mettre les deux conciles du Libellas au rane des inventions. Quant au nombre des évêques, M. Zahn l incline à croire que l'assemblée n'en compta qu'un seul, celui d'Édesse, assisté des prêtres des Eglises suburbicaires réunis en synode. Il se fonde pour cela sur les mots mêmes employés par Eusèbe : car après avoir parlé des lettres des évêques de Palestine, de la contrée romaine el du Pont (... tôv -z /.a-rè Qovtov è-'.r/.é-uv (ôv U.<xk\>.ciç ùq àpyziô-zxcç ■xpoÙTsxaxTo)., changeant tout à coup d'expression l'auteur grec continue : v.z\ tôv v.x-.y. PaXXww os
-aps'.y.'.wv z: E\prt->z\oq ïr.tzv.ir.v. ■ '£-'. -t twv y.atà tyjv '< )zzzrl->ri'> 7.x: ~'x:
êxèferewiXeiç- /.. t. X. La conclusion de M. Zahn est loin toutefois d'être certaine ; c'est bien plutôt le contraire qui me paraît vraisemblable. L'emploi de Kotpenu'at dans le sens de diocèse complet est ordinaire dans, Eusèbe " ; l'expression ïr.iz-/.i-v. peut s'entendre du gouvernement plus général d'un métropolitain, ou de la surveillance d'un évêque plus influent; et nous ignorons s'il ne se trouvait pas, au temps d'irénée, d'autres évêques dans le voisinage de Lyon. Rien donc n'empêche de croire