‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 23 sur 135 · Pap. Westcar, p · texte numérisé non relu

Pap. Westcar, p

48 lie ET Ille'DYNASTlES ÉGYPTIENNES

Nibka\ puis un autre du temps de I 'I ^ Snofrou^

jusqu'à ce qu'enfin, après ces histoires assez brèves et passablement dénuées d'intérêt, le prince Hortatouf^ prenne la parole pour révéler des merveilles contemporaines de Kheops lui-même et amène en scène, ainsi, l'enchanteur Didi et ses prédictions funestes pour la dynastie régnante. Le détail et la suite du récit n'importent pas ici; nous n'avons à retenir que la mention des trois prédécesseurs de Kheops, Snofrou que l'on connaît historiquement bien, et avant lui, Zosir et Nibka. L'orthographe de ce dernier nom royal est ici la même que dans la table d'Abydos et sur les anciens blocs d'Abousir dont nous avons parlé plus haut, Nibka au lieu de iVi^A;^//'t des autres listes hiéroglyphiques et du Conte du Paysan que nous verrons tout à l'heure. Observons aussi que le rédacteur du papyrus semble considérer Zosir comme antérieur à Nibka, contrairement aux indications du canon de Turin et de la table d'Abydos, mais d'accord avec la table de Saqqarah; nous avons été forcés de corriger, en cet endroit, l'ordre de la table de Saqqarah, mais la conformité de ce dernier document avec le papyrus Westcar montre qu'il régnait quelqu'incertitude dans la tradition, relativement à la place où il fallait inscrire le nom de ce roi Nibka ou Nibkari.

On comprend que lorsqu'une histoire fantastique présentait un intérêt d'ordre historique ou religieux, la fiction d'un narrateurparlant devantunroi des dynasties anciennes fût préférable à la simple narration directe ; car l'histoire devenait respectable en raison de son antiquité supposée. Le procédé est le même, au fond, que celui qui consiste à « trouver » des recettes médicales et des formules incan-

1. Ih., p. 1, 1. 19; p. 3. 1. 15, 18; p. 4, 1. 1, 5, 8, 11, 14.

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