Loc. cit., p. 33 et pi
l'autre de Zet*. Le tombeau de Zer est O des plans (plan
1. C'est une question non réglée encore, du moins en termes explicites, que celle de savoir si tous les édifices thinites de la nécropole d'Abydos étaient des tombeaux royaux, ou simplement des tombes particulières de l'époque des rois dont on y rencontre les noms. Rien de plus facile à expliquer, dans la seconde hypothèse, que la présence d'inscriptions au nom du roi dans la tombe; en ce qui concerne particulièrement les bouchons de jarre avec empreintes, nous avons remarqué maintes fois que les cylindres avec nom royal qui servaient à les sceller appartenaient à un fonctionnaire ou à une fonction, et non au roi luimême. Mais si les tombas d'Abydos sont des sépultures particulières, comment interpréter la présence, dans plusieurs d'entre elles, de grandes stèles en pierre au nom des Horus Zet, Semerkha. Qa et Perabsen? Il semble que les quatre tombes en question, tout au moins, sont des tombes royales; car si les nombreuses stèles particulières qu'on rencontre dans les cellules funéraires d'Abydos portent le nom du défunt qui reposait là, — et il ne semble pas douteux qu'il faille les interpréter de la sorte, — si d'autre part, la belle stèle de Merneit, dans le tombeau Y qui est de l'époque de Den, porte le nom du défunt princier pour qui cette tombe fut bâtie, on ne voit pas quelle raison on pourrait invoquer pour interpréter différemment la présence d'une stèle dans un tombeau, lorsque le nom qu'elle porte est un nom royal. Mais il ne résulte pas de là que tous les tombeaux de la nécropole sont des tombeaux royaux; de l'époque de Den, on connaît à Abydos deux tombeaux, celui dit de Ben et celui de Merneit; le dernier, tout au moins, n'était pas la propriété d'un pharaon. On possède d'autre part, à Bèt Khallaf, dans le groupe dénommé K, quatre tombes, 1,3, 4 et 5 du groupe, qui toutes appartiennent à Noutirkha-Zosir par les empreintes de cylindres qu'elles renfermaient; il n'est point contesté que les petites tombes 3,4, 5, sont des sépultures particulières; mais alors, pourquoi en serait-il autrement de la tombe principale Kl, qui ne diffère des édifices voisins que par les dimensions de sa masse ? Il est d'autant plus certain que Kl ne fut pas la sépulture de Noutirkha, qu'on sait que Noutirklia possédait la pyramide à degrés de Saqqarah. Ce grand tombeau de Bét-Khallàf était donc une sépulture particulière, princière sans doute mais non royale, et il n'est pas sans intérêt de remarquer, dès lors, que cette tombe particulière surpasse par ses dimensions toutes les tombes de la nécropole antérieure d'Abydos, exception faite pour celle du règne de Khasekhmoui.
Nous considérerons en conséquence, jusqu'à intervention de renseignements contraires, les tombes thinites du type d'Abydos comme étant des sépultures non royales, et lorsque nous parlerons de la tombe « de Zer » ou « de Khasekhmoui », conformément à l'usage, cela ne devra être interprété que comme une désignation d'époque.
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spécial dans Pétrie, RT II, LX); c'est le fameux tombeau d'Osiris. Le plan est carré, sur 15 mètres de côté environ, murs épais de 3 mètres et profondeur conservée de 3 mètres : comme pour les tombeaux précédents, nul renseignement sur la position relative du sol extérieur primitif. De même aussi que dans les tombeaux B, pas d'escalier de descente lorsqu'on se trouve sur la crête du mur'. Sur trois faces de l'édifice, conformément à une disposition qu'on retrouvera au temps de Zet, des murcttes courtes se détachent perpendiculairement du mur périphérique et forment, à l'intérieur, des cellules de quelque 2 mètres de profondeur, ouvertes sur l'espace libre central. Notons encore que le tombeau O est entouré, à distance, d'une véritable ruche de cellules rectangulaires, groupées en rangées et les rangées accolées ou séparées par des avenues régulières ; ce quartier funéraire est le mieux ordonné, avec celui qui entoure la tombe T (Den), de tous ceux analogues de la nécropole.
