‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 42 sur 135 · B«itrâge zur àltesten Geschichte, p · texte numérisé non relu

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2. Weill, Notes etc., I, lii^^ est-il bien un nom royal? dans Bec. de travaux, XXIX (1907), p. 29.

3. Rappelons, comme fait remarquable du même ordre, qu'un vase au nom d'Azab a été trouvé par Amélineau dans le grand tombeau de l'époque de Khasekhmoui à Abydos (Amélineau, Nouv. fouilles, II, XXI, 4). Il est inutile de dire qu'on n'aurait pas besoin de cette vérification pour savoir qu'Azab est antérieur à Khasekhmoui.

était la mère ou l'épouse du premier des deux rois; peutêtre était-elle leur mère à tous deux.

Kl, 8.

On trouve, sous ce n", une petite inscription de cylindre de Perabseiii peu intéressante par elle-même mais dont la présence dans le tombeau K,, au milieu de toutes les empreintes au nom de Noutirkha, montre d'après ce qui vient d'être dit que Perabsen est antérieur à Noutirkha et n'est pas séparé de lui par un intervalle très considérable.

Nous reproduirons l'inscription plus loin (même chap., § III, B), avec les autres inscriptions de Perabsen,

Kl, 10.

Inscription analogue à celle du cylindre de Noutirkha à ===^=

Hiérakonpolis que nous avons cité au début du présent paragraphe.

Kl, 12.

« Vin de Sa Majesté {[sotep'?] sa) l'Ho-

rus Noutirkha, de son vignoble... (?) ».

Interprétation quelque peu douteuse.

Kl, 14.

Le groupe de droite est difficile à interpréter, faute de posséder par ailleurs quelque mention analogue. Quant à celui de gauche, où figure la qualification royale sotcp sa ,

il est très heureusement éclairci par la présence du même titre, sous une forme un peu différente, dans l'inscription de la statue de Khoutaa au musée de Berlin. Khoutaa, qui appartient, comme nous verrons plus loin (chap. IV, § IV),

au règne de Snofrou, est qualifié de | 4" ^ ^ 'l ' ?r^ \ ""^ ^^. Le groupe des deux premiers mots est évidemment identique au groupe ^^\ 4* du cylindre de Noutirkha, et le mot obscur -f de ce dernier cylindre devient clair

sous la forme | t ^ •' car nous avons là le mot connu sneiiy « image, copie, reproduction ». Il signifie souvent, comme on sait, « reproduction par écrit », mais le titre de Khoutaa paraît être à interpréter, plus simplement ; « Celui qui accomplit (qui r^/^/'orf/^iV en action) les paroles de son dieu, qu'il aime, chaque jour »; et sur le cylindre de Noutirkha,

de même : « Celui qui accomplit les paroles de Sa Majesté, chaque jour ». C'est le même titre encore qui appartient au propriétaire d'un des rares cylindres qu'on possède de l'Horus Khaba; nous reproduisons ci-contre ce fragment d'empreinte' pour l'analogie qu'elle présente avec celle du

1. Pétrie, History I (1899), p. 23 (cyl. de la coll. F. Pétrie). On ne connaît d'autre monument de l'Horus Khaba qu'un fragment d'empreinte de cylindre, avec le cartouche d'Horus, trouvé par Quibell {Hierakonpolis II, LXX, l),et l'on conçoit que dans ces conditions le roi soit difficile à classer. Cependant, l'analogie du cylindre Pétrie avec le cylindre de Noutirkha Mahasna X 14 semble bien correspondre à un voisinage réel, et la présence du titre Horus d'Or, chez Khaba, est un signe de modernisme relatif, de meinphitisme : on sait que Noutirkha

lui-même n'est encore jamais que P^ ou ç^^^;^. On serait tenté, d'après

cela, et s'il n'était imprudent de baser une induction sur des circonstances de cet ordre, connues encore en trop petit nombre, de placer Khaba entre Noutirkha-Zosir et Snofrou.

cylindre de Noutirkha. En complétant à la partie infé-

O rieure, en «^37, le titre mutilé, on obtient la rédaction complète : « Celui qui fait ce que dit l'Horus d'Or, l'Horus Khaba, chaque jour ». Remarquer aussi l'analogie du titre du fonctionnaire de Noutirkha avec celui qu'on trouve sur

un cylindre de Khasekhmoui (/^ni, XXIII, 198) : c.jjj^ "^-^

@ a « le préposé [ri] aux royales [sotep sa) cérémonies de sa [sa khit) ». Un fonctionnaire de la IV® dynastie est

revêtu, de même, de la fonction de |' q ^jjjj^ "^^^ \ ,,^^ O v:^-7 « celui qui procède au sotep sa pour le roi, chaque

jour' ».

