‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 41 sur 135 · Pétrie, RT I, XXX, XXXI, XXXVI (stèle n · texte numérisé non relu

Pétrie, RT I, XXX, XXXI, XXXVI (stèle n

5. Maspero, Annales du Service, 1902, p, 189, n" 3, et Riill, Institut Egyptien, 1902, p., 109.

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(v. chap. IV, §, IV, B), d'en donner une explication tout an moins littérale.

Kl, 7.

Bien que cette inscription de la mère royale Nemathapi ne renferme pas de nom de roi et doive être exclue, par suite, des matériaux d'une première classification chronologique, il convient de la mentionner ici pour sa quasiidentité avec l'inscription d'un autre cylindre au nom de la même reine, trouvé dans le « tombeau » de Khasekhmoui à Abydos* :

L'identité, comme on voit, est complète dans la rédaction du nom de la reine et dans celle du titre souvent remarqué déjà « Celle qui prescrit toutes choses faites pour elle ^». Une divergence intéressante est qu'au pre-

1. Morgan, Recherches, II, p. 244, fig. 821; Pétrie, RT II, XXIV, 210; Amélineau, Nouv. fouilles, II, p. 302. Reproduit par Newberry, Scarahs (1906), IV, 15.

2. Cf. ce que disent, sur ce titre, Naville et Sethe dans Zeitschrift^ XXXVI (1898), p. 143-144. Le même titre appartient, comme on sait, à la reine Mertitafes de la IV^ dynastie, ainsi qu'à plusieurs reines du Nouvel Empire, Ahmès, au temps de Tboutmès I (Naville, Deir-el-Bahari, II, 49), Sitra, au temps de Seti I (Maspero dans Proc. S. B. A., XI, p, 192, et Etudes de Myth. et d'arch., IV, p. 329).

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mier cylindre, la reine est mère royale du Sud el du Nord, tandis qu'au deuxième, elle est mère royale du Sud^\ le groupe de droite, d'autre part, est rédigé différemment dans une inscription et dans l'autre, et dans les deux cas, fort difficile à comprendre "■.

La reine Nemathapi est mentionnée dans les inscriptions du tombeau d'Amten, qui avait acquis, entre autres rêve-

nus, celui de ÛÔS 4 k ^T ^ J ^ t ° î' >

o M " ^^^^ pains, chaque jour, des services funéraires de la mère royale du Sud Nemathapi^ ». Amten, comme on sait, ne peut être mort avant le règne de Snofrou. Nemathapi, séparée de lui par un intervalle chronologique plus ou moins considérable, est certainement beaucoup plus proche de Khasekhmoui et Noutirkha, chez qui l'on rencontre les cylindres que nous venons de voir; elle a d'ailleurs précédé le plus ancien de ces deux rois, ou bien a été sa contemporaine : cette situation résulte d'observations générales qu'il n'est pas inutile de résumer ici.

On comprend que lorsqu'on trouve un objet quelconque dans un tombeau fermé aux vivants, ce qui était le cas des édifices de briques des nécropoles thinites, cet objet ne peut être, à moins d'accident du à un bouleversement

1. Exactement mère des enfants du roi du Sud, si le signe sous le vautour, comme l'indiquent Selhe (dans Mahasna, p. 22-23) et Maspero

(7?et'. arch.j 1898, I. p. 307). est une combinaison des signeg I et (T|.

Observons cependant que ce signe pourrait être simplement une forme

à la partie inférieure très développée du signe :A:, qui remplace très

fréquemment le signe J; à l'époque memphite, notamment dans le titre

2. Le premier signe du groupe, dans la deuxième inscription, est le collier ^, g.

3. LD II, 6; Aegyplische Inschriften ans den Kiin. Museen zu Berlin, il, p. 74. Cf. Maspero, Et. Egyptiennes^ II, p. 220-226.

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ultérieur, que de l'époque du tombeau ou d'une époque plus ancienne. Or il arrive assez souvent que dans un tombeau nettement daté par des monuments nombreux au nom d'un certain roi, on rencontre une inscription au nom d'un autre roi, et il s'ensuit des vérifications de situation chronologique fort précieuses. Gomme nous le verrons plus loin, on vérifie ainsi que Holepsekhmoui, Noutirni et Sekhemab sont antérieurs à Perabsen, que Hotepsekhmqui et Noutirni sont antérieurs à Khasekhmoui, et que Perabsen est antérieur à Noutirkha. Le principe a été indiqué pour la première Ibis par Sethe', et comme nous l'avons montré plus complètement-, il permet de constater qu'Azab est antérieur à Semerkha et que tous deux sont antérieurs à Qa^ Sethe a très ingénieusement remarqué que dans le cas où le nom étranger au tombeau se lit sur une empreinte de cylindre, on avait une jarre scellée sous le règne d'un roi antérieur à la sépulture, une jarre de vin vieux par conséquent; et comme on ne peut supposer que ces jarres aient été conservées au delà d'un nombre d'années relativement peu considérable, il en résulte que dans le cas de ces empreintes, le roi étranger au tombeau, peu éloigné chronologiquement du roi du tombeau, a toutes chances d'être son prédécesseur immédiat. En ce qui concerne particulièrement Khasekhmoui et Noutirkha, sous les règnes desquels on dépose encore dans les tombeaux du vin de la reine Nemathapi, on voit que ces deux rois, très voisins de Nemathapi, sont forcément très voisins l'un de l'autre. Quant à Nemathapi, il est très probable qu'elle

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