La tombe de Zet, Z des plans, est la seule de la nécropole d'Abydos qui soit restée à même de fournir quelques renseignements sur la configuration en profil et les détails de la toiture, et vérifier ce que nous ont enseigné à ce point de vue les tombeaux de Naga ed-Dêr. Pour la tombe Z d'Abydos nous avons, outre les plans d'ensemble cités plus haut, les plans particuliers, coupes et élévations perspectives de RT I, LXI, LXII et LXIII.
La tombe a la même disposition générale, en plan, que celle de Zer. Dans un espace rectangulaire de 13 mètres sur 10 mètres, délimité par un mur en briques d'épaisseur énorme, est tracée, symétriquement par rapport au grand axe et à partir d'un des petits côtés du rectangle, une chambre centrale de 10 mètres sur 6, dont les côtés sont distants du mur périphérique, par conséquent, de 2 mètres sur les longs côtés, de 3 mètres sur le petit côté opposé à celui de base; la bande qui règne ainsi sur trois faces est
1. L'escalier dont on connaît l'existence dans cette tombe est d'époque postérieure; il date du temps où l'édifice fut converti, sous le Nouvel Empire, en une chapelle d'Osiris.
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divisée en niches, de largeur inégale et de profondeur correspondant à la largeur de la bande, par des murettes qni se détachent perpendiculairement du mur phériphérique et s'avancent jusqu'à la limite de la chambre centrale. Ces niches s'ouvrent sur la chambre centrale à leur extrémité antérieure, sauf dans le voisinage des deux coins où leur alignement tourne à angle droit; le recoupement des murettes a pour effet, en ces endroits, de murer complètement un certain nombre de ces petits espaces, transformés ainsi en puits rectangulaires: mais la tombe toute entière n'est elle-même qu'un vaste puits rectangulaire, comme toutes celles que nous avons rencontrées jusqu'à présent.
Lorsqu'on étudie la coupe [loc. cit., LXII), on se rend compte que le gros mur, dont le parement extérieur n'est pas atteint, était mur de soutènement sur la totalité de sa hauteur, ce qui met le fond de la chambre à 2™, 25 en contrebas du sol extérieur; quant au parement intérieur, il montait jusqu'à la toiture, c'est-à-dire un peu plus haut, à 2°i,50 au dessus du fond de la chambre : la toiture dépassait légèrement le niveau du sol extérieur, et la plateforme du gros mur était à deux gradins, le plus élevé du côté de l'intérieur. Immédiatement sur la crête de ce gradin intérieur s'élevait, enfin, une murette de 0m,60 d'épaisseur et d'une hauteur supplémentaire de 1 mètre, dont on comprend sans peine le rôle dans l'organisation de la couverture. Celle-ci, en effet, était constituée par des solives jetées sur la largeur de la chambre centrale, — 6 mètres, — et appuyées, aux extrémités, sur deux semelles joignant l'extrémité des crêtes de toutes les murettes, et au milieu, peut-être, sur une poutre centrale portée par des poteaux. Sur cette travure reposait, sans nul doute, un cours de bois jointifs, réalisant une couverture identique à celles des petits tombeaux de Naga ed- Dêr, et dont les interstices étaient bouchés avec une paille dont on a retrouvé des traces dans les angles; sur ce toit reposait, enfin, une couche de sable que retenait latéralement la murette paraphérique. La petite terrasse rectan-
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gulaire ainsi constituée dépassait le niveau du sol de 1 mètre, et la massive apparence qu'un tel dispositif devait présenter est une raison importante de croire que l'édifice comprenait encore, comme sous le même règne à Nezlet Batran, un grand organe de couronnement et d'enveloppe.