Sur cette pi. XXVI sont réunies un certain nombre d'empreintes de cylindres provenant des tombes secondaires K3, K4, K5 qui avoisinent la grande tombe K, d'où ont été extraites toutes les empreintes au nom de Noutirkha que nous venons de voir, et la grande tombe K^ ^I^i a fourni celles de Sanakht dont nous parlerons plus loin.

K3 1 est le seul débris d'empreinte sorti de la tombe K3 qui porte encore un nom royal. On y reconnaît le cartouche d'Horus de Noutirkha.

Le cartouche d'Horus de Noutirkha, plusieurs fois répété, avec intercalation de plusieurs groupes hiéroglyphiques très endommagés.

Débris du cartouche d'Horus de Noutirkha. — Un des cylindres suivants, K-, 7, est certainement de la même époque, mais nous en remettons la lecture au chapitre suivant, pour nous conformer à notre règle de ne nous servir, pour les premières comparaison, que d'inscription datées.

1 . Texte et bibliographie daus Selbe, Urkunden d. alteii Jîeichs, I, p. 11.

Ile ET Itl" DYNASTIES ÉGYPTIENNES

i I on :^

Entre les cartouches de Noutirkha, respectivement : une figure de déesse avec le sceptre, comme dans plusieurs des inscriptions de cylindres (Noutirkha, Perabsen, Khasekhmoui) dont nous avons parlé plus haut à propos du cylindre de Noutirkha K,, IX, 4; sous un titre détruit, un groupe signifiant «... nomes occidentaux (?) » et qui figurait également, à ce qu'il semble, au cylindre K,, IX, 6 vu

précédemment ; à droite, enfin, le titre ^ ]| « chef des suivants ». Sethe remarque [Mahasna, p. 27) que ce titre a déjà été rencontré plusieurs fois sous la III'' dynastie,

notamment sur un monument du Louvre', écrit i \ Ç|, et

sur le monument de Berlin 15302-03, écrit ÎHH^; dans les deux cas, il est suivi du mot ^ ^^==^ .

Résumé des §§ 1 et II.

Un seul monument au nom de l'Horus Noutirkha, son bas-relief du ouady Magharah, nous reste à voir encore. Avant de nous en occuper, nous nous attacherons à bien dégager les relations qui unissent les inscriptions de Noutirkha tant avec celles de la période memphite qu'avec celles des rois d^Abydos dont les cylindres se sont présentés à nous au cours de la précédente analyse. Celle-ci peut se résumer en disant qu'il existe un groupe de quatre rois, Noutirkha, Khasekhmoui, Perabsen et Sekhemab, dont les monuments définissent nettement une époque et sont sensiblement plus apparentés avec ceux du début de

1. Louvre B,l ; c'est une paroi du tombeau de Khoutaa que nous décrirons au chap. suivant.

MONUMENTS ROYAUX DATÉS 9o

la période memphite que ceux des autres Horus thinites. Les principaux des faits précédemment rencontrés et sur lesquels cette conclusion est basée, peuvent être groupés de la manière suivante.

I. Parenté dans V intérieur du groupe Noutirkha-Khasekhmoui-Perabsen-Sekhemab^ à V exclusion des autres Thinites :

Analogie de disposition du protocole royal, le nom d'Horus sans cartouche précédé des titres royaux, sur des cylindres de Noutirkha, Khasekhmoui et Perabsen (à propos de VIII, 1 de Noutirkha).

Présence d'une figure divine, avec ou sans légende, dans des inscriptions de Noutirkha, Khasekhmoui et Perabsen (à propos de IX, 4 de Noutirkha).

Grande analogie de composition des cylindres de vignobles de Noutirkha, Khasekhmoui et Perabsen (à propos de IX, 4 de Noutirkha).

