‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 84 sur 129 · Trad. augl., p · texte numérisé non relu

Trad. augl., p

3.^â-^Û (Curct. )L»o) U'o .OOMk-aj (Curet. Vs)) ^A )oo> )J ^9) .. .

.OOO) M. Phillips traduit ce dernier membre par also they would not hâve brought down woes upon themselves, ils n'auraient pas attire de malheurs sur eux. Ce n'est point le sens de L-t-â..^ combiné avec J»0 (P. Smith, Thés, syr., I, p. 1502, alicui vse injunxit, dire à quelqu'un Malheur !)M. Cureton (Ane. syr. doc, trad., p. 10 (a mieux traduit quant à cette expression : Nor would they hâve divulged the affliction of their sou/ in aying Woe! Sa leçon J^O (sans ribbui)'

est peut-être meilleure.

4. Evang. concord. expos., p. 246; ap. Zahn, Tut. Mal., p. 217.

5. § 97, p. 215; la citation provient également du commentaire de saint Éphrem.

6. La version curetonienne contient aussi cette exclamation; mais il parait plus naturel de croire que la Doctrine d'Addaï l'a prise du Diatessaron. Cf. le ms. latin San-Germanensis (Sabatier, TU, 372) : Revertebantur dicentes : Vse vobis (1. nobis) qux facta sunt hodie propter peccata nostra : appropinquavit enim desolatio Jérusalem.

point, à Édesse même, avec le concile; et le successeur de Rabbulas, Ibas, eut à pâlir de l'opposition qu'il avait faite à son prédécesseur. Or, au point de vue christologique, la pensée de notre document est exacte !; mais il ne la produit pas avec cette insistance et entourée de ces formules que présenterait nécessairement un ouvrage composé au milieu des partis et des controverses. L'auteur est au courant des décisions deNicée; il semble ignorer la question nestorienne. Si l'on fait attention que les écrits auxquels nous l'avons comparé plus haut2 offrent le même caractère3, on sera naturellement amené à placer sa composition avant l'année 430.

C'est donc dans l'intervalle des quarante ans écoulés entre cette époque et l'an 390, à la fin du ivc ou au commencement du ve siècle, qu'a eu lieu le remaniement définitif des Acta Edessena d'où est sortie la Doctrine d'Addaï. Les éléments font défaut pour préciser davantage. D'une part, en effet, la mention répétée d'une révolte de l'Espagne1 pourrait faire supposer que, au moment où l'auteur écrivait ce détail, cette province attirait par quelque événement analogue l'attention de l'empire. Une date correspondant bien à cette donnée serait celle des années 408 et suivantes, où l'Espagne fut successivement soustraite à la domination d'Honorius par Cons-

1. Le monopbysisme est en tout cas nettement écarté (texte, p. 14, 1. 3 et suiv. ; p. 20, 1. 10 et suiv.). La tendance à édesse était du reste généralement plus favoaux Orientaux qu'à saint Cyrille, malgré l'adhésion de l'évêque.

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