A l'intérieur, la chambre centrale était planchéiée, de madriers jointifs disposés dans le sens de la largeur et reposant sur des semelles longitudinales; il en subsiste des fragments. C'est sur la semelle centrale, évidemment, que venaient prendre appui les poteaux supports de la poutre médiane de la couverture; quant aux semelles extrêmes, qui couraient à la base des extrémités des murettes de séparation des niches, elles recevaient, en même temps que l'about des madriers de plancher, Tabout de madriers verticaux disposés de façon à former cloison pour isoler chacune des niches de la chambre centrale. Un autre détail d'architecture bien curieux consiste dans les fausses portes, — on ne saurait, en vérité, les désigner autrement, — cavités rectangulaires peu profondes ménagées dans la paroi du fond ou Tune des parois latérales de chaque niche, et peintes en rouges. La pi. LXIII de RT \ donne une idée de cet organe étrange, qui se rencontre également dans les niches de la tombe de Zer.
La période architecturale qui commence avec le règne de Den fournit des édifices remarquablement importants à Abydos et d'autres beaucoup plus modestes à Naga ed Dêr, mais tous étroitement apparentés avec ceux de la période antérieure par la construction de la couverture et la disposition en excavation des chambres funéraires. Mais on commence à rencontrer un organe nouveau, un escalier de descente aux chambres qui rend plus aisément accessibles, avant leur obturation définitive au moment des funérailles, les puits que forment ces chambres dans le dispositif antérieur. Pour le règne de Den, on possède à Abydos deux grands tombeaux, celui dit de Den et celui de Merneit. Pour le premier (T), le plan particulier se trouve dans RT II, LXII (cf. descr., p. 9-11). Nous passerons sous silence les singulières irré-
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gularités du dessin en plan, qui comprend simplement une grande chambre rectangulaire de 17 mètres sur 10, sans niches intérieures, ceinturée d'un énorme mur épais de 3 à 5 mètres. Le sol était /?«fe en blocs de granité. On accède à la chambre par un escalier droit d'un développement longitudinal de 12 mètres, qui descend, large de 2 mètres environ, entre des murs de soutènement de plus en plus hauts et de plus en plus épais; au débouché extérieur, en haut, il s'évase en forme d'entonnoir; à l'extrémité inférieure, au milieu d'un des petits côtés de l'édifice, il aboutit à une porte dans les montants de briques de laquelle sont ménagées des rainures destinées à recevoir une herse de pierre au moment de la clôture du tombeau. La chambre, comme on voit, était profondément excavée. Tout vestige de la toiture a disparu, mais on n'a pas de raisons de croire qu'elle différait de celle des tombeaux antérieurs, et ceux qu'on va voir dans un instant nous démontreront que la toiture du tombeau T était bien constituée de la même manière.
Tout autour du tombeau, principalement sur deux faces d'un grand rectangle concentrique, se développent de vastes rangées de cellules funéraires, uniformément construites et accolées sur trois lignes. A l'angle opposé, un petit tombeau de construction singulière, à escalier descendant pourvu d'une herse à l'entrée de la chambre, est soudé au tombeau principal.
Voici maintenant, contemporain de Den, le tombeau de Merneit (Y), bien connu par la stèle au nom de ce personnage, homme ou femme, qui fut trouvée dans la chambre. L'architecture (plan particulier et coupe, RJ \, LXV) est plus simple que celle du tombeau précédentetnous ramène, pour ainsi dire, à la période antérieure. Plus d'escalier. Le plan, d'une symétrie remarquable, comprend une chambre centrale, de 10 mètres sur 6'". 50, complètement entourée d'un mur épais de l^^.SO et, extérieurement, d'un second mur concentrique de même épaisseur. L'espace annulaire, large de 1™,50 environ, est divisé avec une symétrie parfaite en huit chambres par des murs traversauxqui relient
entre eux le mur intérieur et le mur extérieur, et d'épaisseur identique. Ce plan très simple n'est pas sans analogie avec celui de la grande tombe de Negadah.
