‹ Les origines de l'Église d'Édesse et la légende d'AbgarChapitre 90 sur 129 · Zahn, Tat. Diat., texte § 26 et note 2, p · texte numérisé non relu

Zahn, Tat. Diat., texte § 26 et note 2, p

3. Luc, vu, 21. Ce verset pouvait se trouver dans le Diatessa?,on, § 26.

4. Il faut remarquer que, le syriaque n'ayaut pas l'article, l'expression de l'original, reproduite probablement par la Doctrine dCAddaï, est moins précise pour o 9eô; (Aj) )o)l^ o|) ; mais elle l'est autant pour uÎoçtoûO=oû (o)*-2 Oj

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">. Il serait permis d'ajouter qu'Abgar n'a pas dû se nommer lui-même Ouchamâ, mot qui semble bien s'être trouvé dans le texte primitif d'Eusèbe, et par

La lettre d'Abgar à Jésus est donc apocryphe.

Par conséquent la réponse du Sauveur l'est également, bien qu'on ne trouve pas dans son texte des preuves aussi concluantes contre son authenticité. La première phrase cependant « Heureux [es-tu] d'avoir cru en moi sans m avoir vu » , M r/.apio; 5 icicrueuaaç èv êjjloi, \irt Iwpaxwç ;j.s, semble bien une allusion a Joann., XX, 29 : Maxapcoi ci \):q tSévxeç, xai TCKrceûaavTeç •

Le fait de la correspondance d'Abgar et de Jésus étant controuvé, celui de la venue d'Addaï à Edesse au premier siècle se trouve par là même gravement ébranlé. Car il faut remarquer que ces deux faits sont en connexion étroite et s'appuient ou se ruinent mutuellement. La réponse de Jésus n'a pas de sens si elle n'annonce l'envoi prochain de l'apôtre; d'autre part, le personnage de l'apôtre devient flottant s'il ne se rattache à la promesse de Jésus. Les arguments apportés contre le premier de ces faits atteignent donc aussi le second, et la preuve plus directe qui va être proposée contre le caractère et la venue d'Addaï fera ressortir encore le peu de confiance que mérite la correspondance du Sauveur et du roi.

Cette preuve, c'est la Doctrine d'Addaï elle-même qui va nous la fournir.

D'après sa relation, en effet, sur l'ordination de Palout8, relation reproduite dans les Actes de Barsamyâ \ Palout aurait été consacré par Sérapion d'Antioche (189 ou 192-209). Il n'a donc été évêque d'Édesse que vers l'an 200. Ce renseignement se trouve confirmé par ailleurs. Jacques d'Édesse, dans sa treizième lettre à Jean le Stylile, nous a conservé un mot de saint Éphrem, d'après lequel les hérétiques donnaient encore aux catholiques, du temps du saint docteur, le surnom

conséquent, dans celui qu'ila traduit (v. Lipsius, Die Edess. Abgs., p. 15, note); mais inutile d'insister sur ce détail.

1. Le passage pouvait se trouver dans le Diatessuron, % 98. — Quant à l'allusion du Sauveur « Car il est écrit de moi, etc. ><, elle peut se rapporter à Isaïe, vi, 9, Kl.

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