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SAINT DBSIN DE BOURGES

Nous assignons également la seconde moitié du troisième siècle à l'arrivée et à la prédication de saint Ursin de Bourges. Cette ville était la métropole de Clermont, patrie de saint Grégoire, métropole peu éloignée de Tours, dont il fut évêque. Les détails assez explicites qu'il donne en divers endroits de ses ouvrages sur Bourges, sur saint

(1) Longueval, Hist. de VÉgl. gallic, dissert. prél. , in° proposition.

(2) Bosquet, dans son Histoire de rÉglise de France, et les Bollandistes, dans le tome V des Acta Sanctorum junii, ont inséré une solide dissertation d'un savant de Limoges, l'abbé Descordes, qui prouve qu'on ne peut placer la mission de saint Martial avant le milieu du troisième siècle. Nous connaissons l'étude sur l'apostolat de saint Martial, IS^S, dans laquelle l'abbé Arbellot s'attache à défendre les anciennes légendes; ce travail a été jugé par l'abbé Bourassé, Bibliographie catholique, t. XV, p. 67, et surtout par M. Pascal, dans une dissertation sur l'époque de l'établissement de la foi chrétienne dans les Gaules, 18o8.

Ursin, son premier pasteur, sur les circonstances qui signalèrent la fondation de cette Église, sur le culte rendu au sang de saint Etienne, relique précieuse que l'on y vénère de temps immémorial, ne permettent pas de penser que les origines de l'Église de Bourges aient pu rester inconnues à notre historien. Une erreur de sa part est d'autant moins probable que ses souvenirs de famille se rattachaient directement aux traditions qui concernent l'apostolat de saint Ursin et l'établissement du christianisme dans l'Aquitaine. Léocadius, le premier sénateur des Gaules, avait donné sa maison pour servir d'église aux premiers chrétiens (1) , et peu après, touché de la grâce et gagné par les prédications du saint apôtre, il s'était luimême converti à la vraie religion. Son fils Lusor (2) , vulgairement appelé saint Ludre, reçut aussi le baptême et s'illustra par une sainteté au-dessus de son âge; une mort prématurée l'enleva au ciel, et sur la terre il fut honoré d'un culte public. Le tombeau de l'enfant, placé à côté de celui du père, au bourg 'de Déols, près de Châteauroux, était assez célèbre au sixième siècle pour que saint Germain de Paris, contemporain de saint Grégoire de Tours, y soit venu faire un pèlerinage et passer une nuit en prières (3).

Or non-seulement saint Grégoire, aussi bien que Léocadius, descendait de Vettius Épagathus, l'un des glorieux martyrs de Lyon, mais tout nous porte à croire que l'évêque de Tours était un arrière-petit-fils de Léoca-

(1) Greg. Turon., HisL Franc, lib. I, c. 29.

(2) Id. , de Gloria conf. , lib. , c. 92.

(3)Id.,id.

dius, comme l'indique le nom de son aïeuJe Léocadia (!)• Dès lors est-il possible que notre historien ne connût pas avec exactitude l'époque à laquelle avait vécu le premier sénateur des Gaules qui s'était converti à la parole de saint Ursin, et dont il descendait lui-même en ligne directe ? Nous ne saurions admettre que Grégoire s'est trompé en rangeant Léocadius parmi les descendants de Vettius Épagathus, et qu'il faut corriger cette naéprise en plaçant le sénateur au nombre des ascendants du martyr, afin de le faire vivre au premier siècle de l'Église. Rien ne nous paraît plus faible que les conjectures présentées h l'appui de cette opinion. « Serait-il croyable, écrit M. Faillon (2), que les enfants d'un si généreux athlète de la foi n'eussent pas été élevés dans le christianisme, ou, ce qui serait sans exemple dans des enfants de martyrs, qu'ils l'eussent ensuite abandonné pour retourner au culte des faux dieux? La dignité de premier sénateur des Gaules montre encore que Léocadius n'était point petit-fils de Vettius Epagathus, puisqu'on ne comprendrait pas que les empereurs romains eussent élevé à de si grands honneurs le petit-fils d'un homme mis à mort sous Marc-Aurèle par la main des bourreaux. » Pourquoi? Qui donc n'a point appris, à la lecture des Pères, qu'aux premiers siècles de l'Église, dans les familles riches et puissantes, des considérations humaines, l'intérêt politique et l'appât des honneurs l'em-

(1) Greg. Turon., Vitœ Patrum, c. 6. « Sancti Galli pater uoniine Georgius, maler vero Léocadia a slirpe Vectii EpagaUii clescendens. — Saint Gall, évêque des Arvernes, et le sénaiPur Floreniius, père de saint Grégoire de Tours, étaient les enfants de Georgius et de Léocadia.

