‹ Les origines de l'Église de Paris [microform]; établissement du christianisme dans les gaules; Saint Denys de ParisChapitre 22 sur 48 · PIÈGES JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

PIÈGES JUSTIFICATIVES

Nous avons rassemblé sous ce titre les principaux documents qui nous ont servi dans l'étude et la discussion des origines de l'Égiise de Paris. Les plus anciens et les plus authentiques, constatant les traditions de la Grèce, de Rome et des Gaules, établissent la distinction entre saint Denys d'Athènes et saint Denys de Paris : tels sont le vieux Martyrologe romain, célébré par le pape saint Grégoire le Grand, V Histoire des Francs de saint Grégoire de Tours, les premières éditions des actes latins de saint Denys les Martyrologes d'Adon et d'Usuard.

D'autres pièces maintiennent cette distinction, mais en attribuant la mission de saint Denys dans les Gaules, au pape saint Clément, successeur immédiat de saint Pierre : ainsi font certains exemplaires des actes latins de saint Denys, l'hymne dite de Fortunat, les diplômes de Thierry IV et de Pépin le

Bref, et un texte du concile tenu à Paris en 824. L'autorité de ces témoignages est fort compromise; ils semblent pour la plupart altérés, modifiés, interpolés, quand ils ne sont pas apocryphes.

Les derniers monuments se rapportent à l'aréopagitisme : ce sont les lettres de Louis le Débonnaire, d'Hilduin, d'Anastase le Bibliothécaire, d'Hincmar, qui appuient la confusion des deux saints Denys sur les écrits d'Aristarque, de Visbius, sur le Martyrion de saint Méthode , sur des Acta faindosa de saint Denys, et sur une hymne attribuée à saint Eugène de Tolède. La valeur historique de ces témoignages divers laisse tout à désirer au jugement de la critique la plus impartiale.

Ces pièces justificatives s'expliquent et se complètent par les mémoires de notre Martyrologe romain ; ils méritent attention surtout après l'aveu de Gavantus, car ils sont d'une diversité surprenante sur les sept évêques et sur les douze apôtres compagnons de saint Denys.

Nous indiquons les pages de notre travail où sont discutés ces témoignages, mettant ainsi nos lecteurs en présence du document et de la critique, afin qu'ils puissent prononcer eux-mêmes sur l'établissement du christianisme dans les Gaules et sur les origines de l'Église de Paris.

VETUS MARTYROLOGIDM ROMANUM

An. C. 320.

3 ocTOBRis. — « Alhenis, Dionysii Areopagitse, sub Adriano diversis tormentis passi, ut Aristides testis est in opère, quod de Christiana religione composuit : hoc opus apud Athenienses inter antiquoruni memorias clarissimum tenetur. »

9 OCTOBRIS. — « Parisiis, Dionysii episcopi eu m sociis a Fescennino gladio animadversi. »

{Originns de l'Eglise de Paris, p. 21 o et 373.)

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