‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 123 sur 135 · Pétrie. Gizeh and Rifeh (1907), p. 7 et |)1. V K · texte numérisé non relu

Pétrie. Gizeh and Rifeh (1907), p. 7 et |)1. V K

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régie par un principe inconnu antérieurement, essayé très timidement au tombeau de Qa à Abydos et peut-être dans quelques-uns des tombeaux voûtés de Naga ed Dér, celui de l'intercommunication des chambres.

Dans le détail, les deux tombeaux de Perabsen et de Khasekhmoui diffèrent assez profondément l'un de l'autre. Celui de Perabsen (P de la nomenclature d'Abydos; plan particulier, RT II, LXI) comprend une chambre centrale rectangulaire de 8 mètres sur 4 environ, dessinée par un mur de 0"\70 d'épaisseur et ouverte à ses deux extrémités sur un espace périphérique rectangulaire que nous appellerons la première enveloppe, d'une largeur moyenne un peu supérieure à 2 mètres et entourée d'un mur de même épaisseur que celui de la chambre : les dimensions extérieures de cet ensemble sont 15 mètres et 11 mètres. Des murettes perpendiculaires dirigées vers l'intérieur, le long des longs côtés de Tenveloppe, séparent des niches dont l'emprise restreint des deux tiers la largeur du couloir périphérique : cette disposition se rattache directement, on le remarque, à celle des niches intérieures des grandes chambres de Zer et de Zet.

Ce n'est pas tout; Xdi première enveloppe s'ouvre, par deux portes, sur un couloir périphérique de deuxième enveloppe qui ne renferme plus de niches, d'une largeur partout inférieure à 2 mètres; son mur extérieur est épais de l'",30 et constitue l'enveloppe générale de Pédifice, dont les dimensions sont au total 20 mètres sur 16. Le couloir de deuxième enveloppe s'ouvre sur l'extérieur, enfin, de plain-pied, par une porte située à l'un des angles.

C'est en somme un tombeau de dimensions modestes, de construction régulière et soignée, sans rien des énormes épaisseurs de maçonnerie de l'époque antérieure. Il ne fait pas de doute que dans la disposition primitive, la porte extérieure était murée.

Le tombeau de Khasekhmoui (V, plan particulier, RT II, LXIII, cf. descr. p. 12-14) a une configuration en plan des plus singulières. C'est un énorme édifice de 75 mètres d'étendue, tout en longueur, de largeur variable depuis l'ex-

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trémilé nord, où elle est de 20 mètres, juscjirau centre, où elle se réduit à 15 mètres, et à l'extrémité méridionale qui n'a plus que 11 mètres. Ce polygone bizarre et très irrégulièrement dessiné renferme une chambre centrale et une soixantaine de chambres annexes, toutes mises en communication par de longs couloirs; deux portes, une à chaque extrémité, s'ouvrent de plain-pied à l'extérieur.

La chambre centrale est constituée par un gros noyau de maçonnerie en briques, — un mur est épais de 2™, 50 — bâti seulement sur deux faces et enveloppant une chambre intérieure en pierres de taille dont la construction est des plus remarquables. Des photographies en sont données dans RT II, LVII, 4, 5, 6. Le sol de cette chambre, également dallé en pierres de taille, est à 2 mètres en contrebas du sol du reste du tombeau, et il ne reste des murs que la partie qui était en excavation, c'est-à-dire une sorte de cuve rectangulaire de 2 mètres de profondeur; ses dimensions horizontales sont 6 mètres et 3™, 50. Gomme l'a observé Pétrie, c'estla plus ancienne construction en pierre actuellement connue ; n'oublions pas cependant qu'on possède aussi des fragments des édifices en pierre de Khasekhmoui à Hiérakonpolis et à El-Kab.

Au sud de la chambre centrale, dans la partie étroite, le plan est très simple: un couloir central donnant accès, à droite et à gauche, dans des chambres symétriquement disposées, séparées par des murs de refend; l'épaisseur de ces maçonneries n'est nulle part supérieure à 0'",70. Au nord de la chambre centrale, comme il y a plus de place en largeur, il y a deux couloirs parallèles et trois rangées de chambres; le couloir ouest dessert deux rangées, une à droite et une à gauche, le couloir est une rangée seulement. A hauteur de la chambre centrale, les couloirs rétrécis passent devant et derrière, et Ton trouve encore de petites chambres accolées symétriquement aux parois opposés de l'édifice.

Le dispositif de la chambre centrale, approfondie par rapport aux chambres environnantes, rappelle celui de la grande tombe de Nezlel Batran, et Ton se demande si

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comme à Nezlet Batran et dans les petites tombes du type courant à Naga ed Dêr, ces grands édifices de Perabsen et Khasekhmoui ne possédaient pas une enveloppe extérieure décorée, qui dissimulait ce que la superstructure du noyau qui subsiste, présente de fruste et en quelque sorte d'inachevé : avec une pareille enveloppe on se rapprocherait singulièrement, remarquons-le, du type de Negadah où le noyau est également en superstructure.

Il faut nous demander, de plus, comment la toiture était organisée, car Reisner, examinant le tombeau de Khasekhmoui, a cru y reconnaître des traces de voûte en encorbellement'. Nous avoTions ne pas bien voir comment le toit en encorbellement du type « II® dynastie » à Naga ed Dêr, pourrait s'adapter à un édifice en superstructure et à parements extérieurs verticaux, et nous préférons admettre qu'au temps de Perabsen et de Khasekhmoui, à Abydos, le toit plat du type « I" dynastie » d'Abydos, de Negadah et de Nezlet Batran, était encore en usage ; tout au plus pourrait-on croire qu'à l'intérieur du tombeau de Khasekhmoui et sous la couverture générale de l'édifice, le puits central en contrebas était muni d'une voûte.

Les architectes d'Abydos étaient, comme on voit, fort arriérés, et lorsqu'ils voulaient innover, ils allaient chercher dans le passé une dispositionmédiocrementheureuse, comme celle du noyau central en superstructure. Gomme, d'autre part, les monuments connus de cette époque sont très peu nombreux, on avait le droit, récemment encore, d'être étonné, envoyant succéder aux édifices informes de Khasekhmoui à Abydos, les extraordinaires tombeaux de Noutirkha à Bêt-Khallaf. Sans transition apparente se présentait à nous, d'un seul coup, la séparation de l'édifice supérieur et des chambres funéraires enfoncées en souterrain, la descente inclinée donnant accès dans les chambres souterraines, la construction de l'édifice supérieur en massif compact, — tout cela se manifeste, au même moment, sous la double forme du tombeau parallé-

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