Présence de l'expression % ,^^" sur des cylindres de Noutirkha, Khasekhmoui, Perabsen et Sekhemab (à propos de IX, 5b de Noutirkha) ; les seules inscriptions où le groupe se rencontre par ailleurs appartiennent à l'Horus

Hotepsekhmoui. Quant au signe *§ , il figure dans des titres du début de la période memphite.

Analogies de rédaction de plusieurs cylindres de Kha-

sekhmoui et Sekhemab, avec É /I\ ^ *^- v » de Perabsen et

Sekhemab, avec % k-TJ { (à propos de IX, 5b de Noutirkha). Khasekhmoui et Sekhemab sont, jusqu'à présent, les seuls Thinites dont les monuments aient fourni le

titre ^ /j\ .

Analogie de disposition décorative entre le montant de porte de Khasekhmoui (Hierakonpolis) et les montants de la porte intérieure de la pyramide de Noutirkha (Saqqarah).

Identité absolue de rédaction d'un cylindre de Kha-

96 lie ET III« DYNASTIES ÉGYPTIENNES

sekhmoui et d'un cylindre de Noutirkha (à propos de IX, 5 /; de Noutirkha).

Présence de deux cylindres presqu'identiques de la reine Nemathapi dans des tombeaux du temps de Khasekhmoui et du temps de Noutirkha (à propos de X, 7 de Noutirkha).

Ces derniers faits montrent que dans l'intérieur du groupe des quatre rois, Khasekhmoui et Noutirkha sont unis par des liens d'affinité particulièrement étroite.

II. Relations du groupe avec le début de la période meniphite, à V exclusion des autres Thinites :

Présence du titre ^^ ^ sur plusieurs cylindres de Noutirkha (VIII, 1, 2). »

Présence du titre X /j\ sur plusieurs cylindres de Khasekhmoui et Sekhemab (à propos de IX, 5 ^ de Noutirkha).

Caractère meniphite des cylinàr es VIII, 1 et surtout VIII, 2 de Noutirkha. =

Présence de "^ , signe memphite , dans l'expression

des cylindres du groupe qui nous occupe (à propos de IX, 5 è de Noutirkha). Remarquer, cependant, que

le titre memphite 1 (J^ se rencontre déjà au temps de l'Horus Semerkha (tableau du ouady Magharah décrit plus loin, même chap., § IV). /L 1 © i

L'absence des éléments caractéristiques ^^^ o, ^ /i\ et *§

sur les cylindres étrangers au groupe des quatre rois, montre que ce groupe est particulièrement rapproché de l'époque memphite ; il est donc intermédiaire entre la série des autres rois thinites, qui le précèdent, et le début de la période memphite.

III. Relations du groupe avec les autres Thinites, qui d'après ce qu'on vient de dire sont antérieurs :

Mention générale du vignoble sacré sur des cylindres de Zet, Den, Azab, Semerkha, Qa, Hotepsekhmoui, Perabsen, Khasekhmoui et Noutirkha. Les titres duchef du viofnoble

MONUMENTS HUYAUX DATÉS 97

sont )es mêmes, à peu de chose près, chez tous ces rois (à propos de IX, 4 de Noutirkha).

Mention de l'édifice ou service breuses inscriptions de Qa, Azab, Ranib, ainsi que sur des cylindres

dans de nom- Semerklia et de Khasekhmoui et de Noutirkha (à propos de IX, 6 de Noutirkha).

11 nous reste à rappeler, enfin, les analogies de la pyramide à degrés de Saqqarah, sépulture de Noutirkha, dont l'existence seule est un caractère de memphitisme de la plus haute importance, mais dont l'inscription principale, comme nous avons vu (ci-avant, même chap-, § I), a pour analogue une inscription de l'Horus Den : rien, mieux que cette double relation, ne saurait exprimer la situation du groupe dont Noutirkha fait partie, entre la période memphite et une période thinite plus ancienne.

Nous n'avons d'ailleurs étudié, à propos des cylindres de Noutirkha, qu'un petit nombre de ceux des rois apparentés, Khasekhmoui, Perabsen, Sekhemab. Avant d aller plus loin, nous procéderons à l'examen méthodique de toutes les inscriptions de ces derniers souverains, et nous y trouverons de nouvelles indications sur les relations historiques du groupe qu'ils forment avec Noutirkha et dont nous venons de montrer l'existence et les caractères.

Les inscriptions de Khasekhmoui, Perabsen et Sekhemab. A.. — Khasekhmoui.

