Daniel, Tatianus der kpologel
3. Zahn, Forsc/iuiigcn zur Gesch. der neutesmenil. Kanons, I Theil, Tatian's Diatessaron, 1881.
apologistes l'antiquité et le moyen âge1. Malgré la compétence des deux savants, les critiques indépendants ont jugé que ni l'un ni l'autre n'avait atteint le but d'une façon satisfaisante, et que, pour le moment, la question restait insoluble2. Je ne parle ici, remarquons-le bien, que de la chronologie, et de la chronologie dans les détails ; car ces études ont établi sur d'autres points des conclusions certaines qui vont jeter un nouveau jour sur les commencements de l'Église d'Édesse.
Un premier point acquis par M. Zahn, c'est que le Diatessaron est un livre composé originairement en syriaque. L'absence de tradition sur cet ouvrage dans l'Église latine jusqu'à Victor de Capoue (541-546), qui lui-môme dépend d'Eusèbe; le peu de connaissance qu'en montrent à leur tour les auteurs de l'Eglise grecque, et l'absence de témoignage positif sur un Diaiessaron grec : au contraire, l'usage qu'on en a fait au troisième et au quatrième siècle dans les Églises d'Orient parlant le syriaque, depuis Cyr, la ville de Théodoret, jusqu'au delà de Mossoul, établissent ce fait d'une manière certaine \
Naturellement ce n'est point à Rome ni dans les pays de langue grecque qu'un pareil livre peut avoir paru d'abord. Ce n'est que dans la partie de l'Orient parlant le syriaque que le Diaiessaron a pu être conçu et exécuté. Puisque, d'autre part, il est certain que Talien en est l'auteur', il faut admettre que cet apologiste, Assyrien d'origine, est retourné en Orient après sa conversion à Rome : et de fait, saint Épiphane5 nous assure qu'il y est retourné.
Mais dans quelle partie précisément de l'Orient syrien s'est-il établi? — Saint Épiphane dit: en Mésopotamie;
1. Gebhardt et Harnack, Texte und Untersucfi. zur Gesch, der altchristl. Liler., I Band, Die Ueberlief. der griechschen Apologeten, von A. Harnack. I,xs2.
2. L. Duchesne, Bullet. cri/., 1" 0ctob. 1882, p. 187. — Funk, Theolog. Quartalschr., erst Quartalheft 1883, p. 162.
3. Zahn, Tut. Diat., p. l-lll; p. 23:; ci suiv. — Les arguments que .M. Harnack [Texte und Unters., 1. p. 214 et suiv., a opposes à cette conclusion oui été vigoureusement réfutés par M. Zahn, dans le second vol. <\o> Fo7'sckungen, Der Evangeliencommentar des Theophilus von Antioch., 1883, Beilag V, p. 286 et suiv.