‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 83 sur 129 · Tat. Diat., p. 96; eï. p · texte numérisé non relu

Tat. Diat., p. 96; eï. p

3. M. Zahn (p. 96) observe de plus l'emploi de la finale de saint .Marc, xvi, \'6 (Doct. d'Add., texte, p. 8, dern. ligne) : l'observation ne prouve rien : la finale de saint Marc est contenue dans la Peschittâ. Dans un premier passage (texte, p. 8, dern. ligue), la Doctrine cite saint Marc, xvi, 15; dans un second (texte, p. 20, 1. 13 et suiv.), elle l'ail allusion à saint Matthieu, xxvm, 19; mais elle ne mêle pas, comme le Diatessaron (§ 100, p. 218, 219), les deux auteurs ensemble.

i. Doct. d'Add., texte, p. 8 et 19, trad., p. 9 et 18.

retrouve dans l'ouvrage de Tatien ', mais non dans les Évangiles séparés; et entin les circonstances de la passion du Sauveur données aux pages 27 et 28 (texte) de la Doctrine. Dans ce dernier passage, l'apôtre dit aux Édesséniens : « Car si ceux qui le crucifièrent n'avaient pas connu qu'il était le Fils de Dieu, ils n'auraient pas proclamé la désolation de leur cité, ni ils ne se seraient pas écriés « Malheur! » sur eux-mêmes 3. » Les deux particularités sont aussi mentionnées clans le commentaire de saint Éphrem et dans le Diatessaron : Cum autem eis sol naturalis defecisset, dit le saint docteur v, tune per istas tenebras eis lucidum fiebat excidium urbis suœ advenissc. Venerunt, ait (peut-être aiunt), judicia dirutionis Hierosolijmorum; et le Diatessaron"' : Vox altéra vse facta est in ore corum et comphsio manuum in pectore eorum ... Vce fuit, ex fuit nobis; Filius Oei erat hic6.

Au moment où parut la Doctrine d'Addaï, le livre de Tatien n'était donc point oublié : il soutenait encore la lutte contre son rival, la Peschittâ. Ceci nous reporte au plus tard à la première moitié du ve siècle. — Maintenant un coup d'œil sur la christologie va préciser ce résultat. Car on n'entend dans la Doctrine aucun écho des grands débats qui éclatèrent au concile d'Ephèse de 431, et auxquels Rabbulas prit une part si active. Ces querelles, on le sait, ne se terminèrent

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