(2) Monuments inédits sur l'apostolat de sainte Madeleine, t. II, p. -ilo.

portaient trop souvent sur les motifs de religion, pour étouffer ta la fois les cris de la conscience et la voix de la vérité? Il faudrait avoir trouvé d'autres raisons avant d'écrire (1) : « Grégoire savait que Léocadius et Épagathus étaient de la même famille, à laquelle sa propre mère appartenait, comme lui-même nous l'apprend, sans savoir pour cela quel était celui des deux qui descendait de l'autre. » Nous voudrions des preuves plus convaincantes pour accuser d'une ignorance aussi grossière sur sa propre famille un prélat d'une naissance illustre, qui tenait par les liens du sang aux évêques de Lyon, de Langres et de Clermont, saint Nicétius (2), saint Grégoire (3) et saint Gall (i), tous vivement intéressés à savoir et à conserver avec un religieux respect les traditions de Léocadius, de saint Ludre et de Vettius Épagathus, la gloire et l'immortelle couronne de leur maison.

Ces souvenirs étaient d'autant moins exposés à se perdre, à s'altérer ou à se confondre dans l'esprit de saint Grégoire de Tours, qu'il était plus facile à l'évêque de remonter à la vraie source par son aïeule, et surtout par celle qui devait à ses yeux tenir, après le martyr Vettius Épagathus, la première place parmi ses ancêtres, la vierge Léocadia. Elle passa dans la famille comme une céleste apparition, et mourut à l'âge de seize ans, heureuse, dit sa touchante épitaphe, après s'être consacrée à Dieu, de remettre son âme entre les mains du Sei-

(1) Monuments inédits, t. II, p. 414.

(2) Greg. Tur., Bist. Franc, lib. v, c. G.

(3) Id.

('0 Id., Vilœ Patrum, c. G, 1.

gneur (1). Son corps, par une faveur singulière, fut déposé dans l'église des Machabées, à Lyon, près du tombeau des saints martyrs. C'était sous le treizième consulat de l'empereur Théodose II, l'an ASO.

Nous concluons donc, d'accord avec saint Grégoire de Tours, que saint Ursin est venu en Gaule au troisième siècle, qu'il est le premier évêque de la ville de Bourges, et que la maison du sénateur Léocadius servit d'abord aux réunions des chrétiens, qui la transformèrent plus tard en basilique. Comme sainte Valère était fille de ce même Léocadius, et qu'elle se convertit à la prédication de saint Martial, nous sommes amené par cet enchaînement de faits, qui fournit une raison sans réplique, à rapporter au même temps l'apostolat de l'évêque de Limoges (2).

Mais on oppose à ces conclusions le témoignage des actes de saint Ursin, que l'on assure être antérieurs à Grégoire de Tours, qui n'a pu ne pas les avoir sous les yeux, tant il existe de conformité entre ces actes et son propre récit, u II y a, dit M. Paillon (3), quant au fond, une parfaite identité entre le contenu des actes de saint Ursin et ce qu'on lit dans saint Grégoire. On y voit la mis-

(1) M. le Blani, Inscript. chréL, t. I, p. 89, a relevé l'épilaphe de la jeune vierge :

IN HVC LOGV REQVIEVIT LEVCA.DIA.

DEO SACRATA PVELLA QVI VITAM SVAM PROVT PROPOSVEIIAT GESSIT QVl VIXIT ANNoS XVI TANTVAI BEATlOll IN DNo CONDIDIT MENTE Vl PTS CONSV THEVDoSt XIII

(2) Breviar. Parisiense, i julii.

(3) Mémoires inédits, U II. p. -407.

sion des sept évêques, qui sont les mêmes. Or voici ce que nous lisons dans ces actes tels que les présente un manuscrit très-estimé de la Bibliothèque impériale (1) : « Le très-saint Ursin, l'un des soixante-douze disciples, le premier évêque de la ville de Bourges, fut envoyé de Rome par les saints apôtres, dans la compagnie de saint Denys de Paris, de saint Saturnin de Toulouse, de saint Paul

de Narbonne de saint Austremoine d'Auvergne',

de saint Vatien de Tours. » Comparez ce passage à celui de Y Histoire des Francs, vous trouverez sinon la même date, au moins les mêmes noms, excepté celui de saint Martial, que l'on a jugé à propos d'efFacer.

« C'est, continue !M. Faillon (2), la même identité de détails sur l'origine de l'Église de Bourges. D'où nous sommes en droit de conclure que saint Grégoire lui-même y a puisé. » Et il cite comme exemple une expression (3) : n Léocadius prit trois pièces d'or en signe de bénédiction » , qui se trouve également reproduite dans les deux auteurs.