Le système de couverture de la chambre centrale est indiqué par des pilastres en briques accolés à la paroi intérieure du mur, et des poteaux en bois dont il subsiste des vestiges. Nul doute que la couverture ne fut identique à celle que nous avons décrite à propos des divers édifices du temps de Zet; la hauteur de la chambre était environ de 2°^, 50. Traces, également, d'un plancher en bois.
Après ces tombeaux vient, à Abydos, celui-ci d'Azab (X), particulièrement modeste dans ses dimensions {RT I, LXI, LXV). Un escalier droit descendant, d'une longueur de 8 mètres et plus régulièrement construit que celui de Den, donne accès dans une chambre rectangulaire de 8 mètres sur 4°^, 50. orientée perpendiculairement à l'escalier; au bas de celui-ci, la chambre était fermée par une herse. Toujours la môme hauteur de 2™, 50. Les murs qui forment les longs côtés de la chambre se prolongent audelà, du côté opposé à l'escalier, sur une longueur d'une dizaine de mètres, de manière à envelopper une deuxième chambre plus petite, séparée de la première par une cloison de plus de 2 mètres d'épaisseur.
Le fond de la chambre a conservé la plus grande partie de son remarquable plancher en bois, et des restes des poteaux en bois qui supportaient la toiture. La fermeture de l'entrée, à l'emplacement de la herse, était constituée par des madriers de bois superposés, engagés et coincés dans les rainures latérales avec des briques, et confortés par un mur de briques sans liaison élevé en arrière.
A l'époque de Den et d'Azab appartiennent sans doute, par raison d'analogie, les tombeaux de Naga ed Dêr en excavation, à couverture plate et avec escalier de descente, dont on connaît un certain nombre. Ce sont de modestes édifices qui conservent le plan antérieur de Naga ed Dêr, une chambre centrale carrée flanquée de deux couples de petites chambres, le tout ayant une longueur de 8 mètres
en moyenne*. Entièrement en excavation, les chambres ont une hauteur de 1^,15 sous toiture, celle-ci constituée, toujours pareillement, d'un lit de bois supportant une hauteur de 1 mètre de brique ou de sable enclos par une murette de brique : cette dernière disposition est celle de 1581 de Naga ed Dêr, où la murette supérieure est construite en discordance avec les murs de soutènement bas, non sans analogie, comme on voit, avec les détails qu'on observe au grand tombeau de Zet à Abydos. Quant à l'escalier des tombeaux de cette catégorie, à Naga ed Dêr, il est perpendiculaire, en plan, à la plus grande longueur de l'édifice et aboutit au milieu du grand côté de la chambre centrale.
Autour du tombeau 1581 dont on vient de parler, voici enfin paraître des restes bien conservés du mastaba en superstructure dont 1506 seul (Zer ou Zet), à Naga ed Dêr, avait jusqu'ici montré des vestiges. Autour de l'excavation de 1581, à 3 mètres de distance, coiirent deux enceintes périphériques rectangulaires^ dont Textérieure porte encore trace de niches décoratives. L'existence de ce double parement, pour la superstructure massive, est assez difficile à expliquer, et nous le rencontrerons plus tard encore dans la même localité.
On arrive ensuite, à Abydos, à l'époque de Semerkha, qui est celle du tombeau U (plan particulier et coupe, RTl, LX, LXVll) ; cet édifice présente cette particularité importante et que nous n'avons rencontrée encore que dans le grand édifice de Negadah, que le sol de la chambre est de plain-pied avec le sol extérieur et que l'édifice, par suite, était tout entier construit en élévation. Il n'y avait point, en effet, d'escalier, mais une large porte de 3 mètres d'ouverture donnait accès directement dans la chambre centrale, à l'extrémité d'un de ses longs côtés; cette chambre, ceinte d'un mur de l^jSO d'épaisseur, est longue de 18 mètres et large de 8; il n'y a point de dispositif de herse à l'entrée, qui fut bouchée, lors de la fermeture de