Ilist. Eccl., VII
6. Apocritica, I, 6, éd. Blondel, p. 1 ; D. Pitra, Sp/cileg. Sole.wn., I. p. 332 et suiv.
7. 11 est à remarquer que l'auteur ne dit pas où précisément Bérénice avait l'ait élever le monument, mais seulement que par lui elle avait rendu son histoire célèbre èv t?, Méur, tùv noTa^ûv ... [iâXXov Ss èv Ttâffr, t>, yîj.
la relation de Zacharie de Mitylène (562) ', assez différente des deux précédentes : la voici. Une femme, nommée Hypatiâ, trouve dans une source du parc où elle se promenait une image de Jésus-Christ peinte sur toile. L'eau ne l'avait point endommagée. Elle l'essuie avec son vêtement (icotxfXov) , et l'apporte au maître qui lui donnait l'enseignement des catéchumènes : mais, sur son vêtement, une seconde image s'était formée, semblable à la première. L'un de ces deux portraits vint à Césarée quelque temps après la passion du Sauveur ; l'autre fut placé dans la ville de Qoumoulià ()LAuio[o.}o), où Hypatiâ lui fit bâtir un temple. Puis une autre femme de Dîboudîn (^?n ^ .,), ville de la contrée d'Amasiâ ()L.jïaLJo)), procura à cette ville un exemplaire (ou une copie) de ces images, et on l'appela, dans le pays, «/jsipoieGiiftoç. Une église fut aussi élevée en son honneur. L'an 27 de Justinien, indiction troisième, l'église fut brûlée par les Barbares, mais l'image fut sauvée, et on put faire avec elle une quête que l'empereur autorisa. — Ici s'arrête le fragment.
Quelle filiation établir entre ces diverses relations, et quelle place assigner à celle de la Doctrine d'Adda'i? Là est la difficulté. — M. Zahn2 croit que celle-ci (celle de la Doctrine) a donné lieu à l'interprétation chrétienne de la statue de Panéas et au récit de Macarius Magnés. M. Lipsius3 n'est pas de cet avis, mais il incline à voir, dans l'épisode rapporté par Laboubnâ, une légende d'origine édessônienne , aussi ancienne peut-être que celle d'Abgar. La sainte face aurait été primitivement mise en rapport, à Édesse même, avec Bérénice, princesse inconnue, puis avec Abgar, pendant que Bérénice allait se confondant avec l'hémorroïsse. — Ces deux solutions viennent échouer contre le silence de la pèlerine
1. Dans Land, Anecdota Syriaca, III, p. 324. Ce n'est qu'un fragment assez difficile à déchiffrer. M. Nestlé en a donné (Gôll. Gel. An:.., 1880, p. 1526et suiv.)
une traductic o peu différente de l'analyse de M. Lipsius [Die Edess. Abgs.,
p. 67, cote . C'est elle que je suis. — On en trouvera aussi une traduction par M. Nôldeke dans Jahrbb. fur protest. TheoL, 1881, p. 189 et suiv.