Trail., p. i
:;. Texte, p. 35, Irai]., p. 33 : « Aggaï qui faisait les cnlhcrs el les hâves ,hi roi,
el Palout,'et 'Abschelamâ, et Barsamyâ avec le reste de leurs autre* compagnons
se joignirent a Vapôtre Addaï. » Il est cependant à remarquer «pic 1rs autres
passages mentionnant Aggaï, Palout et 'Abschelamà ne nomment plus Barsamyâ
trad., p. i-'i. i'.t .
i. Ane. syr. due., trad.. p. 71.
:,. Trad.. i». ail.
6. J'omets ceux que .M. Lipsius [Die Edess. Abgs., p. 13 fait valoir entre les souscriptions de- trois documents, et entre la chronologie des Actesde Barsamyâ trad., p. 72) et celle de la Doctrine d'Addaï (trad., p. I .un peut ne voir dans les souscriptions qu'une simple contrefaçon, commune aux faussaires, de la formule authentique (v. une formule authentique dans Assem., Bibl. Or., I. p. 393 : celle de la Doctrine parait du reste être, en partir du moins, antérieure à Eusèbe
(v. plus haut. p. 89, aote 3 . Quanl a la chronologie, elle prouve précisé ut
contre .M. Lipsius, puisqu'il »'st reconnu que la Doctrine d'Addaï suit le plus ancien coiuput (v. plus haut. p. 92, 93 .
Contemporains ' : ils ont pu puiser à une source commune ; les plus récents ont pu reproduire le plus ancien. Mais, quoi qu'il en soit de cette question, ce qui semble certain, c'est que quelques-uns des détails que je viens de relever n'ont pu se trouver dans le texte vu par Eusèbe, et, par conséquent, accusent dans la Doctrine d'Adddi des interpolations. Ainsi nous verrons plus loin que Barsamyâ, personnage très réel, évêque d'Édesse, a été confesseur, probablement dans la persécution de Dèce (249-251), ou celle de Yalérien (253- 260). La Doctrine le connaît, et en fait un disciple d'Addaï au 1er siècle. Pour qu'un pareil anachronisme fut possible pour un évêque, dans la ville même où il avait siégé et souffert, cinquante ou soixante ans écoulés entre les faits et la relation paraîtront à peine suffisants. Cette relation devra donc se rejeter dans les premières années du iv" siècle et vraisemblablement plus tard encore, après la composition du texte dont Eusèbe s'est servi.
Il en faut dire autant du passage qui concerne l'ordination de Palout et celle de Sérapion2. Ce passage, par son style aussi bien que par ses données chronologiques, est évidemment étranger au reste de la Doctrine3 : en supposant qu'il y ait été inséré par l'auteur lui-même, les éléments en ont été pris ailleurs. Un y a utilisé en particulier, à côté de renseignements locaux, une liste des évêques de Rome dont on ne donne que deux termes, Zéphyrin et saint Pierre, mais que nous trouvons tout au long reproduite dans les Actes de
1. V. Zahu, Tut. Diat., p. 375. La conclusion de M. Lipsius (Die Edess. Abgs., p. 43 me parait un peu prompte.
2. Doct. d'Add., texte, p. 52, trad., p. 50. V. la remarque déjà faite, p. ICO et suiv.
3. On y trouve quatre fois dans quelques lignes le mot jL9û û ûûua-9) (=. èîtiaxoTtoç)) constamment remplacé dans le reste du document par les mots ;,û.jûu9o POf^Q, conducteur et gouverneur. M. Zahn (Gôtt. Gel. Ans., 1877,
p. 170) essaie d'écarter cet argument en disant que ("auteur de la Doctrine a youlu, par ce .contraste d'expressions, faire ressortir L'ancienneté d'Addaï el d'Aggaï par rapport aux évêques qu'il nomme ici. La raison peut être bonne pouf
Sérapion et Zéphyrin: elle ne vaut rien puur saint Pierre à qui un « habit à l'antique » aurait assurément convenu.
Barsamyâ '. C'est celle qui se dégage des ouvrages d'Eusèbe 2. Entre elle et la liste des évêques d'Édesse on a créé un lien : Sérapïon d'Antioche a ordonné Palout, mais il a été lui-même ordonné par Zéphyrin \ Voilà donc dans la Doctrine un fragment qui lui est étranger, et dans lequel nous remarquons la préoccupation de rattacher à Rome l'Église d'Edesse4. Cette préoccupation, évidemment, n'a pu se faire jour qu'à la suite de rapports un peu suivis entre les deux Eglises, et d'événements qui avaient popularisé, en Mésopotamie, le nom de la grande métropole de l'Occident. Ces rapports, ces événements, nous ne les rencontrons pas avant le concile de Nicée. Il faut donc renvoyer après cette époque la composition du passage en question, et y voir une nouvelle addition faite au document d'Eusèbe.
Maintenant, cette addition est-elle contemporaine du fragment qui termine les Actes de Barsamyâ9. L'opinion de M. Nestlé % qui rapporte ces deux morceaux à un même inlerpolateur, auteur aussi de celui qui termine les Actes de Scharbil, est assez vraisemblable. Rien, toutefois, ne l'établit d'une façon décisive.
Cette comparaison de la Doctrine d'Adddi avec les Actes de Scharbîl et de Barsamyâ nous conduit naturellement à une comparaison analogue avec l'écrit disciplinaire intitulé Doctrine des Apôtres, édité par M. Cureton G. C'est la collection
1. Ane. syr. doc, trad., p. 71. Elle parait également étrangère à ces Actes, dont la souscription la précède immédiatement.
2. Il y manque les noms de Clément et d'Hygin, sans doute par un simple accident de transcription; de plus Clet a remplacé Anaclet. V. Duchesne, Le Liber Pontificalis, texte, introd. et comment., I, p. xu.