‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 7 sur 129 · Mansi, Conc, I, p · texte numérisé non relu

Mansi, Conc, I, p

:!. Marquardt, Rçm. Staatsverwalt., I, p. 138.

\. Tatian's Diatessaron, \<. 380j aote.

'6. Y. Heinichen, Comment, in Euseb. Pamph. Hisl. Écoles., p. 3, 4.

que le concile de l'Osrhoène ait réuni plusieurs évêques de cette province. Leur nombre toutefois dut être fort restreint. Saint Jacques de Nisibe, mort en 338, fut le premier évêque de cette ville éloignée d'Édesse de quarante-cinq lieues environ, et nous ne trouvons aussi que bien plus tard un évêque à Harran, le boulevard, il est vrai, du paganisme dans ces contrées, mais qui n'est distante d'Édesse que d'une journée de chemin '.

Quoi qu'il en soit, il y avait dans les dernières années du deuxième siècle une Église établie à Édesse et dans la contrée qui l'avoisine, une Église qui avait une hiérarchie et une vie propre, une Église que l'on consultait et qui se prononçait dans les questions d'intérêt général, une Église par conséquent qui jouissait d'une certaine considération, et qui avait eu déjà le temps de s'affermir. Il faut évidemment supposer à cette Église une vingtaine d'années d'existence, et fixer entre les années 170-180 l'époque la plus basse de sa fondation, et entre les années 160-170 l'apparition dans ces contrées des premiers apôtres de l'Evangile.

C'est ici le lieu de dire un mot de Tatien, et de voir quelle lumière fournit son histoire sur la question qui nous occupe.

On sait quelle controverse cette histoire a soulevée entre M. Zahn et M. Harnack. Ces critiques ont tous deux essayé, après Daniel2, d'établir une chronologie de la vie et des ouvrages de Tatien. Le premier y a été amené par le désir de fixer la date du Diatessaron, 'un des ouvrages de Tatien dont il a fait une étude spéciale3; le second par ses recherches sur la connaissance qu'ont eue, et l'usage qu'ont fait des

1. V. Saint Éphrom, Carmina Msibena, XIII, 1-19; XIV, 1-6, 13-26; XVI, 14-22; XVII, 1; XIX, 15 et suiv. ; XX, 2; XXI, 20; XXXI et suiv. ; XXXIV, 5. — Le Libellas synodicus (Mansi, Conc, II, p. 694, 699) ne donne le nom que de quatre évêques de Mésopotamie ayant sign6 à Nicée, Aitallàhà d'Edesse, Jacques de Nisibe, et les évêques «le Rhesaèna et de Maoédonopolis.

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