A l'objection tirée de ces actes nous n'avons qu'une ob-

(1) Manuscrit de Saint-Germain, fonds de M. de Harlay, ri° 369. Monuments inédits, t. II, p. 423. — « Sanctissimiis ijilur ac de sepluaginla domini Jesd Christi, discipulus Ursinus, Biturigaî urbis primus fuit episcopus, qui a sanctis aposiolis ab urbe Roma, cum preiiosinimn prolomariyris Christi Stephani sanguine, coraiiibusque qui sunt sanctus DioDvsius Parisiacensis, sanctus Salurninus Tholosensis, Trophimus

Arelatensis, Paulus Narbonensis. Ausiremonius Arvernensis, et

sanctus Tatiauus episcopus, evangelii semina sparsurus Galliis directus fuisseï , Bilurigensium fines ingressus est. »

(2) Monuments inédits, t. II, p. 407.

(3) Id., t. II, p. 409. — Saint Grégoire dit, Eist. Franc, Jib. r,. c. 29 : « Accepiis de Lis tribus aureis pro benediciione. » Le manuscrit des actes de saint Ursin, Monum. inéd. , t. II, p. 426. m Très aureos quasi pro benediciione suscipiens. »

servation à faire : c'est qu'en admettant que saint Grégoire ait eu ce document sous les yeux, rien ne prouve que le manuscrit de la Bibliothèque impériale en soit une copie authentique. Ne serait-ce pourtant pas le point capital à établir ? Nous sommes en droit et en mesure de soutenir le contraire. En effet, cette copie date de l'époque où les prétentions des moines de Saint-Denis et.de Saint-Martial substituaient leur sentimentparticulier aux traditions auparavant en honneur dans les Églises des Gaules. Il est facile de constater des interpolations manifestes qui prouvent que la pièce a été remaniée, la narration modifiée suivant les idées du moment, et par suite, que l'intégrité des anciens actes a subi de graves atteintes. « En cela, dit M. Paillon (1), l'auteur anonyme a suivi la pratique commune des écrivains de son temps, qui accommodent leurs récits aux façons de parler alors en usage. >>

L'aveu est bon à recueillir, et le procédé historique facile à constater. Ainsi le nom de saint Martial est effacé (2) pour sacrifier à certaines susceptibilités qui, voulant faire un apôtre du premier pasteur de Limoges, ne pouvaient le laisser en compagnie de simples évêques. De plus, il est raconté que saint Ursin ne gagna d'abord à la foi que des personnes du peuple, en quoi l'accord le plus parfait existe entre les actes et l'Histoire des Francs (3j ; mais un instant après, l'auteur des actes

(1) Monuments inédits, t. II, p. ilO.

(2) Id., p. Z|23.

(3) Id. Nous lisons dans le manuscrit : « Cœpere namque ad ejus prœdicationein, primum pauperes, ac veterani utriusque sexus conver nire, dehinc médiocres. » — Saint Grégoire est du môme avis, Hist. Franc, lib. i, c. 29. h Ex his ergo pauci admodum credenles. »

parle des fruits de la prédication de saint Ursin , de la conversion de la ville de Bourges presque tout entière, et d'une multitude innombrable de fidèles gagnés à la pratique de l'Évangile (1) , succès que le récit de saint Grégoire est loin de laisser pressentir. Ce n'est pas assez : ces actes nous présentent Léocadius comme investi par les empereurs romains des éminentes fonctions du gouverneur général de la Bourgogne et de l'Aquitaine (2) . Puis, désignant les néophytes baptisés en si grand nombre par saint Ursin, l'auteur appelle la religion qu'ils ont embrassée du nom de catholique (3), et cette expression se retrouve ailleurs dans la suite du récit (4) .

Un copiste si peu discret dans sa façon d'écrire l'histoire, si préoccupé de conformer son œuvre au langage et aux idées de son époque, s'est montré logique : il n'a pas craint de changer la date de la venue de saint Ursin et de le compter parmi les soixante-douze disciples, suivant l'opinion que l'on tendait à faire prévaloir, sans prendre souci de saint Grégoire, l'historien des vraies traditions de nos Églises, qui n'avait ni vu ni lu rien de pareil dans le texte primitif des actes soumis à ses investigations.

Le témoignage des actes de saint Ursin tel qu'il se pré-

(1) Monuments inédits, u II, p. 425. — Le manuscrit ajoute : « Cum jam lam innumera fideliuin multitudo ad eunidem Chrisli servum convenire cœpisset. n

(2) Id., p. 424. « Qui sub poteslate Romani imperaloris constitutus in Burgundiam atque Aquitaniam potenlissime principabatur. »

(3) Id. « ïautaque ibidem catholicae religionis fama excrevit, ut pêne cuncia; Biturigensium incolsé ad audiendum Dei verbum sua sponte iiluc convolarent. »