Les monuments de PHorus-Sit | / Khasekhmoui comprennent, outre les nombreuses empreintes de cylindres trouvées à Abydos, un grand montant de porte en pierre d'Hierakonpolis et un autre fragment en pierre de même provenance. Dans le grand édifice de la nécropole thinite d'Abydos qu'on appelle le tombeau de Khasekhmoui, Amé-

Ile ET ll|e DYNASTIES ÉGYPTIENNES

lineau trouva tout d'abord des empreintes de cylindres qui furent publiées dans le t. II des Recherches sur les Origines de Morgan et plus tard, en 1902, dans le t. II des Nouvelles fouilles cVAbydos-, dans l'intervalle, les fouilles de Pétrie avaient eu lieu et Ton avait retrouvé dans le même tombeau, sur d'autres bouchons, parmi beaucoup d'empreintes nouvelles, celles même qu'Amélineau avait mises au jour (toutes celles d'Amélineau, à l'exception d'une empreinte inédite que nous donnons plus loin); le tout avait été publié dès 1901, dans le t. II des Royal tombs. Nous ne pouvons mieux faire, pour l'étude des cylindres, que de suivre l'ordre de cette dernière publication ; nous donnerons la bibliographie complète des inscriptions toutes les fois qu'il y aura lieu, et passerons sous silence, comme nous l'avons fait pour les cylindres de Bêt-Khallaf, tous ceux qui ne sont pas explicitement datés par un nom royal.

Gomme ceux de Noutirkha, les cylindres au nom de Khasekhmoui sont tous des sceaux d'office, sans nom propre de fonctionnaire.

Les n°^ d'ordre employés ci-après sont ceux que portent les cylindres dans Pétrie, Royal tombs, II, pi. XXIII et

Le cartouche d'Horiis-Sit se présente ici sous la forme que nous appellerons, pour abréger, sa forme complète. Chez ce souverain, le nom inscrit dans le cartouche rectangulaire surmonté des animaux divins se présente tantôt sous la forme simple Khasekhmoui « Lever des Deux Sceptres », tantôt sous la forme que nous avons sous les yeux, Khasekhmoui Noutiroui (?) hotep am (?) f « Khasekhmoui, en qui sont réunies les Deux Divinités ». Le nom

complémentaire -^ -^ ^ ji^^,^ n'est autre chose, comme on sait, que le nom royal de l'Horus-Sit Khasekhmoui' ; nous verrons tout à l'heure le nom royal de l'Horus Sekhemab se présenter dans des conditions tout à fait analogues-, et l'on a signalé à plusieurs reprises qu'il en est de même pour l'Horus Narou, roi Mer, précédemment appelé l'Horus Narmer '. On sait aussi, d'ailleurs, que cette manière de présenter le nom d'Horus et le nom royal réunis dans le cartouche rectangulaire n'est pas particulière à la période thinite ; elle s'observe à l'époque memphite, notamment, chez Khafri, Nousirri, Miriri Papi et Nofirkari Papi*.

Notre cylindre 191 [fournit donc la rédaction complète du cartouche rectangulaire, avec nom d'Horus et nom royal. Dans la colonne voisine, désignation de services royaux dont les noms, d'après le cylindre 192 que nous verrons dans un instant^ doivent être lus de la manière suivante :

« service rouge de la maison royale » et « vignoble de Double de la maison royale ». Nous connaissons bien ce vignoble sacré. Quant au service rouge de la maison royale,

ferait-il pendant au ^erf'iceô/ûtnc, J , par parallélisme théorique avec les couleurs des deux couronnes? L'explica-

1. Montré par Sothe, Beitrage etc., p. 37, avec, à l'appui, plusieurs exemples de cartouches d'Horus des rois de la période memphite rédigés de même avec le nom royal apposé au nom d'Horus.

2. Même chap., même § III, C; cf. Weill, Notes etc., II, Perahsen et Sekhemah etc., dans Rec. de travaux, XXIX (1907), p. 29-33.

3. Naville, Rec. de travaux, XXIV, p. 114, et Weill, Notes etc., 111, L^Horus Narou, roi Mer, dans Rec, de travaux, il>., p. 33-3i.

4. Voir Setlie, lue. cit., et plus complètement Weill, /oc. cit. (u. 2 ciavaut).

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