‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 70 sur 129 · Gôtt. Gel. Anz., 1880, p · texte numérisé non relu

Gôtt. Gel. Anz., 1880, p

6. Ane. syr. doc, texte, p. 24-35, trad., p. 2i-35. Tl avait été déjà imprimé en entier par de Lagarde, Religuiœ j'uris ecclesiast. antiquiss., Wieu, 1856, p. 33 et suiv. Le ms. édité par de Lagarde donne à ce document le titre de Doctrine d'Addiû, titre sous lequel il est cité par Bar-Hebrœus dans son Nomocanon

.Mai, Scriptor. veter. nova collect.,\, 2e part., p. 31: Ex didascalia Adxi aposhdi unius e 70; v. encore p. 33 et aliàs). Ce même ouvrage, sauf le commencement (et des variantes dans le texte), a été aussi inséré par Ebed-Jesu dans sa Colleetio canonum synodicorum (ap. Mai, Op, <//., X, ire part., trad., p. 3-8, texte, p. 169-175 .

en syriaque des Canons apostoliques, mais qui diffère beaucoup de la collection grecque. Les dispositions prescriptives, au nombre de XXVII, y sont encadrées dans un récit qui se termine par une indication des pays évangélisés par un certain nombre des apôtres. Le tout remonte à la fin du iv° siècle \ Or, dans les adieux d'Addaï à ses collaborateurs et aux grands du royaume, il est précisément question d'ordonnances et de lois faites à Jérusalem pour la discipline ecclésiastique 2. On ne saurait voir dans ces mots une allusion aux décisions mentionnées dans les Actes des Apôtres (xv, 28 et suiv.), car ces décisions s'adressaient surtout aux fidèles convertis du paganisme, tandis que les ordonnances dont parle le document syriaque devaient diriger la conduite du clergé et des apôtres eux-mêmes. Au contraire, il est à remarquer d'abord que l'expression employée par Addaï

(Lao&jbJo Y-aà-ÎQ, est exactement celle qui, dans la collection môme, désigne les canons apostoliques3. De plus, entre les conseils qu'il donne à ses collaborateurs, où naturellement nous devons trouver un écho des prescriptions rappelées par lur, et quelques-uns des canons de la Doctrine des Apôtres, un examen attentif nous révèle des ressemblances assez frappantes. Ainsi, la recommandation relative aux livres à lire dans le service divin4 semble correspondre au canon X : « Sauf l'Ancien Testament, et les Prophètes, et l'Évangile, et les récits des triomphes des Apôtres, ne lisez rien sur l'ambon ()a^r> = pîj|Mt) de l'église.» — La recommandation de se garder des faux serments, des faux témoignages, des divinations, des augures, de la nécromancie, des destinées et des horoscopes « dans lesquels se glorifient les Chaldéens égarés3 » reproduit assez exactement le canon XIIe. — On

Page 1