‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 60 sur 129 · Peregrin. ad loc. sancla, p. G · texte numérisé non relu

Peregrin. ad loc. sancla, p. G

380-395. Dès lors, était-il loisible à un auteur écrivant à celte époque de contredire à cette croyance par un scrupule théologique, et de mettre au compte d'Ananias une lettre divine, à laquelle la ville avait déjà dû plusieurs fois son salut?

Mais, du reste, examinons d'un peu près lés deux relations d'Eusèbe et de la Doctrine. D'après cette dernière, Jésus a répondu à Abgar dans le discours direct : «Heureux es-tu, etc. » ; ses paroles ont été mises par écrit par Hannan1; il est vrai que le document ne dit pas que ce fût par ordre ni sous la dictée du Sauveur, mais il n'exclut pas celte hypothèse. Les paroles de Jésus arrivèrent donc écrites à Abgar: au fond, remarque M. Zahn2, qu'était celle pièce, sinon une lett; e de Jésus? D'autre part, quoique Eusèbe parle incontestablement d'une lettre, il ne dit pas clairement que le Sauveur l'ail luimême écrite ;). La variante, dès lors, entre nos deux sources, se réduit à une simple nuance qui a pu être aisément franchie par Eusèbe dans une relation faite d'après le document, mais peut-être sans le citer mot à mot '.

Des trois différences que nous constatons entre le commencement du résumé d'Eusèbe et le récit de la Doctrine d'Adddi, une seule donc paraît avoir plus de corps et d'importance : les deux autres en ont peu ou point du tout.

La fin du résumé (II, 1,6, 7) ne présente aucune circonstance qui ne se trouve dans la Doctrine".

1. Doct. d'Add., texte, p. .'i, 1. 4 et suiv. La traduction anglaise, p. .'i, me semble un peu obscure. Au lieu de « as His irords wave, put hy him in writtng », il faudrait « ... had been put ... » : le syriaque indique le plus-que-parfait.

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