‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 82 sur 129 · Dicl. of christ, biog., III, p · texte numérisé non relu

Dicl. of christ, biog., III, p

3. Le texte syriaque est perdu; on en a une traduction arménienne dont Moesinger a édité une traduction latine entreprise déjà par le P. Aucher, méchitariste : Evangelii concordantis expositio facta a S. Ephrœmo, in lat. transi, a J.-B. Aucher Mechit., cujus version, emcnd... G. Moesinger, Venetiis, 1S7G.

4. llxretic. fabul. co»tp., I, 20 : 'E/pYjaavxo 3è xoûxw (se. Sti xEffffctpwv) où (jôvot oî x?,ç èxôtvou (se. Tcxxiavoû) <ruy.jji.op ta;, àXXà xa\ ot <roï« àTroa-roV.xoT; £7t6(Xïvoi ôôy!J.a<7i, xr,v Tvi; <tuv6^xy]ç xaxoupyîav oùx Èyvwxôxsç, àXX' àirXoûo-xepoy w? awtôy.y xâ> piêXÎM -/pr(?ja|icvot. Eupov Se xàyù TtXeîouç r, otaxoo-saç pfêXouç xotaûxaç èv xal; Ttap ïituv êxxXï)(Tiat; TSTt[Mi[XÉvaç, xsà uâcra; o-uvayaywv àïïêOé|xvjv xcù xà xùv xvrxâpcov e-jayyeXtaxùv àvxEta-riyayov euayysXta.

5. Overbeck, 5. Epnrœmi, Syri, aliommque opp, selecta, p. 220, 1. 3 et suiv.

Evangile des séparés » ()La.^A^o, ,û^\a^Jo|). Cette expression, que nous retrouvons clans d'autres ailleurs1, doit, suivant M. Zahn2, s'entendre non point d'un texte divisé en leçons pour les différents jours du service divin, mais bien d'un texte reproduisant à part chaque Évangile. Elle est opposée

à l'expression \-fe\ » y>, eû-^X-^Jo), Evangile des mêlés, qui désigne un récit unique, obtenu parla fusion des quatre autres, et qui s'appliquait au Dialessaron\ C'est donc sous l'épiscopal de Rabbulas qu'à Édesse le Diatessaron fut définitivement écarté de l'usage officiel. Cette mesure dut naturellement entraîner peu à peu aussi son abandon dans l'usage privé, et il est à croire que les relations fréquentes qui existèrent alors entre l'Orient et le monde grec, à propos des controverses nestoriennes, favorisèrent encore le retour au texte canonique.

Or, précisément, la manière dont la Doctrine d'Addài parle du livre de Tatien suppose que, au moment où elle a été écrite, cet abandon n'était pas devenu trop général, et que l'ouvrage avait encore bon nombre de lecteurs, car elle identifie simplement avec cet ouvrage le Nouveau Testament ou plutôt les Évangiles qui en sont la partie principale* : « Et un peuple nombreux, dit-elle, se rassemblait chaque jour et venait à la prière du service [liturgique] et [à la lecture] de l Ancien Testament et du Nouveau [je veux dire], du Diatessaron5 .» — Maintenant cette mention peut faire conjecturer a priori que l'auteur de la Doctrine d'Addaii, l'interpolateur

1. Bar-Bahlul (cod. Hunt.), dans P. Smith, Thesaur. syriac, I, p. 579; un ms. des Évangiles dans Assem., Bibl. Orient., II, p. 230. La version curetonienne elle-même porte en titre ^*i^.iO (sans ribbui) (La. *9..iû <, •a.^X^^Jo).

2. Tat. DiaL, p. 104 et suiv. ; cf. Noldeke, Kurzgef. syr. Gramm., p. 214. Les arguments de M. Zahn sont très forts.

3. V. une glose de Bar-Ali (P. Smith, Thés, syr., I, p. 869), Denys Bar-Tsalïbi (fini; Assem., Bibl. Or., il, p. 159 et suiv.), Bar-Hebrœus, Prsef. in Matth. (Assem., Bibl. Or., I, p. 57 et suiv.).

4. V. Doctrine des Apôtres, Ane. syr, duc, trad., p. 27, VIII.

5. Texte, p. 30, 1. 15 et suiv. )l*.^0 )A C\ ->JlA (Lû^eXo... yn'f. /v> A »?> Le , qui précède Le mol »^>f- /Y> A -j n'indique évidemment pas un génitif : il restreint l'expression générale de Nouveau Testament et équivaul

des Acta Edessena, a lui-même suivi le Diatessaron dans ses citations scripturaires. Malheureusement ces citations sont trop rares pour que leur comparaison avec le texte de la concordance reconstitué en partie par M. Zahn donne une conclusion péremploire. On arrive cependant à des probabilités. 11 est bien remarquable d'abord qu'aucune d'elles (et cela s'applique môme aux simples allusions) ne sort du cadre du Diatessaron tel que nous le connaissons '. De plus, M. Zahn a déjà observé2 l'emploi fait par la Doctrine d'Addaï (texte,

p. 27, 1.16) des termes ) a ~y)* \j\.3 (= Sixat'wv), conformément au Diatessaron (§ 97, p. 214, ... et justos non impedivit ...

Multi justi...), au lieu du terme 1-a^.o (^àyi'iov) de la Peschittâ (Matlh., xxvn, 52) 3. Il faut remarquer encore la pensée, plusieurs fois exprimée4, que pour le seul Jésus descendu aux enfers beaucoup en sont remontés, pensée qui se

à OOfy , en grec ttjv xatVYjv 8kx8y)X7]v, to otaTEuaâpwv. La glose de Bar- Ali (P. Smith,

Tfies.syr., I, p. 869) présente un idiotisme analogue. M. Cureton a traduit: ...to the reading of the O/d Testament and the New of Ditonron (= Diatessaron); M. Phillips : ... lo the reading of the Old and New Testament, of the Diatessaron. La traduction de Cureton est défectueuse; mais M. Zahn (Tut. Diat., p. 94) a tort de trouver mauvaise celle de M. Phillips. Grâce à la virgule qui les précède (et que M. Zahn supprime dans sa citation), les mots of the Diatessaron dépendent immédiatement de to the reading et non point de New Testament.

1. V. Zahn, Tat. Diat., p. 96, texte et note. A cette assertion générale il faudrait cependant faire peut-être deux exceptions. Ainsi (texte, p. 23, trad., p. 23), Addaï dit aux Edesséniens que Dieu fait « descendre sa pluie et luire son soleil sur eux, bien qu'ils adorent ses œuvres au lieu de L'adorer lui-même », allusion évidente à Matth., v, i.j (les expressions employées sont les mêmes que dans la Peschittâ). Or, dans le passage correspondant du Diatessaron (§ 17, p. 134 : der ùch erbarnt ttber die, welche den Dank verweigern), ce n'est pas saint Matthieu qui est suivi, mais plutôt saint Luc, vi, 3.'i, lequel ne contient pas la métaphore. — De même, la circonstance du crucifiement des deux voleurs l'un à la droite, l'autre à la gaucho de. Jésus (Dnct. d'Add., texte, p. 12, trad.. p. 12, dans l'histoire de Protonicé) ne parait pas s'être trouvée dans {^Diatessaron (§ 96, p. 213). — Mais en supposant même l'absence, dans cet ouvrage, de ces deux détails, on comprend aisément un emprunt inconscient de l'auteur de la Doctrine au texte canonique qu'il connaissait.

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