{h) Id. , p. 426 : « Quia ergo viam fidei catholicae miiissiraus princeps audiens. » — « Calholicus denique effectus lanto fidei calore exarsit. »

sente n'est donc pas irrécusable ; ceux qui croyaient trouver dans cette pièce un point d'appui pour le système d'antiquité qu'ils attribuent aux Églises des Gaules, ont vite senti que le fondement reposait sur le sable. C'est pourquoi l'on a dû chercher une nouvelle assise plus solide ; elle a paru se rencontrer fort à propos dans un autre document qui nous est offert environné du plus pompeux éloge, pour servir à rectifier les actes de saint Ursin. C'est un manuscrit provenant de l'Église d'Arles, dans lequel nous lisons (1) : « Sur sept hommes envoyés dans les Gaules par saint Pierre, du temps de Néron. — Sous Claude, l'apôtre Pierre envoya quelques disciples dans les Gaules, pour prêcher la foi aux nations ^ il assigna une ville à chacun d'eux. Ce furent Trophirae, Paul, Martial, Auslremoine, Gatien, Saturnin et Valère. » Que d'autres se complaisent dans la découverte qui semble leur fournir de meilleures armes, nous ne saurions accorder la même confiance à ce document, et surtout nous ne pouvons y voir la confirmation expresse de la mission en Gaule des sept évêques au premier siècle. Comment, en effet, tenir en si haute estime un témoignage qui ne donne pas à saint Denys i-ang parmi ces sept évêques? Comment ne pas suspecter la bonne foi d'un auteur qui ne craint pas de substituer au fondateur de l'Église de Paris le nom du premier évêque de Trêves, saint Valère? Si cet auteur, n'osant augmenter le nombre trop bien connu des sept prélats missionnaires, a cru, pour une raison particulière, devoir modifier à son gré l'histoire de nos origines et remplacer saint Denys par saint Valère, un motif analogue ne l'a-t-il

{i) Bibliothèque impériale, n° oo37, — Monuments inédits, t. II,

pas porté à changer également l'époque de leur prédication, à modifier les dates et à confondre des missions parfaitement distinctes ? Déplus, s'il faut, par le manuscrit de l'Eglise d'Arles, corriger les actes de saint Ursin, nous voudrions qu'il nous fût expliqué comment ces mêmes actes, antérieurs à Grégoire de Tours, puisqu'il les a suivis, ont à leur tour substitué le nom de saint Denys à celui de saint Valère.

Au demeurant, qu'est-ce que tout cela prouverait? Que l'évêque de Tours trouvant, d'une part, dans des documents plus anciens les sept pontifes et Ursin leur compagnon, d'autre part, comparant ces listes avec les traditions des Eglises qui lui étaient mieux connues, s'est vu naturellement amené à réunir le nom de ces prélats et à fixer à la même époque la date de leur mission dans les Gaules. Mais rien ne nous oblige à admettre que Grégoire avait sous les yeux ces documents tels qu'on nous les présente aujourd'hui. Qui nous dit que les manuscrits du onzième ou du douzième siècle reproduisent exactement les pièces originales? Qui nous assure même l'époque à laquelle elles ont été rédigées?

Une chose est certaine, c'est que ces manuscrits sont en opposition formelle avec l'ancienne hagiographie des Gaules et avec les vieilles traditions de l'Église romaine. Ses martyrologes le prouvent. « A Bourges, dit Adon (1) ,

p. 373. — Nous donnous ci-contre une copie de ce manuscrit. Il est inutile de faire remarquer le changement d'écriture "a la troisième ligne, et l'incohérence des dates. -^ Tempore Neronis sub Claudio.

(1) Ado, Martyrol. 9 novemb. « Apud Bituricas, S. Ursicini, qui Romaî ordinatus a successoribus apostolorum primus eidera urbi destinaïur episcopus. »

COPIE DU MANUSCRIT DE l'ÉGLISE d'aRLES Bibliothèque impériale, n" 5537.

S. Ursicin, qui fut ordonné à Rome par les successeurs des apôtres et envoyé dans les Gaules comme premier évêque de Bourges. » Usuard ne change pas un mot à cette commémoration, et le Martyrologe romain la reproduit dans les mêmes termes, en donnant sni saint évêque le nom d'Ursin. De plus, nous avons dans l'Histoire des Francs un livre d'une authenticité irrécusable, et dans Grégoire de Tours un écrivain dont la véracité est attestée par la concordance des témoignages les plus anciens, Sulpice- Sévère, les actes de saint Saturnin, la lettre des évêques de la Narbonnaise, l'autorité du pape Zosime, celle des sept évêques du Nord écrivant à sainte Radegonde ; il nous est impossible d'ajouter la même foi à des actes d'ailleurs, si l'on veut, fort respectables, mais dont la rédaction primitive n'a point de date précise, et qui sont arrivés à notre connaissance en feuilles manuscrites copiées par des mains d'une fidélité suspecte.

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